Mon Îl

Je n’envisageais pas que mon Népou devienne un jour mon ami, mon meilleur ami.

Un Népou pour moi est un compagnon, un charmant, un amant.

En ce moment, le mien joue un peu tous les rôles… malgré la distance

 

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Brouillon

Est ce parce que j’ai trop smsé, trop facebooké, est ce que parce-que j’ai basculé dans l’immédiateté que je n’arrive plus à me poser.

Me poser en mots, tirer les fils de cet écheveau intérieur, trier les émotions, les légitimer.

J’avance à vue.

Entre les déceptions, le manque de sommeil, les contrariétés et une somme de travail qui ne cesse de croitre.

De quoi, de qui j’ai besoin, où je vais, que dois-je mettre en place pour atteindre mes objectifs ? Je ne sais pas. Ou alors je ne sais plus. Ce n’est plus clair.

Je m’efforce de travailler sur moi, je me coache, je me dope au positif, je m’enjoins de me traiter avec bienveillance. Mais la tâche n’est pas aisée.

La vie est si courte, si fragile. J’ai le sentiment de la gâcher parfois…

Inner Side

D’où me vient cette rage, cette colère perpétuelle ?

De ma mère sans doute (il faut bien accuser quelqu’un…). Son sens aigu de la justice, son besoin de perpétuel de dire et pas toujours avec les formes, m’ont toujours impressionnée.

Je l’ai admirée pour ça. Elle et tant d’autres. Des femmes couillues, qui n’ont pas peur de monter au créneau.

Moi la taiseuse, la craintive, j’ai toujours laissé les autres faire. J’ai fui car j’ai toujours eu peur des conflits, des affrontements, du ton qui monte. Je n’en ai pas toujours été fière.

Je ne savais pas faire mais la colère me brûle depuis trop longtemps de l’intérieur.

Se respecter, prendre ses responsabilités, parler vrai m’est devenu indispensable.

Dire pour être en cohérence, me sentir alignée, en phase avec mes croyances et mes valeurs.

A mon âge, on ne fait plus semblant, on ne se cache plus derrière ses peurs d’enfant, de faux prétextes.

Mais dire c’est se mettre à dos, c’est prendre des risques pour lesquels personne ne remercie jamais, c’est s’isoler et créer des inimitiés.

Et ça aussi, il faut l’assumer…

 

 

2 h 34

Se lever parce que le sommeil est impossible à trouver.

Se faire un café. Le prendre devant la fenêtre grande ouverte. Goûter la nuit enveloppante, le silence. Déplorer déjà la trop grande chaleur.

Se laisser envahir par un certain nombre de pensées.

Compter le nombre de mails en souffrance auxquels il faut répondre, les coups de téléphone à passer.

Se dire que le courage manquera tout à l’heure pour donner à la maison un semblant d’apparence normale (on dirait qu’on a campé ici !).

Grignoter (off course)

Naviguer sur internet pour trouver une hypothétique robe chemise en solde, tout en sachant que la robe chemise ne me va pas. Aller sur facebook (quelle connerie ce facebook quand même) contempler la vie de mes nombreux non-amis

Me dire qu’il faut que je revienne par ici pour écrire. Car il n’y a guère que l’écriture qui remplisse tous mes vides.