Struggle

Parmi toutes les injonctions stupides que je me suis infligée, il y a le famous « dépêche toi ».

Derrière ce dépêche toi, il y a une longue liste de récriminations enfermantes, de celles qui vous font vivre en apnée.

Ce dépêche toi, pour partie m’incombe et incombe pour l’autre partie à mon éducation. Dans ma famille on ne se pose pas, il faut penser à plusieurs choses à la fois (quand on aura terminé ça, il faudra faire ça, puis ça), se projeter à demain quand aujourd’hui vient à peine d’éclore. Se poser est signe de fainéantise, trainer un peu signe de faiblesse. Chez moi on ne traine pas.

Ainsi, ce dépêche toi a habité mon enfance, puis j’ai fait corps avec lui adulte.

La société par ailleurs, les réseaux sociaux, les blogs n’aident pas à choisir un mode slow life.

Il m’a fallu du temps pour comprendre, pour l’intégrer et l’assumer : je ne suis pas faite de ce bois là.

J’ai besoin de me poser. J’ai besoin de silence, de m’extraire, de prendre soin de moi, tout simplement.

Mon alerte imparable ? L’hyperphagie qui, dès que je commence à ne plus avoir d’énergie, à devenir plus sensible, vient à nouveau me dévorer de l’intérieur.

Je dois toujours lutter pour ne pas être en ébullition intérieure ou pour ne pas me laisser envahir par un quotidien de travail souvent lourd.

Je commence juste à faire mes premiers pas sur mon chemin zen…

 

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Dimanche

Me réveiller tôt mais pas trop.

Suffisamment en tout cas pour ne pas entendre les rumeurs du jour. Suffisamment pour n’entendre que les oiseaux qui paillent un peu partout, annonceurs d’un printemps qui tarde à poindre le bout de son nez.

Partir au petit matin à l’assaut de ce jour si beau. Le soleil fait son apparition et même si les chemins sont encore gelés, il est là. Il vient éclairer la montagne, éclairer le bleu profond du ciel, déclencher des avalanches tout en haut qui me font lever le bout du nez de temps à autre.

Ces instants me font me sentir incroyablement vivante.

Rentrer, aérer la maison, laisser entrer les bruits mais surtout la chaleur qui monte (avant de retomber subitement).

Cuisiner pour l’heure du café.

Déjeuner en silence et seule.

Ce qui est pesant la semaine l’est infiniment moins le week end, où la pression retombe et où il m’est absolument nécessaire de déconnecter, de retrouver une forme de « respiration » normale.

Et puis l’heure du café avec eux. Il me faudra parler un jour des parents de mon filleul bien-aimé. De lui , dont je chéris la présence à mes côtés aujourd’hui. Nos débuts n’ont pas toujours été simples… mais notre relation a pris un tournant il y a quelques mois. J’ai fait un pas vers lui, je l’accepte comme il est et surtout, je le remercie d’être là pour moi.

Gratitude pour ce dimanche.

 

Chercher la procrastination

Les articles sur la procrastination fleurissent, de même que les billets de personnes qui mettent en place des « trucs » pour cesser de procrastiner.

Ce qui, je dois le dire, me laisse songeuse, sans pour autant le critiquer.

En effet, je n’ai qu’une envie : PROCRASTINER !!!

Prendre le temps, voire même le perdre, à se poser, à ne rien faire est devenu un réel besoin pour moi. J’ai besoin de vide, de moments de contemplation et bien sûr de méditation. Dans ma tête, il m’est nécessaire de laisser de la place pour me retrouver un peu, pour m’ennuyer si nécessaire, pour contempler la nature, pour faire une pause tout simplement dans un quotidien qui me dévore parfois.

Ce besoin de me retrouver avec moi est assez récent. J’ai vécu, en effet, des moments très anxiogènes de solitude, tandis que je les recherche fortement aujourd’hui. Rien n’est plus ressourçant pour moi que ces moments de silence, mes moments d’écriture, de lecture…. de paix intérieure.

