Depuis

Merci pour vos messages et vos attentions, ici et ailleurs.

Je suis toujours bouleversée par cette relation, bien que nous ne nous connaissions pas, par ce qui peut se créer de loin en loin.

Du fond du cœur ❤

Depuis….

Ma filleule a passé son Bac brillamment et bientôt elle prendra son envol. Mon grand filleul va fêter ses 25 ans dans quelques jours. Ces charmantes personnes que j’ai vu naitre , lui le cheveu hirsute et le regard décidé, elle la bouille rose fripé et le poing fermé. Ils grandissent, ils évoluent, ils deviennent des adultes courageux et passionnés. Ils sont la fraicheur et la jeunesse de nos envies.

Je suis partie en vacances, un peu. Jamais je crois ces courtes vacances n’ont été aussi rasserenantes pour moi, pour nous. Dès le lendemain de mon retour, certes, le quotidien s’est abattu sur moi. Mais j’ai aimé chaque seconde de ces moments faits de soleil, de repos, d »amitiés, de balades culturelles…. et de beaucoup de bières. Je déplore que ma vie professionnelle aille de plus en plus vite, avec moins en moins de temps pour l’autre. Celui du bureau d’à côté, celui avec lequel nous passons le plus clair de notre temps.

J’ai assisté à une formation action sur le coaching. Un moment fort riche et intéressant, un moment violent aussi…. où je me suis rendue compte que je n’étais pas forcément faite pour le collectif, pas tout de suite. Nous étions peu nombreuses mais je les ai toutes « reniflé ». La bonne élève, la rebelle, la chercheuse de détails, l’opportuniste. Et je n’ai pas eu envie.

Mon corps a fait des siennes, encore. Beaucoup, me laissant fatiguée, irritable, émotionnée…

J’ai cherché l’énergie d’écrire, de poser pour moi tout ce qui me pèse mais je n’ai pas pu. Pas plus ici qu’ailleurs. Mes démons, les plus anciens ne font que me poursuivre, sans que je ne parvienne à les faire disparaitre, ou les alléger.

Et puis la nature est partout, vivifiante, nourrissante…

Bel été 😉

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Le tunnel

La période est compliquée, c’est vrai.

J’ai l’impression d’entrer dans un long tunnel et que l’énergie que je dois déployer pour en venir à bout est incommensurable.

Dans mes rares souvenirs d’adolescence, les choses ne se passaient pas trop mal. Ce n’était pas très heureux mais pas difficile non plus.  J’étais heureuse de grandir même si j’ai très tôt eu des formes et que très tôt ces formes m’ont fait passée pour bien plus âgée que je n’étais. Les règles, les seins, mes hanches, ma taille étaient une manière d’accéder à « autre chose ». Bien sûr, il y avait déjà des questions de poids. A 13 ans j’entamais un régime drastique. Mais rien d’aussi remuant, bouleversant, « dedans comme dehors »

Tout ce que je traverse en ce moment, le tunnel donc, m’égratigne, réveille de vieilles blessures, m’empêche de dormir, m’irrite.

J’ai le sentiment, au propre comme a figuré de changer de peau. Car je change de peau… Mes cheveux aussi changent. Cette mue est un peu cruelle. La peau sèche, irritée, assoiffée, terne. Pareil pour les cheveux, mes cheveux que j’aime tant et pour lesquels je nourris une certaine passion (ça reste entre nous bien sûr !)

Le reste ? Il est immense.

La colère est revenue m’habiter (m’a t elle jamais quittée seulement ?). Celle qui me met en rogne devant les incohérences de ce monde, devant les conventions à la noix, les faux semblants, les règles. J’ai envie de décoller les étiquettes. La gentille, la consensuelle, la « cadrée ». J’ai envie d’exploser les moules. Professionnels notamment. Les incompétences, les hypocrisies, les paroles vides me lassent.

Ma mère ne me « reconnaît » pas, une de mes amies m’a dit que je manquais de « rondeurs dans mes relations », un comble (si tu me suis un peu tu vas hurler de rire) ! Ces remarques m’agacent, me blessent. Quand faudra-t-il cesser de s’excuser, d’être qui on a envie d’être ?

