Le plan

Je me demande souvent ce que la vie a comme plan pour moi.

Il y a dans mon histoire, comme dans celle de millions d’autres personnes, des pics d’infinis bonheurs, « la chance » et ces descentes aux enfers, indescriptibles qui me laissent souvent sur le carreau.

Je suis une abonnée à la saudade. Ce terme portugais me colle si parfaitement à la peau. Je suis aussi une familière de la mélancolie, déprimes et dépression ont laissé quelques traces sur mon chemin.

Pourtant, je ne cesse de regarder ma chance. Celle d’avoir rencontré des personnes formidables, parmi lesquelles celles qui m’ont élevée, d’avoir eu des ami-es précieux, des professionnels de tous ordres qui m’ont aiguillée, fait avancer ; d’avoir un quotidien doux malgré tout.

La crise de la 40 aine dit-on…. Mais il me semble que mon parcours est jalonné de crises. Je suis une criseuse professionnelle.

Alors quoi ? Quelle est cette nouvelle vague. Celle qui dit qu’il n’y a plus de sens, plus de substance, plus de matière… de joie ?

La ou les réponses, sans nul doute, sont en moi.

Mais je ne les trouve pas…

 

Je travaille dans un quartier…

Sont jetés par les fenêtres, de la nourriture, des vêtements, des chaussures, des seaux d’eaux sales, parfois des meubles.

Les trottoirs sont jonchés de crachats (de toutes les tailles  !).

On ne marque pas les stops, les feux rouges de temps à autre seulement, on fonce de temps en temps sur les piétons pour leur faire peur, on fait la course à moto sur les grandes rues, on se poste devant les voitures aux feux verts en moto et on les empêche d’avancer. Dans ces circonstances, ne surtout pas klaxonner, vitupérer, sinon on te course et on peut potentiellement (selon qu’on est nombreux ou pas) venir taper sur les portières de ta voiture (en prime, tu as aussi le droit d’être insulté).

On ne s’appelle pas, on se hurle dessus à grand renfort de noms d’oiseaux.

Les traces d’humanité résonnent dans les rires des enfants et scintillent dans leurs yeux…

 

Liebster Award

Je suis nominée !!!!! Par le charmant Coquille Vide

Merciiiiiiii

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  1. Penses-tu que le monde tel qu’on le connait va fondamentalement changer dans les prochaines années ? (guerre, maladies, évolution des technologies …) Oui ! Le monde ne cesse de changer, il va vite, la technologie, le pouvoir de l’argent…. laissent de plus en plus de personnes de côté et maltraitent notre planète magnifique.
  2. Qu’es-tu prête à sacrifier dans ta vie quotidienne pour limiter ton impact sur la planète ? Je trie, je mange moins de viande, je suis plus regardante sur les produits que j’utilise au quotidien, sur mes achats de manière globale.
  3. Est-ce que tu écris sur ton blog pour te faire connaître ou est-ce juste un moyen de partager tes idées avec d’autres personnes ? J’écris pour moi, pour partager avec une communauté d’âmes. Je n’ai aucune autre velléités.
  4. Est-ce que tu assumes tes goûts musicaux devant un groupe de personnes qui écoutent un style complètement différent ? J’assume tout ! J’avoue néanmoins que cela m’est assez rarement arrivé (à la différence de mes idées politiques).
  5. Es-tu matérialiste ? Oui. J’aime le confort, un certain confort en tout cas. En ce sens oui.
  6. Le temps qui passe et la mort sont-ils des choses qui te font peur ? Oui, qui sont sources d’angoisse d’ailleurs.
  7. Comment vivrais-tu au quotidien si tu n’avais ni smartphone, ni ordinateur, ni internet, ni télé ? Les premières semaines seraient difficiles sans doute mais il me reste la lecture, l’écriture, le monde….
  8. Combien de doigts utilises-tu pour taper au clavier ? (the geek question) 2 docteur
  9. Es-tu plutôt économe ou dépensier(e) ? Il te reste quel pourcentage de salaire sur ton compte à la fin du mois ? Je suis dyscalculique très cher. Je ne sais pas calculer en pourcentage mais je ne suis pas à découvert 😉
  10. As-tu des TOCs ou des petites habitudes au quotidien dont tu n’arrives plus à te débarrasser ? Il faut demander à mon Népou 😉
  11. Préfères-tu vivre à la campagne ou à la ville ? J’aime infiniment ma campagne, je ne sais pas vivre sans elle….

Qui veut répondre à ces questions qui déchirent est le-la bienvenu-e !

Théorie de file

J’aime les expérimentations extrêmes.

Aussi, pour toi cher lecteur, j’ai expérimenté la théorie de la file d’attente.

