Porto # 2 en images

 

DSC09553DSC09556DSC09580DSC09583DSC09615DSC09645DSC09650DSC09714Il faut longer le Douro, naviguer sur le Douro et se laisser surprendre par les ponts

Il faut arpenter les Jardins de feu le Palais de cristal et se laisser assourdir par les paons

Il faut s’embrasser dans le Jardin des Sentiments

Il faut visiter l’ancienne prison transformée en musée de la photographie

Il faut se laisser appeler par quelques églises, lesquelles recèlent toutes des trésors

Il faut aller très tôt à la Livraria Lello et caresser les livres

Il faut humer l’air des marchés, notamment celui de São Bento

Il faut prendre le funiculaire

Il faut déguster du porto, des sardines, des pasteis de nata

Il faut se perdre dans les rues et boutiquer dans l’artère centrale

Bref, se laisser envouter par la ville…

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Rétro # 4

Clôturer après 3 mois de « vie commune » une collectif (de recherche d’emploi). Rarement je n’aurais senti autant de joie dans un collectif. La cohésion, l’entraide, l’écoute ont pris tout de suite. J’ai découvert à quel point j’aime le groupe quand chacun sait exactement pourquoi il est présent. Je me suis sentie au cœur des choses, j’ai eu le sentiment d’exercer vraiment mon métier. Créer du lien, lever des freins, donner les outils pour mener à bien sa recherche d’emploi en toute autonomie… Si je pouvais, je ne ferai que cela. Et puis une telle complémentarité avec une collègue c’est  riche et fort à la fois.

Les élections en Algérie. Sans commentaire.

Poutine à l’est. Bis repetita. A nouveau le silence sur la Syrie.

Prendre un nouveau poste, à contre cœur, avec le sentiment d’avoir été utilisée et manipulée, et au final d’arranger tout le monde.

Mes dents qui se déglinguent. Un cauchemar de douleur et l’horreur de constater que tout chez moi fout le camp. Je me sens vieille, avec le sentiment qu’un rebours a commencé… Les dents quoi merde !!!

L’annonce du mariage à nos familles et à quelques proches. Avec quelques remarques du genre « mais pour quoi faire ? ». Bah comment te dire…

Est-ce le stress cumulé du travail, de la perspective d’être envoyée dans un autre service, le mariage ? Je me suis remise à manger comme au bon vieux temps. C’est à dire frénétiquement, maladivement, douloureusement.

Valls aux commandes. Je me demande si on doit en rire, en pleurer, ou au contraire feindre de passer à autre chose.

Le 1er ministre sud coréen démissionne suite au naufrage du ferry. C’est pas en France que l’on verrait de telles choses.

Les vacances au Portugal : je veuuuuux y retouuuurner !!!!

L’achat d’un pantalon rose et de 6 tee shirts, tout ça le même jour : trop bon

Projeter les prochaines vacances et week ends en amoureux, parce qu’on en a vraiment besoin

La soirée de filles. J’aime les soirées de filles, nos cancans, nos partages, nos rires. Ça me manque…

Invitation pour un mariage en aout : je vais pouvoir m’inspirer (gnark gnark)

 

La joie d’oublier

Le réveil à 6 h 30

L’ouverture de la boutique à 8 h

L’enchainement des RDV

Le déjeuner pris dans le brouhaha et la difficulté, souvent, de ne pas décrocher du boulot

Les collègues, celles rares, que je ne peux plus voir en peinture

La paperasse énergivore et chronophage

Le quotidien

Pour la première fois en 10 ans, je me suis glissée sans difficulté et sans douleur dans les vacances.

J’en ai savouré chaque seconde

Mais demain, j’y retourne…

A Porto # 1

Le délabré côtoie le superbe

Les mouettes se disputent aux pigeons

Le métro du 21ème siècle traverse des campagnes du 20ème siècle : saisissant contraste

Tu as très chaud puis d’un coup tu as froid, tu as très chaud puis d’un coup tu as froid…. et ainsi de suite…

Les légumes nationaux sont le riz et les frites, tout ça dans la même assiette

Les portuans qu’ils soient commerçants ou autochtones sont d’une infinie gentillesse et très accueillants

Dans le métro pour ne pas te perdre (ce qui est MA spécialité), des personnes extrêmement aimables te montrent comment acheter ton billet et t’expliquent quel métro prendre (si les français pouvaient s’inspirer….)

Il y a une BEAUCOUP de boutiques de chaussures, ÉNORMÉMENT de pâtisseries et presque autant de boutiques de mariage (j’y ai vu un signe, une dédicace spéciale)

Les portuans mangent tout le temps. C’est le guide qui le dit et nous l’avons vérifié. Il n’est pas rare de voir à des terrasses des personnes manger un croissant-jambon à 18 h passées.

Le nom des rues n’est pas toujours très bien indiqué. Le guide le dit et nous l’avons vérifié une fois de plus. La ville est en travaux et les panneaux pas toujours aussi visibles qu’en France.

Certaines rues sont assez pentues ce qui permet de faire du tourisme ET de travailler ses fessiers : pas négligeable

Les sirènes des pompiers retentissent jour et nuit dans la ville

Les chats se baladent dans les cimetières

Tu peux manger pour 7 euros tout compris. Alors attention ce n’est pas de la grande gastronomie mais le suffisant acceptable lorsqu’on visite.

