L’instant à soi

Depuis que j’ai repris à plein temps et bien que je sois « relativement » disponible (lire sans enfant, sans animal de compagnie et avec un Népou à mi-temps), je ne trouve plus de temps pour moi.

Ou plutôt, les rares instants à moi sont pollués par mes addictions aux réseaux sociaux types FB, IG, LdIn, Pint. Je n’en suis pas très fière et je le suis d’autant moins que cette nouvelle pratique (limite acharnée) me coupe de tout ce que j’ai toujours aimé faire profondément et qui me fait du bien : écrire, lire, méditer, faire mes petites cartes, mes exercices d’étirement, mes rêveries, mes trucs de fille.

Je me sens totalement envahie (mais par quoi à part le vide des réseaux sociaux ????), un peu coupée de moi aussi… Démunie pour me déconnecter, pour revenir à moi.

Alors j’ai décidé de fonctionner « kaizen », par petites touches, pour refaire le chemin vers moi.

 

Écrire de là où j’en suis*

* en réponse à la bien aimée Christie

J’ai remis le chauffage ce matin, il fait terriblement froid dedans, dehors. C’est infiniment triste, sombre, comme cette période que nous avons à traverser.

Je suis restée à la maison, je me remets de mon intervention dentaire. Un moment fulgurant et néanmoins douloureux. J’ai traversé la journée, car je suis bourrée de médicaments.

Néanmoins j’ai terminé mon MOOC sur la GRH. J’ai adoré ! Adoré l’idée de me former gratuitement chez moi, quand et comme je le veux, à mon rythme, sur un sujet qui m’intéresse. Je trouve vraiment puissante cette nouvelle forme d’apprentissage, même si au final l’exercice est solitaire et ne permet pas de se confronter à d’autres apprenants. Il me faut digérer un peu mais je crois que je vais regarder de plus près d’autres sujets proposés sous cette forme.

J’ai laissé fleurir des envies, faute de pouvoir les mettre en application immédiatement : ré-amenager mon bureau pour l’investir autrement, pour me donner la place d’écrire, de m’occuper à mes « petits papiers », j’ai cherché en vain une formation de pratiques narratives dans ma région.

J’ai reçu un sms d’une amie avec laquelle je ne suis plus en contact, j’ai reçu des encouragements pour cette journée, ma maman poule est venue me visiter, j’ai réservé un week end en Ardèche avec mon Népou, j’ai cherché une robe cache cœur sur le net.

Les mots de mon ami de cœur ont creusé des sillons, le travail s’est immiscé dans cette journée.

Mais où j’en suis ? Vraiment ?

Et bien je ne sais pas…

Inside Home

Se lever quand le corps le décide

Prendre le temps, au moment du petit déjeuner, sans se laisser envahir par les trop nombreuses mauvaises nouvelles

Décider de tout ce à quoi cette journée ne ressemblera pas : stress, courses, désillusions, oubli de soi

Ranger, trier, faire le vide et sentir qu’à l’intérieur la pression retombe un peu. Laisser rentrer le soleil, s’autoriser pour quelques minutes seulement à ouvrir grand les fenêtres

En fin de matinée, prendre le temps de l’écriture dans les petits carnets, découper, assembler, s’adonner ces petits plaisirs qui désormais n’ont plus beaucoup de place dans le quotidien

Manger quand le corps le décide

Savourer le silence, la présence à soi

Aimer infiniment cet intérieur qui, enfin, ressemble de plus en plus à ce que je souhaitais en faire

Mon lieu, mon rempart, ma bulle, ma coquille de protection…

Intentions pour mon blog

Librement inspiré du joli blog « Vivre Vert ».

Bientôt 5 ans que je suis ici, déjà allais-je dire. 5 années à tracer des lignes, dessiner des contours, me chercher, me trouver souvent, tâtonner, construire pour moi.

5 années à jouer avec les mots aussi, à tenter de les rendre « lisibles », à vouloir partager ici, à me mettre à nue souvent.

Pour cette année 2017, mes intentions pour mon blog sont les suivantes :

  • rester vraie
  • continuer à trouver du plaisir dans l’écriture et le partage ici
  • explorer de nouveaux sujets, de nouvelles formes d’écriture peut être
  • poursuivre dans « l’exposé » de mes photos
  • aller à la rencontre de nouveaux bloggeurs et bloggeuses
  • arrêter quand le plaisir ne sera plus présent, ne me nourrira plus suffisamment

 

Hours and Hours

Je pourrais rester des heures lovée dans mon canapé à lire et écrire.

Je pourrais rester des heures à laisser s’égrainer le temps, à mettre loin les bruits, les contingences du quotidien, le tourment des questionnements et des incertitudes.