Aujourd’hui, en recup’, je savoure chaque instant, qui me remplit littéralement et me rend heureuse (rassurez-vous, il ne fait pas le temps de la photo ;)).

Blanc

Un paysage de dingue, immaculé, sans bruit.

A cet instant, plus rien n’existe, c’est un magnifique moment suspendu.

La paix absolue, que rien ne vient troubler, pas même le ciel qui se fend par cet envol d’oiseaux.

Le silence et la paix, juste cela, lorsque tout autour tout vibre, bruisse, tremble…

Inside Home

Se lever quand le corps le décide

Prendre le temps, au moment du petit déjeuner, sans se laisser envahir par les trop nombreuses mauvaises nouvelles

Décider de tout ce à quoi cette journée ne ressemblera pas : stress, courses, désillusions, oubli de soi

Ranger, trier, faire le vide et sentir qu’à l’intérieur la pression retombe un peu. Laisser rentrer le soleil, s’autoriser pour quelques minutes seulement à ouvrir grand les fenêtres

En fin de matinée, prendre le temps de l’écriture dans les petits carnets, découper, assembler, s’adonner ces petits plaisirs qui désormais n’ont plus beaucoup de place dans le quotidien

Manger quand le corps le décide

Savourer le silence, la présence à soi

Aimer infiniment cet intérieur qui, enfin, ressemble de plus en plus à ce que je souhaitais en faire

Mon lieu, mon rempart, ma bulle, ma coquille de protection…

Hours and Hours

Je pourrais rester des heures lovée dans mon canapé à lire et écrire.

Je pourrais rester des heures à laisser s’égrainer le temps, à mettre loin les bruits, les contingences du quotidien, le tourment des questionnements et des incertitudes.

J’aime mon antre, plus que de raison, sans doute. J’aime sa douceur, la paix qu’il m’offre, la  manière dont il m’enveloppe.

Chaque chose ici a été choisie minutieusement, parfois en coup de vent, parfois sur un coup de tête, mais tout est moi,  familier, étrangement rassurant.

Ici je n’ai besoin de rien. Rien d’autre que la vue sur mes montagnes (un peu bouchée en ce moment mais je m’en contente), du thé,  du raisin sec, mes couvertures et une pile de journaux et de livres.

C’est mon programme pour une semaine…

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Que la campagne est belle

Passer la soirée « à la ville ».

Se balader dans LE parc, saturé de poussière, avec des personnes qui courent dans tous les sens. Jolies baskets qui flashent, casques sur les oreilles, portables sur le bras, bracelets connectés aux poignets.

Sans cesse, le bruit de la ville. Voitures, motos, sons divers… Impossible pour mon esprit (agité) de se poser.

Dormir dans un  immeuble entouré de routes hyper passantes.

Être dérangée par des « promeneurs du soir » qui parlent sous les fenêtres à des heures indues, sans chuchoter.

Mal dormir car il est impossible d’ouvrir la fenêtre.

Être réveillée par le ramassage des poubelles à 6 H 30.

Que la ville est moche ! Stressante à souhait, étouffante, enfermante. Je ressens, et de plus en plus, une certaine violence en ville.

Je ne suis évidemment pas objective mais, comme il est bon de vivre à la campagne (même si elle ressemble de moins en moins à la campagne) !

Pouvoir respirer le bon air, savoir ce que le silence de la nature signifie, pouvoir toucher et serrer des arbres en bonne santé. Quelle chance de se sentir complètement connectée aux éléments. Poser son regard sur du beau, du coloré, du qui semble vivant.

Je ne comprends pas certains choix architecturaux d’abord, politique ensuite en matière de gestion des ressources. Il me semble qu’il y a urgence. Urgence à respecter et préserver les ressources que nous avons (encore un peu) à disposition.

