Dimanche

Me réveiller tôt mais pas trop.

Suffisamment en tout cas pour ne pas entendre les rumeurs du jour. Suffisamment pour n’entendre que les oiseaux qui paillent un peu partout, annonceurs d’un printemps qui tarde à poindre le bout de son nez.

Partir au petit matin à l’assaut de ce jour si beau. Le soleil fait son apparition et même si les chemins sont encore gelés, il est là. Il vient éclairer la montagne, éclairer le bleu profond du ciel, déclencher des avalanches tout en haut qui me font lever le bout du nez de temps à autre.

Ces instants me font me sentir incroyablement vivante.

Rentrer, aérer la maison, laisser entrer les bruits mais surtout la chaleur qui monte (avant de retomber subitement).

Cuisiner pour l’heure du café.

Déjeuner en silence et seule.

Ce qui est pesant la semaine l’est infiniment moins le week end, où la pression retombe et où il m’est absolument nécessaire de déconnecter, de retrouver une forme de « respiration » normale.

Et puis l’heure du café avec eux. Il me faudra parler un jour des parents de mon filleul bien-aimé. De lui , dont je chéris la présence à mes côtés aujourd’hui. Nos débuts n’ont pas toujours été simples… mais notre relation a pris un tournant il y a quelques mois. J’ai fait un pas vers lui, je l’accepte comme il est et surtout, je le remercie d’être là pour moi.

Gratitude pour ce dimanche.

 

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Le son du dimanche

Cette chanson correspond si parfaitement à cette drôle d’année.

Difficile, incandescente à bien des égards.

Chaque jour, je suis révoltée par les dégâts causés sur l’environnement, parles décisions iniques qui sont prises, qui nous touchent directement mais plus encore, seront difficiles à porter et supporter par les générations à venir.

Je me sens démunie. Je trie, je fais attention à ma consommation…. petit maillon d’une vaste chaine qui ferme les yeux.

Il reste donc la musique et à poursuivre ces petits gestes qui à ma modeste mesure ne font que me rassurer.

Doux dimanche…

Le dimanche

Le matin, elle regarde les émissions religieuses. Elle écoute, se remémore, se connecte à son Dieu, désormais figure lointaine, auquel elle n’est plus très sûre de croire.

A 10 h, c’est l’heure de la pause, l’heure du thé ou du café brûlant, selon l’humeur.

Après seulement, elle concède à ce que je lui masse pieds et jambes, en l’absence du passage de l’infirmière.

C’est le moment où elle me répète que mes mains sont vraiment douces et que j’aurais dû en faire mon métier.

Et puis, l’air de rien, enfoncée dans son grand fauteuil, elle lance les hostilités  « papotage ». Le boulot, le mari, la famille… Elle radote un peu mais je la laisse faire.

Parce qu’elle aime bien et moi aussi. J’aime ses petits conseils, ses vieux adages, ce doux moment rien que pour nous 2. Un moment de présence l’une à l’autre, précieux.

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