Rétro # 11

J’ai replongé dans l’actualité et passe directement de la rétro 8 à 11 (mais rien ne change au fond)

Sarko à L’UMP, Marion au FN : au secours fuyons !

Les politiques de tous poils dépassés par des querelles intestines, déplacés dans leurs propos et dans leur exercice du pouvoir.

Inscription dans une salle de sport. Dire que j’aurais attendu 39 ans pour faire ça.

A cette heure plus de 7000 morts causées par Ebola.

En France des inondations qui font froid dans le dos. Et l’environnement grande cause nationale en 2015 : morte de rire !!!

Moubarak blanc comme neige.

Un temps clément qui m’aura accompagnée jusqu’au bout et m’aura permis de faire une longue marche tous les jours.

Valérie, arrête tes conneries et rentre à Paris !

Nabila ou comment la « TV réalité m’a tuée »

Ferguson et le Black Friday, ou comment mélanger les genres et les sujets.

La difficulté à cuisiner tous les jours, des choses différentes pour ne pas me lasser, alors que la cuisine est tout sauf mon kiff.

La lecture inspirante et bouleversante de « Prendre soin de l’enfant intérieur » de Thich Nhat Hanh, que je recommande à tout le monde.

Achat de livres, pyjama, pulls pour le Namoureux, vernis… suis sur la paille avant que ce ne soit Noël.

Réception réjouissante de nos faire parts. Si l’idée de mariage a pris corps depuis fort longtemps, avec les faire parts j’ai le sentiment d’entrer dans une nouvelle dimension.

Une séance déroutante chez l’acupresseuse, les résultats de l’endométriose (enfin un truc que je n’ai pas), une herpès labial géant dont j’ai cru ne jamais me remettre.

Le temps, ce temps si précieux derrière lequel j’ai toujours l’impression de courir et qui me manque souvent. Je l’ai savouré, étiré, je me suis consacrée à la lecture, à l’écriture, au sport, à moi.

Des rencontres, des séparations, des espoirs, des confidences, des renoncements.

 

 

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La liste (de mes culpabilités)

Être en arrêt de travail, tandis que mon Namoureux, mes collègues et une bonne partie du monde travaille.

Avoir mangé une poignée de baies de goji alors que je n’avais pas faim.

Avoir ces derniers jours procédé à un ensemble de dépenses inconsidérées, alors que je n’ai pas les moyens et que je me marie dans… incessamment sous peu (et que je dois refaire ma couleur).

De me vautrer devant des séries (de merde) alors que j’ai plusieurs livres sur le feu.

Ne pas être la Namoureuse, la fille, l’amie, la collègue, la femme, que j’aimerais VRAIMENT incarner.

Être irritée par tout et à peu près tout le monde. Être touchée par tout et à peu près tout le monde.

Ne pas avoir réussi à quitter mon travail.

Être épuisée tout le temps, même lorsque je ne fais rien.

Ne voir le verre qu’à moitié vide…

Paris, octobre 2014, in da street

Madame

J’ai toujours éprouvé pour votre parcours personnel, vos engagements politiques une fascination.

Votre histoire, celle de votre famille m’a bouleversée.

J’ai frissonné tant de fois en vous écoutant, admirative de votre intelligence, de votre puissance, de votre force de conviction. J’ai pleuré en regardant les reportages qui vous étaient dédiés et je ne doute pas que ce soir encore, en regardant le film qui retrace votre combat pour faire adopter la loi sur l’IVG, je serai touchée en plein cœur.

Vous êtes cette figure emblématique qui fédère, au delà des couleurs politiques, une femme qui impose le respect.

Combien de femmes sauvées grâce à ce texte de loi, combien d’entre elles, enfin, ont pu choisir leur destinée. Jusque là les hommes seuls décidaient des lois concernant les femmes. Grâce à vous, en France, les choses ont changé.

Certes, ce droit, cette lutte, sont aujourd’hui remis en cause, ça et là, mais vos positions sur la question, votre humilité aussi, ne font pas oublier qu’en tant que femme j’ai certes des droits mais aussi d’innombrables combats à mener, encore. Pour les femmes et globalement pour tous les Hommes.

