Décembre… s’acheminer vers la fin…

Ce repas avec toi, à nous raconter nos petites histoires d’avant. Un moment succulent // Le givre, sur les arbres, un moment magique qui fait tout oublier. La beauté fulgurante de la nature efface tout // La mort d’un des des écrivains préférés de ma Maman // Johnny, malgré tout, merde // Trump, encore et toujours, diantre que ce mandat va être long // Pour la première fois depuis mon enfance, la main de mon père sur la mienne // Avoir envie de dégommer ma collègue et redécouvrir avec stupéfaction cette violence tout au fond // Mélenchon sur France 2. Quel piètre et déroutant spectacle // Se faire couper les cheveux plus courts encore // Avoir enfin un bureau à moi, avant un nouveau déménagement annoncé // La victoire vomitive de Wauquiez // Les signes inquiétants et difficiles de la pré-ménopause // Ce repas étincelant, dans un grand restaurant parisien. Précieux moment // Ce spectacle de dingue, dans une grande salle parisienne. Mon Népou qui sait me faire de somptueux cadeaux // La neige, la neige, la neige // Oublier Noël //  Des tergiversations managériales // 138 euros d’amende par la f*****g SNCF // Marcher dans la neige, pour se parler de nous, sur le temps de travail…// Trouver une formation HYPER chère, nouvelle déception // Avoir envie de dégommer une collègue (encore oui !!!) // Ce voyage en avion, à … 350 000 euros !!!! Je m’étouffe. Combien de smic dans cette dépense assumée ???!!! //Chercher désespérément  une gynéco : putain de merde où sont les spécialistes ??? // 7 h du matin, seule sur la route et ce cerf qui passe à quelques petits mètres de ma voiture. Avoir peur et sourire // Jérusalem…// Une journée apocalyptique dans la pampa, sans réseau, sans GPS… pour rien // Un Noël triste, tel que nous savons nous les construire // A nouveau un oedeme pulmonaire, à nouveau les soins intensifs, encore la peur // Le vide intérieur, abyssal //Échanger de longs mails avec lui et mesurer combien il me manque, souvent // La gastrite qui vient me terrasser : ou comment expulser l’année //

TRÈS BELLE FIN D’ANNÉE A TOUTES & TOUS

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L’ultime

Chère Toi,

Je viens te souhaiter avec un peu d’avance et par écrit cette année, une très belle fin d’année.

Pour l’année qui arrive à grands pas, je te souhaite de réaliser tout ce à quoi ton cœur aspire. Un travail très certainement, des liens renforcés avec les tiens, de l’amour sous toutes ses formes. D’être heureuse tout simplement.

Depuis quelques mois, nous ne marchons plus dans les mêmes pas. Je le regrette infiniment, mais c’est ainsi que va la vie je crois. Elle met sur nos pas les êtres dont nous avons besoin, pour un ensemble de raisons : grandir, se réparer, avancer, s’inspirer.

Depuis que nous nous connaissons, tu as été une amie très chère, un modèle souvent, un ancrage. Mon témoin. Je te suis infiniment reconnaissante d’avoir été cette personne, de m’avoir accompagnée sur des chemins nouveaux pour moi : de l’ouverture, du partage, de la solidarité, de l’humanité et surtout de la féminité.

La vie se charge aussi, de nous éloigner les uns des autres, peut être lorsque nous avons fini de jouer le rôle que nous avions à tenir dans nos vies respectives.

Je crois que cette heure est arrivée pour moi. Cet instant où mon cœur sait que notre amitié est fanée. Elle s’est nouée autour d’un voyage au Maroc, de week ends partagés, d’infatigables discussions, de concerts, de beaucoup de rires et tout autant de larmes, de joies diverses et de causes communes.

Merci infiniment pour cela.

Je te serre fort

 

Blanc

Un paysage de dingue, immaculé, sans bruit.

A cet instant, plus rien n’existe, c’est un magnifique moment suspendu.

La paix absolue, que rien ne vient troubler, pas même le ciel qui se fend par cet envol d’oiseaux.

Le silence et la paix, juste cela, lorsque tout autour tout vibre, bruisse, tremble…

Chemin faisant

C’est fou comme le temps passe, comme il file invariablement….

« On se voit bientôt ? On mange ensemble ? Dans 15 jours…. »

15 jours ont passé et on ne s’est pas rappelé, au bout de deux mois on ne s’est toujours pas revues mais ce n’est pas si grave, à bien y réfléchir.

Quelque chose s’est fané. Et on n’y peut rien.

Pourtant nous en avons vécu des choses.

Au travail d’abord. Les exaltations et les difficultés de l’accompagnement,  les aléas de la vie d’équipe.

Puis lorsque l’amitié est née, des étapes importantes et riches qui l’ont renforcée. Les voyages, les vacances, les week ends, les soirées, les repas, les rires souvent, les larmes tout autant, les combats communs, les concerts, le théâtre… Tous ces moments ont scellé un sentiment profond, que j’ai cru durable.

Mais le fossé s’est creusé. Mon mariage, sa séparation, mon changement d’emploi, son licenciement, son appétence croissante pour des courants spirituels dans lesquels je ne me reconnais pas. Le sentiment de toujours écouter (puisque je suis heureuse moi !) mais de ne pas l’être et donc de ne pas évoluer dans une relation équitable. Par conséquent épanouissante.

De manière insidieuse et pour des raisons que je m’attribue par ailleurs, la relation change. Les choses ne sont pas dites, elles flottent mais ne sont pas prononcées pour ne pas blesser.

Il y a dans l’amitié tellement d’amour au fond…

Dans cette amitié, il y a eu de ma part une admiration sans borne pour une femme de conviction, forte, courageuse.  Elle a été un modèle.

Et puis, ces dernières années, j’ai du grandir, me prendre en main, devenir plus forte. Je ne sais pas si ce que j’admirais chez elle est devenu mien. Peut être, différemment.

La vie se charge de mettre sur notre chemin les personnes dont nous avons besoin et les fait s’éloigner ensuite…