Wishes

J’aimerais….

# 1. Me remettre à lire.  Ma pile de livres à lire est vertigineuse mais je n’ai plus l’envie, plus l’énergie, plus la flamme.

# 2. Partir en week end à Amsterdam et Turin cette année, en n’oubliant pas de faire un détour chez mon filleul bien aimé à Nice.

# 3. Trouver une solution pour ma salle de bain vieillissante, à pas trop cher.

# 4. Monter un collectif de femmes, professionnelles, dans le domaine de l’accompagnement. Je cherche comment, avec qui, sous quelle forme….

# 5. Trouver une chemise à carreaux rose.

# 6. Prendre l’apéro avec Ali Badou (quoi ? je rêve !!!!)

# 7. Être entendue par mon mari….

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Farniente

Il y a bien longtemps que je n’avais rien fait.

Je veux dire rien de rien.

La canicule qui s’abat sur ma région m’y a clairement obligée mais je me rends compte à quel point je me laisse grignoter par le quotidien et les injonctions de la société qui obligent à toujours être dans le faire. Faire pour dire, partager, se vanter, montrer tout ce que l’on possède sans doute. Faire pour ne pas culpabiliser.

Je ne me moque pas, ni ne critique, j’ai longtemps (et je le suis encore parfois)  été dans ce schéma.

Pourtant, je ressors toujours plus forte de ces journées où règne le silence, où je respecte mon biorythme, la seule musique de mes envies et besoins.

Et puis j’ai la chance de partager une terrasse. Ça aide lorsqu’il fait beau à se connecter à la nature. La nature qui de plus en plus fait partie de mon équilibre. Le vent, le soleil, le chant des oiseaux, les courses des insectes (et aussi les odeurs de barbecues), sont autant d’éléments qui me font du bien et me permettent de me ressourcer.

Je considère que le silence et le temps aujourd’hui sont des luxes, des luxes que je savoure, dès que je le peux.

Tendances

Il y a chez moi cette tendance naturelle à être rattrapée par mes démons.

Ils courent toujours plus vite que moi.

Je vais bien, plutôt très bien, si ce n’est toujours ce besoin de manger-manger-manger… qui bien sûr est le signe.

Le signe que la secousse n’est pas loin. Tout à coup, tout s’écroule à l’intérieur, dans un grand fracas.

Je ne me sens pas à ma place, la mélancolie fait des ravages, j’ai envie de pleurer, crier et m’enfuir, loin.

J’ai besoin de soleil, de nature, de silence, de ne rien faire. J’ai besoin de me retrouver.

Car, je le sens, chaque jour m’éloigne un peu plus de moi. De mes envies (bien minces à l’heure qu’il est), de mes besoins.

Par ce travail, un immense désenchantement, dans lequel je ne me sens pas utile, pas à ma place.

Ma vie qui ressemble à de « l’obligé », à de la contrainte. Contrainte d’aller travailler pour gagner sa vie, pour avoir un statut social, pour rassurer l’entourage. Contrainte de faire comme si.

Rien dans ma vie aujourd’hui ne me ressemble. Je me demande ce qui m’a conduit là et comment j’y suis arrivée. Il y a bien sûr les croyances familiales dont je suis chargée, que dis-je lestée. Mais il n’y a pas que cela.

Mes choix, ces drôles de choix qui m’ont conduite là où je suis aujourd’hui. Le choix d’un travail, le choix d’amitiés des plus éphémères.

Je sens bien que c’est la fin de quelque chose mais je ne sais pas de quoi.

Je sens bien que ce travail n’est qu’une étape mais vers quoi….?

Cette semaine, je vais annoncer que je souhaite quitter ce poste.

Avant de sombrer totalement et pour arrêter de faire semblant.

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Wanted

Je cherche

de l’inspiration

du réconfort

des envies

un nouveau chemin à suivre

l’amour

des amis

de la confiance

de la sérenité

du calme intérieur

une nouvelle vie peut être

Fille d’automne

La fraicheur est revenue et avec elle la « liste de mes envies ».

J’ai le sentiment de revivre. Pouvoir profiter à nouveau des extérieurs, me balader dans ma campagne et surtout m’occuper de ma maison que j’ai laissé en friche tout l’été.

Cet été, j’ai le sentiment d’avoir vécu dans une grotte. Enfermée, les fenêtres ouvertes en soirée seulement, peu de sorties, peu de loisirs, beaucoup de retranchements et de renoncements aussi.

J’ai retrouvé une énergie.

Celle de redonner « visage humain » à mon antre. J’ai rangé, frotté, fait brillé et j’en ai ressenti une immense satisfaction intérieure, un soulagement. Rendre belle ma maison, me permet de ranger mon propre intérieur, prendre de la distance, me sentir soulagée.

Et puis, plus je vieillis je crois et plus je ressens le besoin physique de nature. Toucher les arbres, être en forêt, me retrouver dans une végétation verdoyante et luxuriante sont des essentiels à mon équilibre. Sortir le matin tôt ou en revenant du travail sont des SAS indispensables à un quotidien qui me devient de plus en plus pesant.

Me projeter, notamment par rapport à ma maison, réfléchir à ce que je vais faire de cette horrible cuisine, embellir mon cadre de vie, me réveille un peu.

Au fond, je suis de l’automne et du printemps aussi…

Think positive

Savourer à nouveau le ciel clair, la vue sur les montagnes, loin

Remercier le Trésor Public pour ce chèque inattendu (et bienvenu !)

Se laisser envahir par cette perspective de vacances au Portugal.

Laisser entrer toutes les envies et dessiner ce qui pourrait s’appeler un plan d’action.

Un air de printemps ?