Mortifères

Les relations d’équipe.

Qui laissent sur le carreau parfois tant tout se mélange, le personnel, le professionnel.

C’est du facebook en direct live, une réminiscence de cours d’école.

Sauf que nous sommes adultes, sauf que nous passons plus de temps ensemble qu’avec nos amis.

Curieux comme de petites choses prennent d’immenses proportions, curieux comme on ne se pardonne rien, au prétexte que nous sommes des collègues « de plus de 10 ans ».

Irrationnel de constater que l’affectif est partout, là où il ne devrait être nulle part au travail.

Il me semble, après quelques années de pratique, que dans le « social » les lignes sont toujours floues. Et éreintantes…

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Toucher du doigt le bonheur

Tous les invités sont définitivement partis. La maison est rangée (ou presque). La déco a retrouvé ses cartons. Les cartes de vœux ont pris place non loin de cartons de remerciements que nous devons envoyer.

Nous sommes mariés.

Une semaine déjà. Qu’il est cruel de passer une année à préparer un moment qui file si vite !

Pour autant, j’ai le sentiment d’avoir savouré chaque seconde de cette journée.

La préparation avec ma maman, la présence de mes filleules attendant derrière la porte de la chambre, mes témoins un brin tendues, mon filleul qui nous attendait sagement dans la voiture.

Et puis la surprise réservée par le Namoureux : son arrivée en cape et chapeau de cavalier.

L’arrivée à la Mairie, baignés par un joli soleil. Voir la famille et les amis qui se sont faits beaux et ont respectés le thème.

Et l’émotion…

C’est un ami qui s’est occupé de notre cérémonie laïque, d’une main de maître, avec le juste équilibre entre humour et anecdotes. Un joli moment.

Je me suis transformée en rivière au moment de la lecture de mes vœux.

Je crois pouvoir dire (sans prétention aucune) avoir vécu là un moment magique. Tout simplement. J’ai touché du doigt le bonheur parfait, un bonheur que je n’avais pas connu jusqu’alors.

Avoir la chance de se marier avec l’homme que l’on aime, entourés de tous les êtres qui nous sont chers, réaliser notre mariage dans un cadre et avec les prestataires que nous étions en mesure de nous offrir, c’est un vrai cadeau.

Si j’ai toujours souhaité (secrètement) me marier, je n’avais pas de rêves particuliers en la matière. Mon envie était que notre mariage nous ressemble. Qu’il soit simple, doux, sincère. Je crois que nous avons réussi cela.

Ce que cela va changer ? Rien et tout à la fois.

Mon Namoureux est devenu mon Népou, notre couple s’inscrit dans le temps, dans une famille, une nouvelle réalité.

Pendant une semaine, j’ai flotté. Je me suis repassé le film de cette journée, de cette soirée où je n’ai cessé de danser, m’amuser, apprécier.

Je garde les sourires, les mots, les étreintes, le moment partagé. Qu’importe ce qu’il se passe à partir d’aujourd’hui, nous avons vécu ce moment ensemble.

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Last wedding point (before the W Day)

Ce qu’il n’y aura pas à notre mariage :

Une marche nuptiale

La mariée avec voile et jarretière

Le marié avec un haut de forme

Une pièce montée

Des dragées dans de petits sachets avec des nœuds

Une grosse cylindrée qui brille et qui fait vroum, avec de grosses fleurs dessus et une pancarte « Just Married »

Un lâché de colombes

« Ah la queue leu leu » et la « Danse des canards » (sauf sous la torture)

Une pyramide de champagne

Des demoiselles d’honneur habillées en rose

Une choré de la mort pour ouvrir le bal

Une traine de 15 m de long tenue par des personnes de petite taille habillées en lutin des neiges (comprendre des enfants…)

Un jeté de bouquet, car tu las compris, il n’y aura pas de bouquet de mariée

MAIS

Un petit supplément d’âme (I hope so)

Trainer

Il fait froid.

Dehors et surtout dedans.

Je me suis levée, puis recouchée.

Je me suis habillée des vêtements du Namoureux. Larges, doux, chauds, empreints de son odeur.

Je traine sur le canapé, tentant, avant les jours fous qui approchent, de me vider.

Je regarde des reportages sur le Japon, sur Delphine Horvilleur que je découvre et que je trouve d’une inspiration joyeuse.

J’ai besoin de nature, de silence et d’écriture. Mais à mon grand désespoir, rien ne sort…

Trainer pour tenter de se recomposer un peu.

La poésie est partout

Dans le rai de lumière qui vient illuminer la table du petit déjeuner

Dans le souffle du Namoureux qui dort encore

Dans l’envol des oiseaux au dessus de ma tête lorsque je quitte la maison

Dans les nuages qui s’accrochent à mes montagnes

Dans le bruit du ruisseau qui gronde

Dans les jardins, avec ces farandoles de primevères …