J’ai sondé la longueur de la file, l’âge moyen des conducteurs de caddies, l’âge de la caissière, sa dextérité à passer les articles, sa capacité potentielle à ne pas se laisser distraire (j’ai le flair de la distraction), le nombre d’enfants aussi, car soyons clairs ils ralentissent grandement tout le processus.

Bref tout était réuni mais vraiment tout.
Bah nan !

J’ai passé une plombe à cette p*****g de caisse et les autres, TOUTES LES AUTRES, avançaient plus vite que la mienne !!!!!

Moi présidente, je supprime les files d’attente !

Février (il faut tenir jusqu’en mai)

Trachéite, fièvre et nez qui coule / Fissure dans le parc-brise, comme une allégorie de mon quotidien / « C’est un passage, comme une turbulence, il faut tenir jusqu’en mai » (glurps) / Décider de se remettre en recherche d’emploi / Décider de se remettre en recherche de formation / 5 ans sans toi et un trou béant dans mon cœur /  Puiser loin dans mes ressources (intérieures) / Ma journée « requinquage » avec ma MF, formidable coache / Le doute, si  puissant qu’il creuse des sillons / Aimer tous les jours davantage ma maison / Les mots qui ne sortent pas (bordel de merde) / Ma sweety  a un amoureux (achevez moiiiii) / Les 25 ans de mon blond (re-achevez moi) / Trouver MA formation pour le mois de juin / La lecture attentive de « Ta deuxième commence quand tu comprends que tu n’en n’as qu’une » / François F., Riri Fifi et Loulou (ou comment dégouter le citoyen lambda de la politique) / Donald (trop c’est trop) / Un mal de gorge persistant (ou comment ton corps te fait comprendre que tu ne digères pas !) / L’open space m’a tuée / Mon père qui se fait dépouillé par un f*****g connard / Le viol comme pratique policière et tout un pan de société qui se soulève, à juste titre / Avoir envie de m’échapper (loin)/ L’anniversaire de ma Môman, la sentir se faner / Réagir, trop, agir trop peu et le déplorer / Avoir envie que ça s’arrête et le dire / Marie l’esthéticienne, une fée parmi les fées, qui m’a fait me sentir bêlllle / Pressentir qu’il faudra tenir jusqu’en juillet / Des fiches de poste qui n’arrivent jamais / Prendre RDV pour se faire arracher des dents et avoir des envies de meurtre à l’encontre de ce connard d’ancien dentiste / Le Spritz du Saint Vincent (à se taper le cul parterre) / Ma sweety a 16 ans (putain tu avais 2 ans hier !!!!!) / Le livre « la Seulitude » / Quelques jours de congés comme une libération / Les retards des trains, être si habituée, ne même plus s’en offusquer / La place que prend le travail, pendant les vacances. Détester ça / Le rire des enfants, les câlins des enfants et le vide intérieur / Le repas de famille avec du poulet antillais dedans (à se taper le cul parterre) /  Avoir envie de rester sous la couette pour faire taire les bruits…

Le Livre

J’ai lu le livre, pris des notes, mis en application certains « exercices », pour moi, pour les personnes que j’accompagne.

Au départ, je ne lui donnais pas vraiment de crédit. Je trouve que l’écriture n’est pas harmonieuse, elle n’a aucune musique à mes yeux. Certains conseils font partie de la boite à outils du formateur, du coach, de l’accompagnateur. Ils sont connus comme Hérode.

Et pourtant, il creuse son sillon.

Le sillon qui dit « tu te gâches, vas faire autre chose, la vie est courte ».

Car oui la vie est courte et une fois encore, je me suis engagée dans un mur professionnel. Un mur, que dis-je, la muraille de Chine.

Oui, j’ai ce don pour me foutre dans des murs professionnels. A la différence près que ce que je pouvais supporter il y a trois ans encore, me devient insupportable à ce jour.

Je veux autre chose. Je mérite autre chose.

Je ne veux plus éteindre des incendies, me faire incendier (je suis décidément trop drôle !) par des responsables de service hautains et méprisants (c’est un peu pareils au fond…), qui souvent ne savent pas ce qu’ils veulent. Je veux des relations saines et douces, constructives, professionnelles. Je veux apprendre, m’enrichir. Je n’en peux plus de ce temps de travail hyper tendu, en permanence du fait d’absents que l’on ne remplace jamais.

Je ne veux plus faire 40 heures par semaine, assister à des réunions sans ordre du jour qui ne commencent et ne se terminent jamais à l’heure, je veux des commandes claires et réalisables. Tout simplement.

Je mérite de me lever le matin en me disant que je vais surkiffer ma journée, que je vais transmettre, recevoir, construire positivement. Je veux me sentir vivante, juste ça.

