Aout !

En aout,

La vie est passée à la vitesse de l’éclair, comme pour me rappeler que chaque seconde est  follement précieuse.

J’ai recruté, négocié, parlementé puis renégocié et re-parlementé.

J’ai bu des bières, encore, en (trop) grande quantité (encore).

Professionnellement et à l’image de ces derniers mois, j’ai passé l’été la tête sous l’eau.

De la fraicheur adolescente est venue secouer notre quotidien pour quelques petits jours et pour notre plus grand bonheur.

Des déceptions familiales, comme une pluie acide sur le cœur.

Alice Cooper présente sa candidature aux élections aux States. Nous on a Nico… On a les candidats qu’on mérite !

J’ai pleuré avec les handballeuses françaises pendant les J.O. et sur les commentaires sexistes des commentateurs sportifs, à la désarmante crasse intellectuelle.

J’ai pris la mesure de l’urgence : à dire, à vivre, à construire, à aimer et à s’en foutre.

J’ai appris ce qu’est le Kairos et  je crois pouvoir dire que je suis en plein dedans.

J’ai stoppé net ma came quotidienne, dans la douleur.

J’ai vu passé par la fenêtre de mon bureau tous les objets suivants : bouteilles de bière (vides et pleines), vêtements déchirés, basket orpheline, moitié de pastèque, pain, eau, pâtes et MEUBLE ; jeté par la fenêtre de mes voisins. Voui parfaitement (on vit dans un monde merveilleux).

J’ai eu chaud, hyper-super-trop chaud et j’ai rêvé chaque jour de la terre de mes ancêtres (Gnnnnnniiiiiii).

Je me suis demandée (et me le demande encore) comment on peut chasser des bestioles virtuelles.

J’ai survécu au chien du voisin, à la moto du voisin et à la voix de poissonnière de la mère du voisin (un magnifique été disais-je).

Je me suis étranglée sur une polémique, liée à un maillot de bain qui n’en n’est pas un, devenue grande cause sarkozienne. Vivement l’hiver qu’on cause anorakini….

J’ai attendu mes vacances comme on attend le messie, d’ailleurs c’est maintenant : HIHA !!!!!!

 

 

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Juin !

Je suis une femme d’hiver.

J’aime le froid qui saisit le corps et les joues, j’aime dormir ensevelie sous une tonne de couverture, boire du thé fumant à longueur de journée, prendre des bains , porter des chaussures fermées qui cachent mes pieds, des foulards, des chapeaux. J’aime les nuits fraîches qui favorisent le rêve. La chaleur m’anesthésie, me fatigue.

La violence qui a traversé tout le mois de juin me laisse dubitative. La violence intérieure, au niveau national, une violence meurtrière à l’échelle européenne, celle enfin à nos frontières et celle enfin qui a touché Orlando . La folie des hommes, pour un Dieu, une idée, me glace. J’ai peur de perdre une certaine innocence, j’ai peur de m’habituer, de renoncer. J’ai envie de continuer à flâner dans les rues parisiennes, sans craindre qu’une bombe explose dans une gare ou une station de métro. J’espère de tout cœur pouvoir retourner à Istanbul pour montrer cette belle capitale à mon Népou. J’ai le sentiment douloureux que notre vieille Europe s’essouffle, que les rêves d’hier ne sont que de lointains mirages qui se cognent à la bêtise et à la cupidité. Pourquoi est-il si compliqué de vivre ensemble ? N’est-il pas possible de s’unir autour d’autres valeurs que celles économiques… ?

En juin, j’ai beaucoup photographié, regardé, flâné. Je découvre une nouvelle joie, hors de celle des mots. Celle de regarder, considérer, apprivoiser. C’est si bon de prendre le temps de regarder, respirer l’air d’une place, d’un jardin, d’un quartier.