J’aime mon antre, plus que de raison, sans doute. J’aime sa douceur, la paix qu’il m’offre, la  manière dont il m’enveloppe.

Chaque chose ici a été choisie minutieusement, parfois en coup de vent, parfois sur un coup de tête, mais tout est moi,  familier, étrangement rassurant.

Ici je n’ai besoin de rien. Rien d’autre que la vue sur mes montagnes (un peu bouchée en ce moment mais je m’en contente), du thé,  du raisin sec, mes couvertures et une pile de journaux et de livres.

C’est mon programme pour une semaine…

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Refuge

Je reviens toujours ici.

Après des périodes de sécheresse en écriture, après les vides intérieurs, les humeurs en montagnes russes, les périodes de vacances, les doutes, les questionnements innombrables… J’ai toujours besoin de cet endroit.

Je pourrais me contenter de mes cahiers, je pourrais me satisfaire de mon seul regard sur mes mots. Mais ça n’est pas suffisant.

J’aime voir mon post finalisé, j’aime le risque de la critique (bon vous n’êtes pas des centaines ici, ça limite du coup… faut pas déconner non plus), j’aime les retours, les échanges.

Je n’appartiens ni ne fréquente plus aucune « communauté », aussi me manque des figures, des modèles en écriture , comme pêle-mêle  Sarah, Kloelle, Gicerilla, Rouge et la dernière disparue Coumarine. Les échanges ne sont plus aussi riches, intenses… Qu’importe, j’ai toujours ce besoin de venir me cacher derrière cet avatar, de faire perdurer l’aventure 9 ans après l’ouverture de mon 1er blog.

Je me rappelle de ce jour d’octobre où j’ai construit mon premier blog, la boule au ventre, excitée à l’idée d’oser m’exposer. Je me suis pliée à l’exercice quotidien du billet avec bonheur, en traversant tous les états possibles, en les partageant, en les transcendant.

Je n’ai que de bons souvenirs. L’écriture que j’appelle « exposée » m’a permis de prendre du recul, d’affronter mes réalités, de les transformer. Je me suis fait des amis, amis qui sont toujours dans ma vie aujourd’hui. Sans doute parce qu’ici et curieusement plus qu’ailleurs, je suis moi à 100 %, sans triche, sans complaisance.

L’écriture, depuis toujours est mon refuge, mon alliée. Il me semble d’ailleurs, qu’elle a changé, justement parce que je m’y adonnais de manière quasi frénétique au début. Je suis heureuse de constater que ce plaisir intense ne change pas, il m’apporte toujours autant, même si je lui consacre moins de temps, même si mes billets sont moins longs, souvent moins fouillés et travaillés. Pour autant, ce temps passé dans cet endroit est un temps pour moi, exclusivement à moi.

Précieux.

 

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Parolé, parolé, parolé…

Il y a quelque chose de curieux à venir ici.

Poser les mots (maux pour ce qui me concerne en ce moment). A s’exposer aux regards et aux critiques ou appréciations de personnes que l’on ne connait pas.

J’ai renoué avec le blog, tandis que mon aventure FB m’apportait questionnements et insatisfactions.

Je renoue avec l’habitude des mots du soir sur ce blog. Mais plus encore qu’avant, je guette les messages, les passages et les statistiques…. Parce que je me sens fragile peut être, parce que j’aime ce fil ténu qui me relie à d’autres que moi, à ma communauté d’âmes qui m’a souvent apporté plus que mes proches dans la « vraie vie ». Qu’adviendrait-il si nous nous rencontrions, serions nous ami-es, aurions nous les uns envers les autres la même attention….?

Ce sont des questions que me taraudent tant toutes mes relations amicales ont fini dans le mur. Il n’y a guère que dans le champ professionnel que j’ai tissé des liens solides mais qui ne se sont jamais transformés.

L’amitié est une géométrie variable.

Que peut il y avoir chez moi ? Est ce moi d’ailleurs ou bien les relations aujourd’hui qui s’effilochent à mesure que passe le temps. On zappe les personnes, comme on zappe à la TV, comme on clique à toute vitesse sur internet ?

Une profonde griffure.

2 h 34

Se lever parce que le sommeil est impossible à trouver.

Se faire un café. Le prendre devant la fenêtre grande ouverte. Goûter la nuit enveloppante, le silence. Déplorer déjà la trop grande chaleur.

Se laisser envahir par un certain nombre de pensées.

Compter le nombre de mails en souffrance auxquels il faut répondre, les coups de téléphone à passer.

Se dire que le courage manquera tout à l’heure pour donner à la maison un semblant d’apparence normale (on dirait qu’on a campé ici !).