Le livre invite à réfléchir et à construire. L’auteur pousse à la réflexion sur sa mission « qu’est ce que je veux pour moi ».

Je le sais tellement et j’en suis si loin….

ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu-n-en-as-qu-une

S’accueillir

Emprunté à la belle et inspirante Mlle Bulle (que je remercie !)
Je me pardonne … 
– D’avoir délaissé mon corps et de lui avoir fait subir souffrances et humiliations.
– De n’avoir pas assez su dire non.
– De m’être laissée dénigrer par les miens, de ne pas m’être suffisamment reconnue et d’avoir laissé le champ libre à certaines personnes pour me piétiner.
– De n’avoir pas pris la parole pour faire entendre ma voix et mon opinion.
– De m’être oubliée trop souvent et d’avoir fait passer certains autres avant moi.
– D’être méprisante parfois, lorsque je ne me sens pas considérée à ma juste valeur.
– De ne pas avoir la famille dont j’ai toujours rêvé…
– D’abandonner trop vite dans certaines circonstances, de ne pas être plus tenace, voire pugnace. Parce-que je n’ai pas confiance, parce que je ne me sens pas capable, parce-que je n’ai plus l’énergie, l’envie, le désir.
Je me félicite … 
– De mon chemin professionnel. Difficile mais qui correspond à ce que je souhaitais lorsque j’étais jeune.
– De commencer à surmonter mon immense peine, la douleur abyssale de ne pas avoir un enfant.
– De me réconcilier petit à petit avec moi, de devenir mon amie.
– D’accepter mon corps tel qu’il est, de reconnaitre que toutes ces années, il m’a portée envers et contre tout (et tous !).
– D’avoir fait de mon mariage le plus beau moment de ma vie, lorsque nos parents étaient encore tous avec nous.
– De savoir dire « je t’aime, je t’apprécie, tu es mon ami-e, tu me manques »….
– D’apprendre à me mettre au cœur de ma vie, de m’écouter, de considérer mes besoins et envies.
– D’accompagner avec énergie et passion les personnes que j’ai la mission de soutenir.
– De tenter de parler vrai, avec le cœur et de savoir me taire lorsque je ne suis pas en accord.

Ma vie de conductrice

Jeune conductrice

Je suis tombée en panne avec l’antique voiture de mes parents. Sur un dos d’âne. Impossible de redémarrer le paquebot, que j’ai noyé (c’était la bonne vieille époque des starters). Je me suis donc mise à pleurer…jusqu’à ce qu’un charmant monsieur vienne nous sauver (le paquebot et moi). Je crois que je lui aurais sauté au cou… Je ne sais plus très bien ce qu’il m’a dit mais cela ne m’est plus jamais arrivé avec l’engin.

A 19 ans, je suis allée rejoindre une amie à Nice. J’étais tellement flippée que je me suis arrêtée toutes les heures (longtemps), j’ai mis quelque chose comme 6 heures pour m’y rendre. Une chance que je n’ai pas eu de portable à l’époque, ma mère aurait eu une attaque !

J’ai roulé plusieurs kilomètres avec le frein à main. Jusqu’à ce qu’une dame me fasse des gestes désespérés à un feu, que j’ai mis un certain temps à comprendre….

J’ai roulé un peu vite (mais rien qu’un peu) et j’ai ripé le rétro d’un véhicule… lequel m’a coursée. Une des peurs de ma vie (car évidemment, j’ai eu trop peur de m’arrêter).

Plus expérimentée

Je me suis fait emboutir par un camion. Une autre peur de ma vie. Plus de casse que de mal mais des cauchemars et un épisode qui m’a plongée dans une immense mélancolie.

J’ai coursé jusqu’à chez lui un jeune qui m’a fait une queue de poisson. J’ai ouvert ma fenêtre et je l’ai pourri (c’est un brin pitoyable, je dois le reconnaître).

J’ai crevé 3 fois et à chaque fois suis rentrée chez moi pour être sauvée par mon pôpa (on ne rit pas au fond !).

J’ai garé ma voiture sur le parking de mon garagiste et elle est partie sans moi (la voiture). Les ouvriers étaient dehors et évidemment ont ri comme des baleines lorsqu’ils m’ont vu courir après mon véhicule magique. Depuis, je suis presque leur mascotte 😉

J’ai changé de voiture tous les 2 ans (et crevé mon PEL) .Des blanches, noires, grises et jaunes. Mes préférées étant Noiraude et Koquette. J’ai acheté une voiture qui parle, que j’ai gardée quelques mois car incapable de la payer, une belle leçon de vie (et d’humilité) !

J’ai attendu, raccompagné, injurié, chanté, visité, pleuré, ri aux larmes, briqué, pomponnée… Dans les véhicules de ma vie.