Wedding point : LA robe

Enfant, lorsque j’allais à la Grande Ville avec ma maman, nous passions souvent devant cette boutique qui me faisait rêver. Grande devanture très classe, robes de mariée « de princesse », vendeuses magnifaïques.

Je me suis dit que lorsque je serais grande, c’est là que j’irais. J’aurais une robe de rêve, pour un mariage de rêve.

J’aurais 25 ans, j’épouserais un grand garçon brun, carré (parce que carré égal rassurant), avec un métier « sérieux » qui lui ferait gagner beaucoup d’argent. Nous aurions 2 enfants. Un garçon qui ressemblerait à son papa avec des cheveux très noirs et une fille, très blonde (je sais je sais). Nous aurions une grande maison en étage, avec une piscine.

Bref, ce serait le rêve d’une enfant de 11 ans.

Car évidemment, rien de tout cela n’a eu lieu, en dehors du Namoureux carré et brun.

Je n’ai plus 25 ans depuis très longtemps, les enfants, je ne t’en parle pas, quant à la robe de princesse, elle me fait tout sauf rêver aujourd’hui. Et puis d’ailleurs, je fais du 46 (qui dit 46, dit renoncement aux belles robes).

J’en reviens à la robe. Pendant un mois, j’ai farfouillé sur internet tout ce que j’ai pu trouver en terme de modèles, j’ai pinteresté tout ce qui a retenu mon attention. J’avais une idée à peu près claire de ce que je souhaitais : pas de froufrous, pas de meringue, pas d’ostentatoire, du simplissime mais un peu chic néanmoins.

Forte de mon pinterest et d’une matinée libre devant nous, nous voilà parties boutiquer avec mon auguste mère. J’ai découvert que dans ma Grande Ville il n’y a que peu de boutiques qui correspondent à l’impossible équation prix / taille.

Pour le fun, nous allons dans LA boutique. Hyper BCBG. Ah oui, j’ai oublié de te dire que je suis partie avec un complet jean / tee shirt et cheveux plats pour cette folle épopée. La dame de la boutique ne me prête donc que peu d’attention et se précipite au contraire sur un couple hypra bling bling venu récupérer une robe (trop moche la robe d’ailleurs). Auguste mère trépigne, je toussote, regarde ma montre et murmure que je vais m’en aller. Les temps doivent être durs car finalement la vendeuse daigne s’adresser à nous… pour nous informer qu’en fait, il faut prendre RDV. Arghhhhh. Briseuse de rêve va !!!!

Dans boutique numéro 2, je suis accueillie pas un charmant jeune homme (13 ans maxi au compteur), ultra gominé. Il me montre tout ce qui se fait de mieux (et qui fait mal aux yeux). Au final, mon choix s’arrête sur deux robes « sobres », visiblement les seules de la boutique. Le truc c’est que la boutique n’a pas de grandes tailles, elles se commandent. Mais le gamin surmotivé ne lâche pas l’affaire. Une de ses clientes « ronde », a réussit à entrer dans cette robe droite taille 44, pourquoi pas moi ? Il se précipite, va me chercher des chaussures et un soutien gorge, me tend la robe. Il est trop craquant, allez chiche ! Mais évidemment, je ne peux pas fermer la robe. Idem pour la seconde, j’arrive à peine à y entrer une cuisse. Il est confus, désolé (Pas tant que moi).

Parce que je suis partageuse, je te montre une des robes de mon pint’.

Affaire à suivre…

Delphine Manivet  <3

Robe Delphine Manivet

 

 

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Rétro # 6

Marine qui ne peut pas monter son groupe facho au Parlement européen : HI HA !!!

Le sport servi à toutes les sauces comme l’actu n°1 : tennis, coupe du monde de foot… Overdose

Le dossier envoyé malgré tout pour entrer dans la clinique qui fait perdre des kilos, wait and see

Copé qui propose une loi pour la transparence financière en politique : morte de rire. Mais pour qui nous prennent-ils tous ?

Plus de notes à l’Éducation Nationale : je n’y vois que du bien. Enfin une culture de l’encouragement à l’école !

Une longue conversation avec une collègue, qui entre dans le difficile parcours PMA. Se découvrir à ce propos alors que jusque là nous échangions peu et de manière très superficielle.

Une histoire d’héritage familial, à l’issue duquel on ne nous remet qu’une liasse de photos, tandis que les amis de la défunte (dont nous étions la seule famille) héritent de tout… Nous sommes terrassés et tristes. C’est l’histoire de ma famille et des liens qui nous unissent…

Les grèves multiples, parmi lesquelles celle de la SNCF qui a pourri le we anniversaire du Namoureux et le mien par ricochet puisque nous n’avons pas pu nous voir. Mais pour une fois (car je râle plus qu’il n’en faut contre la SNCF), j’ai été prise en charge et aiguillée avec chaleur et professionnalisme, cela mérite d’être souligné.

