Volonté

« Faculté de déterminer librement ses actes en fonction de motifs rationnels ; pouvoir de faire ou de ne pas faire quelque chose.
Disposition de caractère qui porte à prendre des décisions avec fermeté et à les conduire à leur terme sans faiblesse, en surmontant tous les obstacles : Avoir une volonté de fer. »

Je n’ai pas de volonté, je suis trop fatiguée pour en avoir, je ne suis pas certaine d’en avoir jamais eu d’ailleurs.

La vie m’a fait prendre des décisions, c’est vrai. Choisir cette option plutôt que celle ci. Suivre ce chemin plutôt que tel autre. Suivre certaines personnes, renoncer à d’autres.

Il m’a fallu de l’amour, il m’a fallu renoncer, espérer, croire, prier, souhaiter au creux de mon cœur.

Mais la volonté…
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Mai Mai Mai

En Mai, il y eut  :

L’amer 49.3.Celui qui me rend honteuse, celui qui me fait douter, celui qui me fait me demander pour qui je pourrais bien voter à partir de désormais. Immense trahison, violence inouïe.

L’affaire Denis Baupin. Le Baupin, je ne le connais  que pour être le mari de la non moins célèbre Emmanuelle Cosse. Mais ce n’est pas le propos. Les comportements sexistes, le harcèlement  en politique sont vomitifs. Tout comme ils le sont dans la vie de tous les jours. A la différence près que l’on attend de ces messieurs élus du respect, un peu de droiture. Qu’ils montrent l’exemple. Ce qui semble aujourd’hui une pure utopie. Ils n’ont pas d’idées en tant que représentants du peuple et ne savent pas non plus tenir la route en tant qu’homme.

La fermeture de MA boutique BATA. Un crève cœur, je ne peux pas en dire plus….
La fin de ma série préférée (The Good Wife : Alicia reviiiiiient). Qu’est ce que je vais regarder moi maintenant. Aucune série à ce jour n’est aussi forte que celle ci pour moi. Je suis inconsolable. Et puis cette fin bâclée, c’est pitoyable.


Le 3ème arrêt maladie de ma binôme (en 3 mois). Je crois pouvoir dire sans exagérer que je n’ai jamais autant travaillé de ma vie. C’est à la fois une bonne manière de plonger dans le bain, de me construire une légitimité. Je le souhaite en tout cas car je ne ménage pas mes efforts. Je cherche à trouver du plaisir, du sens dans ce nouveau et difficile métier.

Le départ de Yann Bartès de Canal + signe la dégringolade de la chaine à mon sens.

L’écart de conduite de mon « bien-aimé » Ali Badou. Tout fout le camp !

La violence, partout, me questionne sur la société et sur les valeurs que nous portons ou pas aujourd’hui, sur le monde que nous voulons construire pour demain. Casser, incendier, frapper sont ils les seuls recours dans un pays comme le nôtre ? Parfois je le crois tant ce qui nous sépare de politiques qui nous gouvernent et de ceux qui souhaitent prendre le pouvoir, est immense. Ils sont si déconcertant d’aveuglement, de violence à notre égard dans leurs mots, les mesures qu’ils prennent. Et parfois, je me dis que ce lent délitement, en France, dans ce pays que j’aime tant, n’est pas possible….

François. Bien que baptisée, je ne me suis jamais considérée comme croyante et encore moins catholique (au grand damne de ma famille d’ailleurs). Lorsque tu es arrivé, avec ta bouille, ton sourire, tes refus de richesse, tes déclarations tonitruantes, je t’ai aimé d’emblée. Va savoir pourquoi. Il y a parfois des hommes (et des femmes) qui nous inspirent, nous font réfléchir. Je t’ai aimé comme j’ai aimé avant toi Pierre, Térésa et Emmanuelle. Des abbés, des sœurs. Une communauté d’âmes. Quelques unes de tes sorties m’ont irritée mais cela me semble normal, nous ne sommes pas exactement du même côté de la barrière même si ta vie a été bien plus mouvementée que la mienne. Je ne m’en suis pas formalisée. Puis il y a eu Barbarin. « L’affaire Barbarin ». Mon cœur a saigné. Saigné que TOI tu ne prennes pas fait et cause pour les victimes. Car la mission d’un homme comme toi François, c’est de faire en sorte que les adultes protègent les enfants. Dans leurs mots, dans leurs actes, dans la société civile et surtout, surtout dans l’église. Des enfants qui vont devenir les adultes de demain, des adultes ébranlés, à l’enfance gâchée, à la vie détruite. Pour cela François, je t’en veux. A toi et à tous tes sbires. Votre courage, en comparaison de toutes ces personnes qui ont grandi dans la souffrance, qui ont dû se taire est ridicule. Vous êtes ridicules et vous ridiculisez votre Église.