Votre posture dit la rigueur, le travail acharné, la détermination, quand vos yeux disent la peine, la douceur, le doute peut être.

Madame Veil, vous êtes de ces femmes que l’on a envie de serrer fort contre son cœur et auxquelles on a envie de dire un grand MERCI.

Ici et maintenant

Tous les jours, recommencer l’aventure du repas : cuisiner, choisir des couleurs différentes, mâcher longuement, poser les couverts le plus souvent possible, prendre les repas dans un cadre paisible, se rendre chez le primeur plutôt qu’en grande surface pour choisir des produits plus gouteux (et donc onéreux). Respirer longuement dès que le besoin de manger se fait sentir en dehors des repas. Lutter mais paisiblement (l’hyperphagie n’est pas une fatalité m’a t on répété !)

Un signe d’amitié, d’une personne inattendue. Je prends ce cadeau et savoure.

Une visite chez l’acupresseuse et tout de suite après mes oreilles qui se bouchent, comme si certaines vérités ne pouvaient plus être entendues.

Les balades matutinales, devenues indispensables. J’aime cette connexion à ma nature (à mes montagnes Pierre ;). Mes racines, ce qui reste tangible quand tout tangue à l’intérieur. Je ressens un vrai bien être après ma marche rapide du matin, après avoir contemplé les couleurs, écouté les oiseaux, avoir ressenti ce que j’appellerai pompeusement une communion. Comment ferai-je lorsque j’aurais repris le travail….?

Un RDV avec le médecin du travail. Une femme merveilleuse, non pas parce qu’elle conforte mon ressenti mais parce qu’elle prend le temps, écoute, argumente, rassure, donne des pistes. Conflit éthique. C’est ainsi qu’elle qualifie ce que je ressens aujourd’hui par rapport à mon travail. Et elle a raison.

Nos faire parts sont commandés. Fidèles à ce que nous voulions : de l’onirisme, de l’enfance, de la douceur. Restent les vins, la décoration et last but not least, la cérémonie laïque.

Noël approche et avec cette fête ses traditionnelles irritations. Une fête que je n’aimais pas à la base et qui aujourd’hui me revient comme un boomerang dans la face…

Prendre chaque journée séparément et avancer. Un peu…

Revenir (de loin)

Je suis revenue comme j’étais partie.

Sous un ciel clair, le soleil me chauffant les joues à travers les vitres de la voiture.

J’ai serré fort contre moi mes ami-es de cure, la larme à l’œil et pourtant chargée de nouvelles choses.

Il faudrait que ma nouvelle vie commence ici.

Last steps

Je suis partie pour 4 semaines, qui se sont transformées en 6 puis 8 et enfin je quitterai la clinique qui fait perdre des kilos, au bout de 11 semaines.

En venant ici, dans la ville où je suis née, je m’attendais à un nouveau départ. Une renaissance. Mais on ne repart jamais vraiment. On continue différemment.

J’ai perdu peu de poids mais pris du muscle, mon corps a changé. Je me suis aérée, j’ai fait du sport, mangé moins et mieux. Je me suis remise à dormir correctement, je n’ai plus eu de maux de ventre, plus de migraines, plus de stress, plus de crises d’angoisse, plus d’eczéma.

Il m’a semblé revivre au milieu d’autres que moi habités par la même maladie, les mêmes troubles. Car oui, je peux l’écrire l’hyperphagie est une maladie, la compulsion alimentaire une addiction qui balaie beaucoup de choses sur son passage : confiance, image de soi…

J’ai appris sur moi, grâce aux autres, grâce à de formidables professionnels, patients, parfois rentre dedans mais toujours à l’écoute. J’ai retrouvé du sens, une place que je ne m’accordais pas, on a pris soin de moi.

J’ai compris à quel point les autres avec un grand A peuplent ma vie. Au boulot, à la maison… Mais je m’étais désertée, à bout de force. Éreintée par les FIV, des préoccupations professionnelles, des bobos à répétition, des deuils.