L’adolescence nous fait rentrer dans le vif de la vie. Tout est ouvert, tout est permis, tout est à créer. Aujourd’hui et avec le recul, je regarde toutes les limites, les barrières que je me suis mises ou imposées, tout ce que je rêvais de faire et que je n’ai pas fait. Par crainte, peur, manque de confiance. J’ai des regrets… Beaucoup de regrets.

J’entre dans la deuxième période de ma vie. Et elle me dévore de l’intérieur.

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Je mange

Quand ma belle mère, qui vient une fois par an chez nous, m’appelle pour me dire qu’elle a calé son planning de visite… »Est ce que ça te va ? ». Comment te dire…

Quand l’enfance me revient comme un boomerang dans la gueule et que la petite fille saigne de ce qui n’est pas cicatrisé.

Quand l’injustice est tellement grande et criante mais que personne ne bouge (pas même moi).

Quand je constate que pour avoir des nouvelles, c’est à moi d’appeler. Tout le temps, invariablement.

Quand je n’ai pas de solution pour moi, quand je tourne en rond, quand je me sens « improductive ».

Quand je suis en période down. Fatiguée, le cheveu plat, l’œil de qui se défrise, la bouche en banane inversée (down quoi).

Quand j’entends les infos (pourtant à dose hyper homéopathique) et qu’elles me flinguent (où va l’humanité bordel de marde ????)

Quand je ne pense qu’à manger et surtout du sucré….

Je mange l’absence, je mange les doutes, je mange les peurs, je mange le vide.

(Sinon, tout va bien t’inquiète 😉

Mood

D’un coup, avoir très chaud. Ranger les couvertures, commencer des cures pour la circulation sanguine, commencer à craindre pour mon quotidien de travail sans clim’. Puis avoir à nouveau froid, ressortir les couvertures, me ressentir subitement respirer à nouveau.

M’extasier devant la nature qui explose chaque jour. Devant ces couleurs éclatantes qui jaillissent de partout, m’en délecter, remercier la vie pour cela. Sourire à l’écoute du chant des oiseaux, à la vue de ce héron. Chérir la chance d’être là et d’aimer cela.

Ronger mon frein au cours de cette longue réunion. En sortir dépitée et penser, pour moi et seulement pour moi, que la fonction publique a parfois des talents fous pour se tirer seule une balle dans le pied. Détester ces moments improductifs alors que chacun, individuellement, nous sommes au taquet.

Mettre ma confiance dans les gens, toujours, au premier RDV, puis au second, puis au troisième. Et puis au cours de cette semaine et pour la première fois me « faire couillonner ». Grave. Et ne pas aimer cela.

Passer ces quelques jours ensemble. Aimer follement cela. Et mettre des mais partout.

Avoir cet échange téléphonique avec elle, parler de MA préoccupation du moment et me sentir ridicule lorsqu’elle laisse aller le flot de ses tracasseries quotidiennes. Évidemment, nous ne jouons pas dans la même cour. Le cancer crée des fossés que je ne sais pas combler.

Douter. Toujours, de moi et de moi et encore de moi.

Boire les mots de Chine Lanzmann, me mettre à vénérer Chine Lanzmann.

Acheter une jupe rose, en tulle, trouver ça un peu décalé et adorer ça. M’offrir du décalage (je suis en pré-ménopause, j’ai le droit !).

Chercher des respirations.

Décider de ne pas partir en vacances cette année…

Quitter définitivement FB et me sentir mortifiée de l’avoir fait (je suis un monstre, ou plutôt non, FB a créé une monstresse).

Pleurer devant Grey’s Anatomy. Systématiquement. Ne me demandez pas pourquoi…

 

 

 

Les choses arrivent quand elles veulent…

Chaque année, en début d’année, je remplis la liste de mes envies, pour qu’elles s’inscrivent, pour qu’elles prennent corps, pour qu’elles s’envisagent en tant que projet à réaliser.

Cette année, à la fois je n’en ai pas eu le temps et surtout et surtout ma liste n’avait pas de « corps ».