Grignoter (off course)

Naviguer sur internet pour trouver une hypothétique robe chemise en solde, tout en sachant que la robe chemise ne me va pas. Aller sur facebook (quelle connerie ce facebook quand même) contempler la vie de mes nombreux non-amis

Me dire qu’il faut que je revienne par ici pour écrire. Car il n’y a guère que l’écriture qui remplisse tous mes vides.

 

Zéro constance

Je prends des décisions, j’en suis fière, je les affiche, les claironne, m’en vanterai presque… et puis je les abandonne lâchement.

Ainsi, j’avais décidé de me désintoxiquer de la télévision, quitter mon canapé pour mon confortable fauteuil de lecture. J’ai commencé un livre, que je n’ai pas terminé, puis un second. Dans l’intervalle mon Népou a acheté un écran XXL et la Une (ces fucking traitres) ont remis Grey’s Anatomy (no comment).

A ma sortie de la clinique qui fait perdre des kilos, je me suis inscrite dans une salle de gym. J’ai commencé à y aller tous les jeudis puis un sur deux, puis ça me devient de plus en plus difficile. A ma décharge il commence à faire beau et je préfère les ballades dans ma nature avoisinante que l’odeur testostéronée de la salle de gym. Excuse bidon, je te l’accorde.

Lorsque j’ai repris le travail j’ai pratiqué assidument méditation et pilates. Ça m’a fait un bien fou, je dois bien le dire. Je me sentais bien, j’étais contente de tenir… Et je commence doucement à lâcher à mon grand désespoir.

Chaque soir, en rentrant du travail, je me dis que je dois me poser pour écrire. Faire mes lignes, pour évacuer la journée et aussi construire mon écriture. Là encore zéro constance.

Ça me désole et me fais rire…

Tromperie

Cher Blog,

Depuis quelques semaines je te trompe.

Tu ne me croiras pas mais je suis allée faire un tour du côté de FB.

Moi qui ai toujours eu une certaine aversion pour cet outil, moi qui faisais de la résistance active, je me suis laissée tentée.

Tu le sais, l’anonymat, a toujours été hyper important pour moi même si depuis cette dernière année je lâche des infos, chose à laquelle je m’étais jurée de ne jamais céder.

Pourquoi j’y suis allée ? Je ne suis pas sûre de le savoir moi-même. Ce que j’aime avec cet outil ? Je dois te l’avouer, par grand chose au final.

J’ai toujours eu du mal avec l’immédiateté et j’y cède, notamment en postant mes photos. L’outil est figé, sans option, pas personnalisable. Synonyme donc de frustration pour moi.

Je crois que si je suis allée voir du côté de FB, c’est parce que l’envie d’écrire m’a désertée et aussi parce que je ne trouve plus beaucoup d’interactions nourrissantes tel que c’était le cas par le passé. Changer d’hébergeur à plusieurs reprises m’a fait perdre des lecteurs et nos échanges sont plus courts et souvent plus superficiels.

Peut être qu’au final, ils m’ont permis de créer des liens alors que mon objectif de départ n’était que l’écriture. Peut être qu’au fond, il y avait cette vraie part narcissique en moi.

Et puis il faut dire que FB a rallié beaucoup de monde et j’y ai retrouvé des copines bloggeuses.

Tu me diras que j’ai cédé un peu facilement c’est vrai, tu as raison.

Je me suis confrontée à quelques réalités.

J’ai cherché frénétiquement d’anciens amis et connaissances et me suis rendue compte que je n’avais aucune envie de renouer. Mon passé et bel et bien derrière moi. Par ailleurs, je suis saisie de voir à quel point les gens partagent sur leur vie privée, certains sans filtre aucun. Il y a dans FB un côté un brin voyeuriste qui me dérange.

Je me rends compte aussi que ma culture familiale puis personnelle sont assez loin des codes d’aujourd’hui. Je n’aime pas beaucoup partager. Je n’aime pas l’idée que mes connaissances sachent où je suis à chaque instant et ce que je fais. Tu objecteras que l’on poste ce que l’on veut sur FB et tu auras raison. Mais je me demande où sont les frontières, comment et où les poser. Tout semble si ténu…

Mes amis m’ont souvent dit que j’avais un culte du secret trop poussé. Il est vrai que je préfère écouter que parler, regarder que montrer. Sans doute est-ce trop… Mais  souvent, dans ma famille, on a piétiné ma vie privée, ne respectant ni mon intimité, ou encore les limites que j’avais pu poser. J’en ai été marquée et j’en ai souffert.

Alors ?

Alors je me laisse un peu de temps, on verra. Pour le moment, je n’arrive pas à me séparer de toi. Te savoir là me rassure. Toujours présent, disponible et si merveilleusement protecteur.