Il y eut des restaurants (trop), des balades en montagne (pas assez), un diner entre ex collègues (délicieux), des achats (inconsidérés) de chaussures et d’une cuisine.

 

Paix

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai été une enfant anxieuse.

Très imprégnée par les difficultés de mes parents, financières, familiales, de couple aussi.

La notion de stress, si parfaitement inconnue dans certaines contrées, m’a accompagnée dans chaque étape de ma vie. Ma scolarité, ma vie personnelle, professionnelle.

Des angoisses héritées, pour la plus grande part, des angoisses que je me suis forgée par la suite. Comme une seconde peau.

La paix intérieure, fugace est un concept lointain pour ce qui me concerne.

Il n’y a guère que dans la nature que je me sens bien. A ma place. En accord, alignée, ancrée. En paix.

Un royaume. De silence, de lumière, de pureté. Et les arbres !

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Je sais

Tu manges trop

Tu manges mal

Tu ne bouges pas assez

Tu ne t’aères pas suffisamment

T’es trop stressée

Tu prends trop de choses à coeur

Il faut que tu lâches

Tu te négliges

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Si seulement

J’aimerais que Paris soit toujours aussi doux que ce week end.

J’aimerais que nos dimanches ressemblent toujours à celui ci : du soleil, de la douceur, des amis , du rire, un bon repas. Une évidence.

J’aimerais que nous arrivions toujours à rire comme ça. Pour tout, pour rien, comme des enfants.

J’aimerais que nous nous aimions toujours comme ça. Doucement, sincèrement, fortement.

J’aimerais qu’il y ait toujours au fond de mon être cette paix qui me fait me sentir dans le monde, légère, heureuse.

J’aimerais que certains week ends ne se terminent jamais.

Des week ends comme celui ci où tout semble simple, fluide, follement printanier.

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Persister

J’ai fait du tennis, de la natation, du taï chi, suivi des ateliers d’écriture, des ateliers mandalas, des cours de théâtre,… J’ai tout arrêté. Je suis incapable de tenir la distance. Je me lasse, j’aspire à ma liberté, je m’épuise, le collectif m’étouffe. Je me suis tournée cette année vers la méditation pleine conscience. 8 cours seulement. Mais c’est dur ! Dur de ressentir, dur de faire le vide, dur de ne pas être assaillie par tout ce qui fait mon quotidien, tout ce qui me submerge.

Je ne sais pas si je pratique bien, je tâtonne encore entre les cours mais je me sens bien après chaque méditation. Décider de prendre du temps pour soi, de se l’accorder vraiment, de se traiter avec bienveillance n’est pas une mince affaire pour moi. C’est même un challenge.

Longtemps, j’ai souhaité être une experte dans mon domaine (celui de l’accompagnement vers l’emploi), une « référence », une personne reconnue. Ce que je n’ai jamais été. Ce qui m’a le plus intéressé c’est la relation humaine, l’échange avec l’autre, la transmission. J’ai été je crois, une piètre technicienne. L’administratif sous toutes ces formes (aliénantes) m’a gonflée. Je me suis contentée pendant 13 ans d’être une accompagnante « moyenne ». Comme j’ai été une élève, puis une étudiante, « moyenne ». Aujourd’hui, dans mon nouveau poste, je suis revenue à la case départ. Je ne suis pas moyenne, je suis bien en dessous de cela. Insupportable. Mais je persiste et je signe. Sans doute parce que si le destin m’a conduite jusque là, c’est parce que je devais : me retrouver face à mes manques, mes doutes, cette question de la place et de l’appréciation de soi.

Voilà un message bien décousu… Un peu comme moi.