Je me sens libre, à ma place, à la campagne et plus encore au creux de mes montagnes. Je me sens connectée à l’essentiel. Est-ce parce que j’ai la chance de vivre là, est-ce parce je m’intéresse un peu plus à l’écologie, à la préservation de nos patrimoines, est-ce parce que j’ai eu la chance de voyager à l’étranger dans des espaces sauvages et relativement protégés ?

Par ailleurs, j’ai vu le film Demain qui m’a particulièrement interpellée. Il y a tant à faire, à tant de niveaux pour que nous ayons tous la chance de vivre mieux, dans des espaces mieux gérés. Je me sens en responsabilité, un devoir de conscience peut être, pour apporter ma pierre à l’édifice.

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Farniente

Il y a bien longtemps que je n’avais rien fait.

Je veux dire rien de rien.

La canicule qui s’abat sur ma région m’y a clairement obligée mais je me rends compte à quel point je me laisse grignoter par le quotidien et les injonctions de la société qui obligent à toujours être dans le faire. Faire pour dire, partager, se vanter, montrer tout ce que l’on possède sans doute. Faire pour ne pas culpabiliser.

Je ne me moque pas, ni ne critique, j’ai longtemps (et je le suis encore parfois)  été dans ce schéma.

Pourtant, je ressors toujours plus forte de ces journées où règne le silence, où je respecte mon biorythme, la seule musique de mes envies et besoins.

Et puis j’ai la chance de partager une terrasse. Ça aide lorsqu’il fait beau à se connecter à la nature. La nature qui de plus en plus fait partie de mon équilibre. Le vent, le soleil, le chant des oiseaux, les courses des insectes (et aussi les odeurs de barbecues), sont autant d’éléments qui me font du bien et me permettent de me ressourcer.

Je considère que le silence et le temps aujourd’hui sont des luxes, des luxes que je savoure, dès que je le peux.

Paix

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai été une enfant anxieuse.

Très imprégnée par les difficultés de mes parents, financières, familiales, de couple aussi.

La notion de stress, si parfaitement inconnue dans certaines contrées, m’a accompagnée dans chaque étape de ma vie. Ma scolarité, ma vie personnelle, professionnelle.

Des angoisses héritées, pour la plus grande part, des angoisses que je me suis forgée par la suite. Comme une seconde peau.

La paix intérieure, fugace est un concept lointain pour ce qui me concerne.

Il n’y a guère que dans la nature que je me sens bien. A ma place. En accord, alignée, ancrée. En paix.

Un royaume. De silence, de lumière, de pureté. Et les arbres !

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Week end

Redonner à la maison un semblant de visage « humain »

Ranger ce qui trainait depuis des semaines

Remettre de l’ordre dans l’administratif

Jeter aussi

Faire des cartes de voeux, courtes cette année, le coeur n’y est pas

Faire le point sur les cadeaux de Noël, les derniers. Rien de superflu. De l’utile et du symbolique.

Prendre le temps de se reconnecter à la nature et au silence. Le silence dont j’ai eu tant besoin ces dernières semaines et que je n’arrivais pas à faire en moi.

Il m’est apparu, en écoutant l’oraison funèbre de mon beau père, que la vie n’est qu’un fil ténu. Qu’il est important de se dire lorsqu’il est encore temps. A la différence de mon beau-père qui a eu deux fils aimants, présents pour l’accompagner jusqu’à son dernier souffle, je n’aurais personne. Cette réalité déchirante, rend cette fin d’année douloureuse et lourde.

Je compose mon gloubiboulga spirituel, fait de lectures, de méditation et d’EFT pour faire entrer un peu de sérénité.

Je m’apprête aussi à solder 2015. Une année fabuleuse et terrible à la fois. Fabuleuse, car je me suis mariée et que cette journée fut une des plus belles, sinon la plus belle de ma vie et terrible au plan national et personnel aussi avec la mort subite de mon beau-père.

Il me faut du temps, pour digérer, réfléchir, tourner les pages, me projeter…