Que la campagne est belle

Passer la soirée « à la ville ».

Se balader dans LE parc, saturé de poussière, avec des personnes qui courent dans tous les sens. Jolies baskets qui flashent, casques sur les oreilles, portables sur le bras, bracelets connectés aux poignets.

Sans cesse, le bruit de la ville. Voitures, motos, sons divers… Impossible pour mon esprit (agité) de se poser.

Dormir dans un  immeuble entouré de routes hyper passantes.

Être dérangée par des « promeneurs du soir » qui parlent sous les fenêtres à des heures indues, sans chuchoter.

Mal dormir car il est impossible d’ouvrir la fenêtre.

Être réveillée par le ramassage des poubelles à 6 H 30.

Que la ville est moche ! Stressante à souhait, étouffante, enfermante. Je ressens, et de plus en plus, une certaine violence en ville.

Je ne suis évidemment pas objective mais, comme il est bon de vivre à la campagne (même si elle ressemble de moins en moins à la campagne) !

Pouvoir respirer le bon air, savoir ce que le silence de la nature signifie, pouvoir toucher et serrer des arbres en bonne santé. Quelle chance de se sentir complètement connectée aux éléments. Poser son regard sur du beau, du coloré, du qui semble vivant.

Je ne comprends pas certains choix architecturaux d’abord, politique ensuite en matière de gestion des ressources. Il me semble qu’il y a urgence. Urgence à respecter et préserver les ressources que nous avons (encore un peu) à disposition.

Je me sens libre, à ma place, à la campagne et plus encore au creux de mes montagnes. Je me sens connectée à l’essentiel. Est-ce parce que j’ai la chance de vivre là, est-ce parce je m’intéresse un peu plus à l’écologie, à la préservation de nos patrimoines, est-ce parce que j’ai eu la chance de voyager à l’étranger dans des espaces sauvages et relativement protégés ?

Par ailleurs, j’ai vu le film Demain qui m’a particulièrement interpellée. Il y a tant à faire, à tant de niveaux pour que nous ayons tous la chance de vivre mieux, dans des espaces mieux gérés. Je me sens en responsabilité, un devoir de conscience peut être, pour apporter ma pierre à l’édifice.

2016-08-04-18-51-37

Rétro # 7

En juillet, je me suis mise à aimer Juppé : un truc de dingue quand même !

Je me suis abonnée au sourire de la semaine de Mathieu Ricard.

J’ai descendu plusieurs tablettes de chocolat et des bières aussi…

Le Namoureux a acheté une TV, grande comme ça (un truc énorme donc), qui prend beaucoup de place dans le salon et surtout dans son quotidien à lui. Copine bloggeuse je te le dis, la TV est l’ennemie de la femme.

Israël / Palestine, un éternel recommencement… La Syrie, Le Mali et le Nigeria seraient-ils loin ?

Je n’ai PAS fait les soldes… MAIS  j’ai acheté 3 nouveaux vernis, ce qui portent le total à 12 (évidemment je ne les mets pas tous… no comment).

Les chiffres à l’UMP : 74, 5 (millions de dettes), 24 000 (euros en billets de transports pour Mme Copé), 8500 (euros, le salaire de Geoffroy Didier), 300 000 (frais de transports de François F.). Ça laisse pensive la dyscalculique que je suis…

J’ai béni le ciel de faire tomber la pluie : j’aurais fait un carnage chez le voisin. L’équation bande de jeunes + piscine + rires animaliers + cris en tout genre (oui oui en tout genre) n’étant pas compatible avec mon actuel besoin de sommeil.

Pas très loin de la France, un khalif auto-proclamé. Ce monde décidément me fait frémir.

Un entretien qui n’aboutit pas et me voilà condamnée à rester encore pour quelques temps à Maison Compagnie, à mon grand désespoir. 2014 année de la loose.

Ma voiture égratignée à cause de ce f***ing Tour de France : RAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!

L’échec de la FIV 3 a autant affecté notre gynéco que nous. Pour une fois, nous faisions vraiment équipe. Je coupe définitivement les ponts avec la PMA et tout ce qui s’y rapporte.

Des couples autour de nous qui se séparent. Des hommes, des femmes, qui sont nos amis, que nous aimons et dont nous regardons impuissants le couple se déliter.

Un été pourri, presqu’autant que notre quotidien.

Une institutrice assassinée dans l’exercice de sa fonction.

Des avions qui tombent comme des grêlons.

Wedding point : la robe est achetée, la chanteuse est libre pour la célébration laïque, le week end parents est calé pour les dernières dégustations. Olé !

En juillet, nous avons livré des batailles… dont nous ne sommes pas prêts de nous relever…

 

Savoureux week-end

Dans le tourbillon qui est le mien en cette fin d’année, j’ai le sentiment de ne plus m’appartenir.

Tout va vite tout le temps, je n’ai plus, malgré un temps de travail de 30 heures / semaine, un espace suffisant pour moi. Me poser, lire, écrire… toutes ces choses qui me nourrissent. Notre société, je crois, génère trop de bruit. Un bruit superficiel et nocif, un bruit dans lequel je ne me reconnais pas et qui me perd.

Aussi, me retrouver dans une relative solitude et dans le silence ce week end m’a procuré du bonheur et une certaine paix intérieure.