En juin, mes parents ont tous deux eu des accidents de santé. Un accident cardiaque pour l’une et une opération pour l’autre. Comme à chaque fois qu’ils sont diminués, la réalité vient me saisir. Me revient en conscience qu’ils deviennent vieux et qu’ils vont mourir, que je serai seule pour porter tout cela, que la vie est parfois affreusement cruelle, elle arrive sur la pointe des pieds sans frapper. Ma mère est partie en toute vitesse aux urgences, agitant sa main,, sans un mot. Je me suis dit qu’elle pourrait mourir, sans que nous nous soyons dit le plus important…

En juin, une nouvelle fois, je me suis retrouvée seule au travail. Ma collègue étant prolongée de semaine en semaine. Bien sûr elle n’est pas remplacée… et je suis contrainte d’abattre le travail de deux personnes et de retomber dans mes anciens schémas. Je n’ai fait que cela. Partir, travailler, manger, travailler, rentrer pour m’écrouler. Pauvre vie sociale, insatisfaction professionnelle. Je travaille mécaniquement, sans conscience, en réalisant un travail superficiel. Je n’apprends rien, sinon que je suis capable, oui capable de tenir seule. Que me réserve cet emploi, comment les prochains mois vont-ils se dérouler ? Les restrictions budgétaires qui nous assaillent sont des plus anxiogènes. Comment rassurer lorsque soi même on tangue, on doute, on subit une forme de malmenance….

En juin, il y a eu l’annonce de la rééducation maxillaire et enfin j’entrevois la fin de mes affreuses souffrances et la perspective d’une opération.

En juin, la colère est revenue ravagée mon intérieur. La colère contre la famille qui a toujours su si bien trouver le chemin de notre maison lorsqu’elle avait besoin. Mais qui n’a pas su se montrer présente lorsque mes parents étaient au plus mal. La colère contre mon Népou de ne pas être plus investi dans sa recherche d’emploi et de nous imposer un rythme de vie éreintant. La colère contre moi, placée dans l’attente, l’attente qui me renvoie à l’enfance invariablement. Attente des parents, des amis, des hommes, de mon Népou…. Je suis dans une forme d’attentisme, impossible de me réveillée tant la fatigue a investi tous les pores de mon corps.

Vivement l’automne….

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Rétro 2015

En couleur : le rouge de mes chaussures de mariage

En émotions : la joie infinie du mariage, la peine et la colère suite aux attentats, la tristesse de perdre mon beau-père

En évènements perso : le mariage, le changement d’emploi, le décès

En voyage : Le Québec, mon coup de foudre (et toujours ma bien-aimée Belgique)

En romanciers : Erri de Luca, Delphine de Vigan, Jami Attenberg, A. Garrido, I. Ogawa, Cheryl Strayed, pour les plus marquants.

En déception: clash irrémédiable avec cette collègue de 10 ans

En saison : l’été qui dure et qui harasse

En rencontre : Amma à Toulon

En lieu : celui ci, même s’il est de moins en moins visité et lu

En transport : le traiiiiiin, troooop de traiiiiin

En manque : l’amitié….

En fierté : dire ! (enfin) et avoir changé de travail

 

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Dans le monde

Prendre le train jusqu’à la côte.

Au loin découvrir la mer, les palmiers et me sentir projetée dans une atmosphère de vacances, de temps suspendu.

Regarder les couleurs, surprendre un rapace sur une branche, s’émerveiller de tout jusqu’à l’ultime coucher de soleil.

Marcher dans la foule, savourer : le soleil, les mouettes, certaines femmes en tong, des hommes en short. Un air d’été.

Tout est loin.

Puis vient le moment.

Celui de la méditation universelle.

Celui où âme parmi des milliers d’autres, je me sens toute petite et néanmoins puissante.

Dans le monde, là, infiniment.

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Souvenirs d’été

Je suis restée retirée dans ma grotte. C’est à dire dans ma maison, volets fermés, à attendre que la chaleur se retire.

J’ai travaillé, beaucoup. Reçu des candidats, beaucoup. Certains qui me donnent envie de me battre, encore et toujours. D’autres qui me font baisser les bras et d’autres encore pour lesquels je n’entrevois aucune solution durable. Dur…

Je suis très peu sortie, je n’ai invité personne, je n’ai pas été invitée non plus. Il aura manqué à cet été des barbecues avec du vin rouge pétillant autour.

J’ai lu, un peu et j’ai aimé renouer avec ma passion que j’avais abandonné depuis quelques années.

J’ai tenu tête à Super Directrice, devant toute l’équipe et pour la première fois en 12 ans, je lui ai cloué le bec, puissamment (en transpirant grave et en devenant toute rouge). J’en ai retiré une certaine fierté.

J’ai stoppé la méditation et le pilates. Je n’en retire aucune fierté 😦

J’ai eu un besoin réel de me couper du monde, de mettre loin les informations en tout genre plus déprimantes qu’autre chose.