Ras le pompom de ces émissions avec des pâtissiers dedans, tous ces concours sont désespérants de vacuité

La carte des régions revue et corrigée : l’usage nous dira si cette décision prise sur le fil est bonne ou non

Un entretien d’embauche en juillet, ça me fait tout drôle. D’habitude je prépare les candidats à ce type d’exercice, j’avais oublié je crois. Le bonheur de voir mon CV sélectionné et les pétoches qui montent tranquillement.

Notre service, dont on sait avec quasi certitude qu’il mourra en décembre 2014 et, curieusement, des liens qui refleurissent.

Je me désespère de voir à quel point la situation de l’emploi dans les régions et en France est traitée avec légèreté, qu’elle ne soit pas prise à bras le corps comme cela devrait être le cas. Sur mon territoire les services comme le mien ferment les uns après les autres tandis que les personnes que nous accueillons se trouvent de plus en plus en difficulté sociale et professionnelle. Il y a urgence. A reconsidérer les contrats aidés, le RSa, la formation tout au long de la vie. Ce ne sont pas des mesurettes distillés ça et là qui feront baisser les chiffres du chômage, ni l’accompagnement de masse tel qu’il est proposé à Pôle emploi.

La pratique de l’EFT désormais de manière quotidienne ; l’impression d’y voir un peu plus clair…

 

Introspections

Les thérapies, les rencontres, les coups durs m’ont poussé loin dans l’introspection. Ma nature aussi. Depuis toujours, j’ai cette tendance naturelle au questionnement, à l’analyse.

Mes dernières lectures aussi, notamment en matière de psychogénéalogie, me font poser certains constats, m’invitent à faire des rapprochements et aussi des oppositions  :

– être élevée en nourrice par une nourrice qui elle même a été élevée par une nourrice

– choisir un homme absent tandis que la présence de mon père m’a toujours manquée, vouloir faire un enfant avec un homme qui habite loin, lors que la présence de mon père m’a toujours manquée : merveilleuse façon de me faire travailler ma peur de l’abandon

– travailler dans le social, comme maman, qui a cessé son activité lors de sa rencontre avec mon père. Son plus grand regret.

– avoir une addiction à la nourriture, comme mon père, comme sa mère avant nous

– avoir des grands mères « fertiles » qui ne voulaient pas d’enfants, une mère qui souhaitait une grande famille et qui n’a pas eu d’autres enfants que moi et moi…

– choisir un métier d’aide, d’accompagnement, alors que je me suis si souvent sentie seule

– déplorer la trop grande proximité familiale et avoir des difficultés à m’en affranchir

– choisir un taiseux, comme papa

– être colérique, possessive, de mauvaise foi comme la grand mère détestée et détester lui ressembler par ces aspects

– porter et revendiquer toutes les valeurs de la famille d’accueil et très peu me reconnaitre dans celles de ma famille

– avoir tant de mal avec le corps, dans une famille où personne ne s’est jamais écouté, n’a pris soin de son corps

– des maux d’estomac, des migraines, des problèmes de circulation, comme toutes les femmes de la famille

Des coïncidences et d’autres pas…

 

Je veille

Je m’assure qu’ils aient un CV qui correspondent à leurs compétences, un outil qu’ils seront en mesure de défendre

Ensemble, nous construisons une lettre de motivation fidèle à qui ils sont.

Nous les préparons en collectif aux entretiens, pour qu’ils soient au plus près de la demande des employeurs

Avec certains, nous préparons le chemin pour se rendre aux rendez-vous : prendre le bon bus, repérer le quartier

Avec quelques messieurs et aussi quelques dames, il faut s’assurer que la tenue et la présentation sont appropriées.

Je veille à ce que l’intégration en entreprise se passe au mieux, pour eux, pour l’employeur et au besoin, je joue un rôle d’intermédiation.

Je suis conseillère emploi et parfois symboliquement bien plus que cela. Confidente, grande sœur et à la marge mère…

Il arrive que certains ne voient que moi dans la semaine, n’aient de vraie relation sociale qu’avec leur conseillère emploi.

Mon métier consiste à accompagner, prendre soin de la relation que mes candidats entretiennent avec la valeur travail.

Quotidiennement, c’est ma mission. Travailler sur les représentations, accompagner (au deuil d’une profession que l’on ne peut plus exercer, d’une entreprise dans laquelle on n’a plus sa place).

Avec le recul et l’analyse aidant, je sais que je n’ai pas choisi ce métier par hasard.