J’ai compris à quel point j’aime mon métier, à quel point accompagner l’autre m’a fait grandir, donné une identité professionnelle et renforcé des qualités personnelles. Mais je ne peux plus l’exercer aujourd’hui.

J’ai compris le fonctionnement de ma famille, conscientisé des choix, mis des mots sur mon besoin de manger. Je me suis enfin avoué que je suis dépressive et que j’ai besoin d’aide.

Tous ensemble, nous avons ri, beaucoup pleuré, avancé d’une manière ou d’une autre, dans la douleur ou pas. Le groupe nous a permis de murir individuellement.

Pour toutes ces raisons, je ne regrette rien même si je sais que le plus dur reste à faire. A partir de la semaine prochaine, je reprends ma vie où je l’avais laissée.

A quelques petites choses près…

Magnifiques

Les couleurs dorées qui viennent faire scintiller la foret

Les tapis de feuilles qui crissent sous la chaussure

Le bruit du vent, le chant des oiseaux, le craquement des branches

La pluie qui vient battre les volets et bercer la nuit

Le sentiment fugace et néanmoins infini de sérénité et de paix intérieure

The Liebster Award

Liebster Award !

Miss Infertility, la coquine, m’a taguée 😉

Je me prête donc au jeu (un brin difficile quand même) des questions.

Je laisse prendre la relève à qui veut bien jouer !

 

Petit rappel pour celles/ceux qui découvriraient le concept :

1. Révéler 11 anecdotes sur soi

2. Répondre aux 11 questions posées par la personne qui t’a taguée. (ou plus si tu as été taguée plusieurs fois)

3. Créer 11 questions destinées aux 11 personnes que tu vas taguer à ton tour en mettant le lien de leur blog dans ton article 

4. Et prévenir les nominés, sans taguer la personne qui vient de te désigner !

 

Les anecdotes sur moi :

Je suis une immense consommatrice de chocolat

J’ai tout raté deux fois : Bac, permis….

Je change d’avis comme de chemise (ou presque) mais ne fait pas exprès

J’ai un faible pour les hommes à barbe

Je pleure devant les dessins animés

J’aime la confiture de fraises

Je suis dingue des voitures

Je vais me marier en longue robe couleur lin

J’aime les gros, voire très gros bijoux

Je suis de gauche (oui ça existe encore) même si cela ne veut plus rien dire

Je rêve de me rendre au Japon

 

Les questions de la Miss :

1- Qu’aimerais-tu faire de plus fou si tout était possible ? La paix dans le Monde, la fin du cancer et du SIDA, sauver les espèces en voie de disparition dans le monde, stopper la déforestation, libérer les jeunes nigérianes enlevées et mariées de force, ne plus avoir à travailler…. 😉

2- Quel est ton dessert préféré ? Il y en a tellement, auxquels je n’ai plus le droit aujourd’hui. En ce moment, j’ai très envie d’éclair au chocolat

3- Où aimerais-tu vivre ? Je suis très bien là où je suis actuellement. Mais dans l’idéal, une petite maison à la campagne avec jardin et vue sur les montagnes me parait parfait. Le Canada pourrait être cet endroit idéal je pense.

4- Es-tu plutôt fêtarde ou casanière ? Casanière ascendante modeste fêtarde 😉

5- Que préfères-tu chez toi ? Physiquement mes yeux bleus. Pour le reste, ma fidélité.

6- Comment as-tu rencontré ton homme ? Grâce à nos blogs respectifs

7- As tu un pire souvenir en PMA ? L’anesthésiste qui ne trouve pas de veine mais ne veut pas changer de bras parce que sinon, cela suppose de changer le matériel de place plus le médecin : trop compliqué.

8- As-tu un bon souvenir en PMA ? La douceur de l’infirmière en salle de réveil

9- Fais-tu du sport ? Marche et depuis peu natation et musculation

10- Quel style de musique écoutes-tu ? Tous les styles de musique avec une prédilection rap / rock

11- As tu aimé répondre à ce questionnaire 😉 ? OUIIIIII