L’instant à soi

Depuis que j’ai repris à plein temps et bien que je sois « relativement » disponible (lire sans enfant, sans animal de compagnie et avec un Népou à mi-temps), je ne trouve plus de temps pour moi.

Ou plutôt, les rares instants à moi sont pollués par mes addictions aux réseaux sociaux types FB, IG, LdIn, Pint. Je n’en suis pas très fière et je le suis d’autant moins que cette nouvelle pratique (limite acharnée) me coupe de tout ce que j’ai toujours aimé faire profondément et qui me fait du bien : écrire, lire, méditer, faire mes petites cartes, mes exercices d’étirement, mes rêveries, mes trucs de fille.

Je me sens totalement envahie (mais par quoi à part le vide des réseaux sociaux ????), un peu coupée de moi aussi… Démunie pour me déconnecter, pour revenir à moi.

Alors j’ai décidé de fonctionner « kaizen », par petites touches, pour refaire le chemin vers moi.

 

Mon ici

C’est drôle…

Comme ce lieu vit sans moi, quand je ne suis pas capable de l’alimenter, quand l’écriture devient plus un poids qu’une aide, quand la balade quotidienne chez mes sœurs et frères de blogs ne peut pas s’envisager.

Pourtant, je reviens toujours. Malgré moi, victime consentante…

En ce moment, la vie me regarde avec un œil qui frise, se moque de moi, met de la couleur par touche, un peu… et puis les nuages circulent, à nouveau.

La vie, celle qui ne peut pas toujours se raconter.

C’est OK

J’ai envie de me nourrir exclusivement de légumes, de faire des gouters d’amandes plusieurs fois par jour : c’est ok.

J’ai besoin de larver et de ne rien faire, de laisser la maison proche d’un état apocalyptique : c’est ok.

Je prends un bain, débordant de mousse qui sèche la peau, et je trempe bien plus que nécessaire : c’est ok.

Je regarde des émissions relatives à la décoration et à la vie des animaux  des journées durant (merci Stéphane Plaza et C8) : c’est ok .

Je n’arrive pas à penser, à m’organiser, me projeter : ça fait chier mais c’est ok quand même.

Je vais 15000 fois par jour sur instagram, facebook et linkedIn (tout en regardant la tv) : c’est ridicule mais c’est ok.

Quelle que soit la couleur des jours à venir, c’est ok.

 

 

Écrire de là où j’en suis*

* en réponse à la bien aimée Christie

J’ai remis le chauffage ce matin, il fait terriblement froid dedans, dehors. C’est infiniment triste, sombre, comme cette période que nous avons à traverser.

Je suis restée à la maison, je me remets de mon intervention dentaire. Un moment fulgurant et néanmoins douloureux. J’ai traversé la journée, car je suis bourrée de médicaments.

Néanmoins j’ai terminé mon MOOC sur la GRH. J’ai adoré ! Adoré l’idée de me former gratuitement chez moi, quand et comme je le veux, à mon rythme, sur un sujet qui m’intéresse. Je trouve vraiment puissante cette nouvelle forme d’apprentissage, même si au final l’exercice est solitaire et ne permet pas de se confronter à d’autres apprenants. Il me faut digérer un peu mais je crois que je vais regarder de plus près d’autres sujets proposés sous cette forme.

J’ai laissé fleurir des envies, faute de pouvoir les mettre en application immédiatement : ré-amenager mon bureau pour l’investir autrement, pour me donner la place d’écrire, de m’occuper à mes « petits papiers », j’ai cherché en vain une formation de pratiques narratives dans ma région.

J’ai reçu un sms d’une amie avec laquelle je ne suis plus en contact, j’ai reçu des encouragements pour cette journée, ma maman poule est venue me visiter, j’ai réservé un week end en Ardèche avec mon Népou, j’ai cherché une robe cache cœur sur le net.

Les mots de mon ami de cœur ont creusé des sillons, le travail s’est immiscé dans cette journée.

Mais où j’en suis ? Vraiment ?

Et bien je ne sais pas…