Il y a beaucoup d’espagnols, d’anglais et de français. Pour certains (lorsqu’ils sont en groupe), ils se comportent comme d’anciens colonisateurs, parlent et rient fort, font des remarques très limite (sur l’embonpoint des portugaises notamment), bref foutent un peu la honte…

Nous avons aimé, comme précédemment nous avions été totalement conquis par Lisbonne. Les deux villes ne se comparent pas, ne se ressemblent pas. Mais faire du tourisme au Portugal est juste un pur plaisir tant les gens sont accueillants, la ville douce et la vie facile.

Pessoa

« La beauté est le nom de quelque chose qui n’existe pas
et que je donne aux choses en échange du plaisir qu’elles me donnent. »

(Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, trad. Armand Guibert, p.76, nrf Poésie/Gallimard)

Je pars au Portugal.

Enfin une parenthèse…

Mococha

Pâques n’est il pas le moment rêvé pour rendre hommage au chocolat ?

Tandis que je me baladais dans la fameuse rue Mouffetard, laquelle oscille entre village et défilé de touristes de tout poils, je tombais nez à nez avec la merveilleuse boutique Mococha.

Une boutique qui réunit le travail de 3 maitres chocolatiers et met en avant un travail d’orfèvre sur chocolat, rien de moins.

Marie-Hélène Gantois accueille tout sourire dans sa petite boutique concept dans laquelle elle expose les pièces maitresses des maitres chocolatiers Fabrice Gillotte, Jacques Bellanger et Patrice Chapon.

Comme j’ai eu l’occasion de le dire ici et ailleurs, je suis une grande consommatrice de chocolat, ascendant addict.

J’ai trouvé dans cette boutique de quoi m’extasier et ravir mon palais.

J’invite les parisien-nes et les personnes de passage à aller se balader rue Mouffetard et surtout à s’arrêter dans cette fabuleuse boutique.

Car, en plus du chocolat vendu ici fabriqué à partir de fèves récoltées aux 4 coins du monde, on peut y déguster des macarons.

Là aussi, c’est un pur émerveillement.

Après avoir à peu près goûter tous les macarons de Paris (j’exagère un peu, certes…), je peux dire que j’en ai rarement dégusté de si savoureux. Une coque très raffinée qui fond en bouche, une mousse crémeuse et gouteuse qui fait voyager. Superposition de couleurs et de saveurs. Que ce soit le macaron au chocolat, à la framboise, à la mangue ou encore au mojito, nous avons été complètement transportés par ces pièces de pâtisserie.

89 rue Mouffetard 75005 

 

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Ne garder que le meilleur

J’aime le lundi, lorsque nous nous saluons les uns autres. Nous nous connaissons bien maintenant et devinons à la mine de l’autre comment il a passé son we et s’il est ou non au top de sa forme.

J’aime les messages que nous nous envoyons parfois en off, pour relire la journée, rire d’un épisode de la semaine, dédramatiser, nous soutenir.

J’aime le vendredi après midi, lorsque c’est la fin de la journée et que nous décompressons dans le bureau de l’un ou de l’autre.

J’aime certains repas, où le rire et le partage sont de mise, où autour d’un gâteau ou d’un café nous mettons un quotidien parfois dévorant.

J’aime les conversations sur le pas de la porte. Pour avoir un conseil, pour débriefer, pour rire, parfois pour décompresser.

J’aime les regards que nous nous adressons parfois, les petits mots pour nous soutenir. Juste ça, rien de plus, dans le respect et la bienveillance.

J’aime cette façon que nous avons tous et de manière personnelle d’aborder l’accompagnement. Ce qui nous lie c’est cette croyance en l’autre, la même philosophie, le même sens du service public (décrié mais qui fait tellement sens pour nous).

J’aime notre manière de faire front. Ensemble, nous avons vécu le pire et le meilleur. Nous y avons laissé tous une part de nous et avons grandi. En collectif.

Aujourd’hui, c’est cela qu’il me faut regarder.

Juste ça

Se confronter

Se marier, c’est se confronter un peu

A soi

A nos rêves, qui furent et ne seront jamais

A nos réalités, à nos possibilités, à nos envies et à nos besoins qui ne concordent pas toujours

A un demain dont on aimerait qu’il soit aussi joli que les espoirs que l’on porte

A l’autre

A ses rêves, ses réalités, ses possibilités, ses craintes et ses représentations

Le mariage pour lui et pour moi ne revêt pas tout à fait la même chose

Namoureux est enfant de divorcés, je suis la fille unique de parents qui ne m’ont pas élevé

Pour nous deux le mariage n’a pas la même symbolique.

A nos familles enfin

Il faut dire que pour eux la chose est complexe…

Reste que pour moi aujourd’hui, le mariage est l’engagement ultime, un défi à relever, d’autant plus grand que je ne vis pas avec mon compagnon. Le mariage est un acte d’amour, une de plus belle manière de célébrer la vie et le chemin que nous construisons ensemble.

 

C’est trop non ?

En une semaine (même) pas terminée, j’apprends que :

– mon service sera absorbé d’ici 9 mois par un autre, genre grosse machine à broyer (j’en frémis d’envie !)

– Ségolène est accueillie au Ministère de l’Environnement telle une star sur le retour. Il est fort ce Hollande quand même…

– j’avais la salle (tu sais du wedding day) mais voilà que je ne suis pas prioritaire parce que je ne suis pas une habitante du cru. C’est du racisme ça non ?

Non franchement c’est trop