Ce serait….

Se réveiller tard, auprès du Namoureux, trainer sous la couette, sachant qu’il neige dehors. Attendre qu’il se lève pour nous préparer le petit déjeuner, aimer sa présence douce.

Un repas de Noël en petit comité, des mets simples et gouteux , des personnes aimées et le sentiment de plénitude.

Un gouter pris avec la copine de 15 ans. Avoir traversé le temps et les épreuves, ensemble et pourtant séparées et nous dire que nous serons toujours là.

Fouler du pied la neige dans cet immense champ, avec un rayon de soleil qui s’invite, dans le silence de cette campagne.

Un apéro entre amis, où les choses sont dites dans les chuchotements de la pudeur.

Recevoir une boite de chocolats d’une personne inattendue, sur le pas de la porte, pour nous dire merci…

Un mail de collègue préféré pour nous souhaiter de continuer à nous soutenir professionnellement et aussi personnellement pour l’année à venir.

Le bonheur ce serait tout ça.

Regarder l’année passée. Ses douleurs, ses déceptions, ses échecs, ses deuils, les laisser derrière moi, en connaissance de cause. Savourer le meilleur de ce qui a été, le garder, le serrer contre moi pour continuer à avancer et envisager la nouvelle année avec plus de sérénité.

Des pensées sincères à toutes et tous qui venez par ici et une très belle fin d’année.

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Rétro # 12

Nico qui rend l’argent. Diantre, cet homme deviendrait-il honnête ?!!!

François, tous tes conseillers se font prendre la main dans le sac, si tu cherches quelqu’un d’honnête et de pas de trop gourmand (financièrement j’entends) : je suis dispo, dis moi où envoyer mon CV.

Trop d’images de policiers blancs molestant des noirs.

Insidieusement la jalousie est revenue me visiter. Je l’ai regardée méchamment et elle est repartie (non sans tracer quelques sillons)

Une nouvelle obsession, celle de connaitre les prénoms de mes arrières grands parents maternels.

J’ai troqué mon rouge terne pour un marron glacé qui claque (il s’agit de mes cheveux évidemment !)

Sitôt le travail repris, je suis tombée malade. Laryngite de la mort et gros rhume qui m’a fait gravement peler le nez (de toute beauté !)

J’ai re-regardé Love Actually pour la 12ème fois et pleuré tout autant qu’à la première fois (c’est à dire des seaux).

Sony qui se couche et qui se relève dans un sursaut.

Le besoin de nouer des relations VRAIES (mais comme c’est difficile !!!).

La mort de Joe Cocker.

Des parapluies pour réclamer un état de droit qui se sont refermés, sans avoir rien obtenu de concret.

On atteint des sommets d’horreur, lorsqu’au nom de Dieu, des hommes s’en prennent à des enfants et des adolescents. Un massacre qui fait désespérer de la nature humaine.

Les relations qui s’adoucissent entre Cuba et les States. Les voix discordantes laissent perplexes.

La joie de quitter 2014, qui a été difficile et éreintante à tous les étages.

De très belles fêtes à toutes et tous

Wedding point J – 4 mois

Quand tu te maries, tu aimerais que la terre entière tout ton entourage soit au taquet comme toi. Qu’on s’enthousiasme, pousse des cris de joie devant ton merveilleux faire-part, qu’on te pose des questions pour s’informer de l’avancée des festivités, qu’on saute de joie à la seule idée de franchir cette étape avec toi.

Tu aimerais n’avoir pas à supplier pour que les témoins lisent un texte et pour que la famille soit présente quelques jours avant pour aider un peu.

Ça c’est dans un monde idéal.

Car en réalité, les gens (cette nébuleuse que tu as invité à ta noce et qui va te couter un bras), se fichent pas mal de savoir que tu as sué sang et eau pour trouver le faire part et pour en faire une œuvre qui va traverser le temps avec des phrases qui vont bien, quant au blog que tu as passé des week end à construire, ils ont tout simplement oublié l’adresse.

Monde cruel.

A l’heure qu’il est il ne nous reste plus qu’à construire la cérémonie laïque (tu sais ce truc venu des États Unis, auquel personne ne comprend rien) et à nous concentrer sur la décoration. Soit sans doute le plus gros morceau.

A moins que nous décidions de tout annuler pour filer en douce à Las Vegas.

La salle de sport

J’ai attendu d’avoir 39 ans pour sauter le pas. A savoir, payer un rein pour aller transpirer dans un lieu rempli d’objets de torture, qui sent la testostérone et où la musique vient percer mes deux tympans.

Mais c’est pour mon bien.

Si si.