Maintenant que je sais, il faudrait que je veille sur moi. Qu’enfin je prenne soin de moi…

 

 

Wedding point : mois 2

J’ai lu des kilomètres de blogs sur la question (qui m’ont donné envie de pleurer tant ils sont beaux)

J’ai ingurgité des kilotonnes de photos (thanks pinterest)

Je me suis ruinée en magazines spécialisés

J’ai fait des listes : des invités, des hôtels, des traiteurs, d’accessoires de déco, de prix pour la déco, de chansons, de magasins de mariage

J’ai fait du tri dans ces listes

J’ai rencontré des traiteurs : des boutiques familiales, de grosses machines à gaz sans âme, un jeune couple hypra dynamique. Rassurant.

J’ai fait mon premier chèque pour la salle (glurps). J’ai découvert qu’il y a très peu de salles dans mon coin et surtout très peu de salles vraiment accessibles financièrement.

On a tranché sur les couleurs : rouge et gris anthracite

On a trouvé LE faire part

On s’est dit : allez, on fait un save the date, non le save the date c’est trop modeux, c’est pas nous. Allez si, on fait un save the date délire (mais on n’est pas sur le même délire…)

On est à peu près ok sur la déco : simple et pas chichiteux, en dehors des modes actuelles (rétro chic, guinguette, champêtre, romantique, écolo) MAIS avec des ballons.

La wedding team est au complet, le weeding week end est calé, le célébrant pour la cérémonie laïque est trouvé (Olé !)

On a répondu à 10000 questions (au moins), attention, c’est dans le désordre :

se marier ? mais pour quoi faire ?!!! ; dépenser autant d’argent par les temps qui courent, c’est une hérésie ! ;  je te le donne en 1000 t’es enceinte ? (mouhaha) ; à votre âge, ce sera un petit mariage non ? ; à ton âge, tu ne seras pas en blanc au moins ?! ; tu as pensé à mettre le cousin Jérôme dans ta liste (pas vu depuis 10 ans) ; une célébration laïque, c’est quoi ce truc ? c’est pour faire comme les américains ? tu pouvais pas te contenter de la mairie ? (coche la mention inutile) ; dis, pas de robe meringue, hein, parce que bon, invites ta grand mère, ça fera plaisir à ton père (re mouhaha).

Dans 10 mois, sûr, je peux devenir wedding planeuse 😉

 

Trop drôle

Je ne suis pas assez grosse.

Dingue !

Je m’explique :

voilà plusieurs mois que je souhaite suivre une cure de « réadaptation alimentaire » (je sais, ça fait frémir…). Au moment où je me sens prête, je prends de l’info et apprends que je ne peux pas en  être.

Mon IMC n’est pas supérieure à 30 (ce qui est plutôt rassurant, certes), donc la cure n’est pas pour moi.

Je suis dépitée et triste, j’y voyais la solution ultime à mon hyperphagie…

Il y en a…

Il y en a :

Que je n’oublierai jamais

Que j’ai oublié, si tôt qu’ils ont franchi la porte de mon bureau

Que j’ai gardé longtemps en tête car leurs situations m’a inquiétée

Avec lesquels j’ai ri aux éclats, que j’ai fait pleurer, que j’ai profondément énervé, qui m’ont poussée à bout

Qui m’ont ouvert les yeux sur le monde, m’ont redonné du courage, m’ont émue,  fait relativiser

Qui m’ont fait désespérer de la nature humaine

Qui m’ont fait penser que la recherche d’emploi serait du tout cuit et je me suis trompée

Qui m’ont fait penser que ce serait un long accompagnement et je me suis trompée

Que j’ai apprécié immédiatement et avec lesquels j’aurais apprécié devenir amie

Qui ont trouvé un travail immédiatement par un heureux concours de circonstance et qui pensent que je suis une super conseillère, qui n’ont pas trouvé par mon intermédiaire et qui pensent que je suis une super conseillère

Qui ont trouvé un travail par eux-même et pensent que je ne sers à rien, ne cherchent pas seuls et pensent que je ne sers à rien

Qui ont trouvé un travail par mon intermédiaire et me remercient encore plusieurs mois après, qui ont trouvé un travail par mon intermédiaire et ne m’ont jamais recontactée

Qui tutoient comme si j’étais une copine et d’autres qui donnent du Madame Cloudy à n’en plus finir

Qui m’ont bluffée par leurs ressources, par leur courage à toutes épreuves et ceux qui pleurnichent et auxquels je mettrais un bon coup de pied au *bip*

Que je ne reverrais jamais et c’est bien, que je croise de temps en temps et c’est bien, dont j’aimerais avoir des nouvelles parce que cela me ferait plaisir

Qui se sont ouverts sur leur vie, d’autres qui demeureront des mystères

Qui ne souhaitent plus me voir et d’autres qui m’envoient la famille et les voisins du quartier

Tous ont contribué à faire la personne et la professionnelle que je suis…