Je me suis d’abord occupée de ma maison laissée en friche depuis plus d’un mois. Tout s’est accumulé, poussière, fringues, documents administratifs. J’aime infiniment prendre soin de mon nid. J’aime quand tout est propre, bien rangé, quand ça brille et sent le propre. C’est drôle, parce qu’enfant, j’étais désespérée de voir ma mère briquer, d’être si attentive à notre intérieur, ce qui pour moi était une perte de temps. Je me disais que plus tard, lorsque je serais grande, j’aurais les moyens d’avoir quelqu’un pour le faire à ma place. J’en rêve encore parfois, il est vrai, mais j’aime m’investir pour mon intérieur. Je me sens bien lorsque je sais mes placards rangés, les choses à leur juste place. J’en tire un vrai plaisir, certes temporaire mais réel.

J’ai réceptionné dans la matinée un nouveau canapé. Un vrai canapé d’adulte, qui donne à notre salon une physionomie nouvelle et douce. Je dis adulte car jusque là, je ne possédais que des meubles achetés lorsque j’étais étudiante, certains d’occasion. Ce qui donnait un intérieur disparate, sans trop de caractère ni d’harmonie. Ainsi, après le lit nous voilà les heureux proprios d’un canapé MAGNIFIQUE. C’est con et drôle à la fois ce sentiment de s’acheminer vers autre chose, un tournant dans mes goûts et aussi, d’une certaine manière dans ma vie. Cette nouveauté me met en joie, comme une enfant avec un nouveau jouet.

J’ai écrit, colorié des mandalas, fait des découpages en vu de mes collages. C’est ça le temps pour moi, pour mes bidouillages, pour mes RDV avec moi (avec l’artiste comme le dit Julia). Un temps qui m’est nécessaire, notamment pour écrire. L’écriture ma meilleure amie, ma béquille de toujours, un besoin physique, de l’ordre du vital. Modestement, tranquillement, juste pour moi.

Trainer. Voilà plusieurs mois que je ne traine plus. Trainer à la table du petit déjeuner, sur le divan avec plusieurs revues de filles, au lit, dans la salle de bain. Trainer et tout laisser derrière soi.

J’aimerais que pour la semaine à venir, tout soit aussi savoureux…

Des claques (qui se perdent)

Aux deux François. Du Vatican et Hollande. Le premier oublie que la France est un République laïque. Foulée aux pieds certes, mais quand même. Avant d’aller donner des conseils qu’il commence d’abord par faire le ménage devant sa porte, ce ne sera pas du luxe. Le second, Président de tous les Français qui distille des inepties à chacune de ses apparitions. Faire remonter la courbe du chômage d’ici la fin de l’année ? Il s’agirait alors d’un miracle. D’un pur et simple miracle. Sa formation pour un chômeur sur deux est un mensonge éhonté, impossible à mettre en place, puisqu’il n’y a pas d’argent et que cela ne suit pas sur le terrain, quant aux contrats d’avenir ils sont très loin d’être tous signés à une époque où les entreprises n’ont que quelques mois de lisibilité devant eux.

A ce guichetier de la gare SNCF que je fréquente habituellement. Il y a 3 mois que j’ai pris mes billets à moindre cout (25 euros) pour l’anniversaire de Namoureux. Mon train a été annulé pour cause de grève. Je dois ressortir la modique somme de 100 euros pour m’assurer que mon week end se réalisera vraiment. 100 euros ! Je m’étonne auprès du guichetier qu’aucun geste commercial ne soit fait à mon endroit. Puisque  » j’insiste », il va ME monter MON dossier administratif (il est 18 h 50), afin que mes 25 euros soient remboursés. Il fulmine, grommelle, je reste stoïque. Je m’étonne de nouveau que l’on me rembourse si peu ( j’en déduis, méchante fille que la grève est rentable ?!). Hors de lui, Monsieur me demande si je ne veux pas qu’il m’offre sa carte bleue. Puisque tu en parles, si. Parce que je n’ai rien contre une énième grève qui pénalise encore et toujours le voyageur-contribuable-vache-à-lait mais un peu de respect, un peu de patience, parce que je choisis contre vents et marées à venir à ton guichet pour le faire vivre, ce n’est pas du luxe. Dorénavant j’irai sur internet pour m’éviter les  grommellements d’un guichetier acariâtre.

Aux nuées de touristes asiatiques, à l’instinct grégaire. Ils envahissent littéralement nos édifices, armés jusqu’aux dents d’appareils numériques dernier cri, bousculent, mitraillent, se déplacent en grappe et à toute vitesse, jacassent, touchent  à tout en se souciant rarement de l’autre. L’autre, celui qui a envie de prendre son temps, de contempler tranquillement les œuvres sans risquer de me faire percer le tympan. Cette absurde courses aux temps, à la possession, me rend dingue.

Dans le même registre, je distribuerai quelques claques à des enseignants croisés aujourd’hui au Musée des Arts et Métiers. En préalable et avant de me faire des ennemis je ne milite nullement pour un art élitiste. Bien au contraire. Mais ce qui me rend dingue, ce sont les profs qui CRIENT des chuuuuuts à tirelarigot dans un musée, qui menacent de prendre des carnets, qui rigolent entre profs mais n’interviennent JAMAIS quand les élèves partent dans tous les sens. La visite au musée, vire à la classe de mer. Et moi, pauvre naze qui aie payé mon billet, je ne profite de (presque) rien parce que des gosses en goguette ne savent pas se tenir.

Pour finir, je mettrai des coups de boules à des femmes et hommes, de tous âges confondus, qui ont besoin dans les transports en commun de partager leur intimité dans les menus détails. Tout se partage aujourd’hui sans plus de limite. Du week end en famille, à la soirée entre portes. On parle fort, on rit sans se soucier de l’autre… C’est moi ou bien.

Ca va toujours mieux en le disant…