Ainsi donc le jeudi, je vais transpirer avec ma copine de la clinique qui fait perdre des kilos. On pédale, on rame, on soulève de la fonte, on pilates et on rit beaucoup. Et puis toutes les deux on est très partner look : longs tee shirts difformes, pantalons de jogging hypra larges.

On fait un peu tâches dans le décor.

Dans la salle de sport,  les gens ne se disent pas bonjour, mettent leurs écouteurs sur les oreilles et ne se parlent pas, certaines nanas (qui font du 36 les gueuses !) sont maquillées comme pour aller en boite, quant aux hommes, certains sont là pour faire de la gonflette, certes, mais aussi pour « pêcho », on le sent bien aux regards très appuyés sur les cuisses galbées de certaines belles jeunes femmes. J’allais oublier les tatouages qui s’exposent et s’affichent ici sur une épaule, là sur des jambes.

Contre toute attente, j’aime bien la salle de sport. Je vais faire mes petits programmes, je transpire (grave) et j’ai l’impression d’avoir sauvé ma semaine sportivement parlant. Qui l’eut cru ?!!!

 

Wish List

Les rouges à lèvres L’Oréal, la collection Color Riche, avec notamment celui de ma top idole, Inès de la Fressange

Une palette de fards à paupières

Une cape marron

Une veste à poils

Des chaussures de fille à talons

Un sac bouche (pour le mariage)

Des boucles d’oreilles grises (pour le mariage)

Je ne suis pas contre une séance de massage

Des livres de cuisine allégée

Je t’ai mis des photos pour que ça te parle 😉 (inspiration ici) et si tu as envie de me faire un cadeau, n’hésites pas à me demander mon adresse (nan suis pas vénale !!!)

Rouge à Lèvres - Color Riche Rouge à Lèvres - Collection Exclusive - Inès        

 

Dans ta face

Je n’aime pas Noël, je n’ai jamais aimé d’ailleurs.

J’ai fait avec et même enfant, cet instant ne m’a jamais fait rêvé.

J’attends que ça passe, comme une bourrasque.

Pour la troisième année consécutive, l’approche de Noël me fait sentir à quel point je suis infertile.

Je déteste ce mot, cette étiquette, cette case. Mais j’y suis, c’est ce que je suis.

Je n’ai pas d’enfant, nous n’en aurons pas.

Peut être que c’est à ce titre que ma belle-mère a oublié de nous associer aux préparatifs de la fête de Noël avec mon beau-frère et ma belle-sœur qui eux ont des enfants.

Noël, c’est pour les enfants nous a-t-elle dit.

Bien sûr.

Je sais que je vais devoir composer avec, notre couple doit faire avec. Les remarques, les conversations qui tournent autour des enfants, le regard sinon chargé de pitié au moins interrogateur.

Notre infertilité renvoie tant de choses à ceux qui « ont, peuvent », au premier rang desquels ma belle-mère qui ne sait trop comment faire et composer avec moi.

Paradoxalement, je suis peinée et incroyablement droite dans mes bottes. Tellement droite que cette année, nous fêtons Noël seuls, en amoureux.

Mettre des smileys

Mes collègues qui font tout pour adoucir mon retour tout au long de la semaine : smiley

La position forte que je prends en réunion d’équipe et qui est entendue : smiley

Un échange vrai avec cette jeune femme que je n’ai pas vue depuis plus de 4 mois, que je trouve très positive et dynamique, malgré ses difficultés : smiley

L’acupresseuse qui prend soin de moi et remet mes énergies en ordre : smiley

L’entretien professionnel, au cours duquel je pose tout ce que j’ai à poser, sans violence et sans pleurer : smiley

Renouer avec Meilleure collègue de travail : smiley

Tenir cette semaine encore à ne pas trop manger : smiley

M’acheter des produits de beauté chaudoudoux : smiley

Un RDV pour être accompagnée dans ma démarche de mobilité : smiley

A partir de tout de suite

Le Namoureux m’a prévenue : « il faut que tu changes ».

Plusieurs semaines que je me prépare, portée par les paroles de la psy du centre. « Vous avez évolué, portez un nouveau regard sur les choses et les gens, faites vous confiance ».

La confiance, si j’en avais, je n’en serai sans doute pas là…

Elle m’a néanmoins offert une phrase, lors de notre dernier RDV, pour m’en inspirer m’a-t-elle dit lorsque je reprendrais :

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront » – René Char, Rougeur des Matinaux

Mais aujourd’hui, en reprenant le chemin du travail, en entrant dans ce bureau, en traitant la masse d’information et en écoutant Vénérable Directrice, j’ai su que je n’avais pas tant changé que cela (elle non plus d’ailleurs) et que ce dont je vais avoir le plus besoin, c’est de courage.