Nous avons décidé d’acheter une maison, puis avons changé d’avis dès la semaine suivante. Le changement de nid n’est pas pour tout de suite. Nous sommes d’éternels grands enfants.

J’ai compris mon besoin de nature, de vrai, de pur.

Demain et pour trois semaines, ce sont les vacances.

Avant ma rentrée en octobre, dores et déjà très chargée.

 

Garder des vacances …

Le café glacé chez Nespresso, avec Cousine de Paris,  sur les Champs et apprendre que Georges était là il y a 15 jours.

Le quartier de Belleville dans lequel nous nous sommes perdus, quartier populaire parmi les quartiers populaires.

Jobs au ciné, pour tromper la pluie

Roy Lichtenstein à Beaubourg : waouh !!!

Doisneau aux Halles

La visite de la Sainte Chapelle, puis le Musée de la Police, puis les Jardins de la Reine à Versailles et enfin le parc de Sceaux à la bordure de Paris (Chamarande pour une autre fois Armelle 😉

Une nouvelle paire de chaussures qui BRIIIIILLE

Passer un petit moment avec Delphine, sur les bords de Seine

Paris l’été, accessible, presque tranquille

Les petits déjeuners qui trainent, les apéros en terrasse et à la maison, les repas confectionnés à 4 mains

Le corps qui lâche au jour 6 (forcément, je te fais grâce des détails)

Quelques lectures dont je te parlerai plus tard

L’envie que ça ne s’arrête pas…

News from the world : august

Motifs de réjouissance

Berlusconi mis en examen (et je le souhaite prochainement en taule) et Amina libérée. La justice rendrait donc justice… ?

Les mondiaux d’athlétisme et la découverte de Renaud Lavillenie. Suis tombée grave amoureuse de ce petit bonhomme qui s’élance dans les airs. Il m’a grave collé la chair de poule.

Motifs d’énervement

Un taré qu’on laisse libre (parce qu’il est mal diagnostiqué, parce qu’il n’y a pas assez de places dans les établissements de soins ?) et qui poignarde un jeune homme en devenir.

Le vol du fauteuil de Philippe Croizon, amputé des 4 membres. Heureusement retrouvé quelques jours plus tard. Il faut être sacrément crasseux pour commettre ce type de vol.

Le devoir d’inventaire de la droite, la gauche qui se projette en 2025 : morte de rire, est-il possible d’être plus mauvais ?

Patrick Montel pendant les mondiaux d’athlétisme, le niveau 0 du journalisme sportif : un savant mélange d’inculture, de misogynie et de complexe de supériorité.

Une famille que l’on croyait disparue, des moyens colossaux pour la retrouver et apprendre quelques jours plus tard qu’il s’agissait de 2 couples qui s’étaient disputés et qui sont rentrés chez eux. Un pur scandale.

La Syrie, L’Egypte. Des situations qui font mal et qui effrayent. Qui peut dire à quoi sert l’ONU aujourd’hui ?!!!

In petto

Un été en demi teinte, peu de sorties, peu d’apéros et pas de barbecue, peu de lien social. Trop de choses à penser, à gérer, à prévoir. Trop de fatigue aussi, le corps qui lâche, le sentiment prégnant de solitude. Un état qui s’appellorio le spleen…

L’envie d’acheter un terrain pour y construire notre maison container… c’est bon le rêve…

Le besoin de connexion avec Namoureux, le besoin qu’il prenne soin de moi, ce qui est impossible pour lui actuellement.

J’ai pris du temps à rédiger mon « projet sens« , (projet de vie, familial, projet de mère). Cela m’a permis d’échanger avec ma mère sur ma propre naissance dans le détail et de comprendre certaines choses à la lecture de ces nouvelles informations.

La lecture du livre de Lise Bourbeau « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même », sur les conseils de Julie (merci !). Comme il est étourdissant de lire ce que l’on sait de soi, intimement, enfoui ou pas dans les arcanes de notre conscient et de notre inconscient. Il me fallait le lire maintenant, dans les mots d’une autre,  pour comprendre dans toute sa mesure ce que revêt cette blessure (d’abandon) pour moi.

Tout de suite

Les vacances ce soir. La valise est prête, le programme aussi. C’est bon de partir lorsque tout le monde est rentré. Une toute petite semaine de vacances avec Namoureux, à Paris. Expos, balades, visites, famille. Une parenthèse avant d’affronter un septembre décisif.

A très vite