Mes intentions printanières commencent à pousser :

– bouger mon corps, le remettre tranquillement en mouvement et surtout le reconnecter à la nature,

– m’éloigner de la TV et des réseaux sociaux (je suis accro à instagram, c’est hyper moche) et me replonger dans mes livres, ils me manquent,

– trouver ABSOLUMENT une activité pour la rentrée. Du doux, du pas prise de tête, du flexible,

– me consacrer cette année, me recentrer, faute de m’épanouir professionnellement,

– étudier de plus près l’alimentation intégrative (si ça te parle, on s’en parle en mp),

– « étudier » la ménopause et ses effets, lesquels me rendent bien plus sensible que je n’étais déjà…

– aménager mon bureau qui ressemble à un vaste chantier et non plus à un lieu de lecture et de réflexion (je ne comprends pas pourquoi je peux organiser et ranger TOUTE la maison, sauf le bureau…),

– choisir le sens que je dois donner à ma vie…

La vie choisira ce qu’elle réalisera en 1er.

 

 

Conversation intérieure

J’ai besoin de beaucoup dormir = la faute à la grippe dont je peine à me remettre.

J’ai des valoches, la peau qui tire, tout le temps soif, froid, puis chaud. Je suis capable de pleurer devant une pâquerette et d’avoir envie la seconde suivante de dégommer tout ce qui passe = la faute à la pré-ménopause.

Je ne sais pas pourquoi tout cela me fait penser au printemps, qui peine à sortir. Des bourgeons, quelques fleurs puis le froid, puis la pluie.

La pluie me rassure. Elle me donne des excuses. Celle de ne pas sortir, celle de n’avoir pas à partager que je reste chez moi, car ma vie sociale est un innommable désert, je ne parle même pas de ma vie culturelle. Je ne peux pas faire l’aveu que tout me coûte, tout me pèse. Parfois, je déplore ce quotidien dépeuplé de visages, d’amitiés et parfois la solitude est un confort que j’apprécie…

J’aime mon nouveau travail. J’accompagne des personnes qui en l’occurrence sont mes collègues. Nous portons, pour la plupart, les mêmes valeurs fortes de service public. Je peux dire que je fais de vraies rencontres qui me font réfléchir et avancer, autant que je leur donne de grains à moudre. C’est fluide. Fluide et tellement difficile à côté. Quand aurais-je le plaisir absolu et plein de me lever pour aller bosser, pour faire ce que j’ai à faire en sérénité. J’ai peu connu cela dans toute ma carrière professionnelle. Le domaine du social est finalement très auto-centré. Il me semble que nous avons des années lumière de retard. En matière de management, d’anticipation, de projection.

Combien de temps vais-je rester ? La question est plutôt, combien de temps peut-on tenir en équipe réduite, à 40 heures de travail par semaine, sans feuille de route, sans reconnaissance, avec la bride serrée, sans pouvoir se former sur l’année à venir. Fondamentalement, je n’apprends rien. Je fais des rencontres, je me nourris mais c’est tout.

Je n’ai pas l’énergie de chercher ailleurs et pourtant, chaque jour, je pèse le pour et le contre. Pourquoi j’aime certaines choses, fortes, qui font sens pour moi. Comment je fais pour transiger avec d’autres choses qui me paraissent totalement iniques… Je ne sais pas. Je me lève, j’y vais et le lendemain j’y retourne.

Hyper dur d’avoir plus de 40 ans et la peau sèche…

Ça caresse

J’ai une gueule de canard : rapport à mon herpès labial qui fait littéralement tomber ma lèvre supérieure sur ma lèvre inférieure.

Dans cette situation (la 3ème fois en 4 ans quand même), je me suis découvert patience et humilité (et il en faut avec la gueule que je me paye !).

Bref, quand le destin s’acharne à ce point (si si j’insiste), il faut prendre un peu de recul et considérer la situation.

J’ai le sentiment de m’acheminer vers un « après », dont je distingue la silhouette floue, sans savoir vraiment comment l’atteindre.

Le mal être du moment s’exprime avec violence et je ne peux que le considérer, lui laisser de la place. Il est sans doute le signe de ce qui s’agite à l’intérieur et ne peut se dire, ou bien qui se dit mais n’est pas entendu.

J’accepte, j’accueille les maux du corps. Je n’ai pas vraiment d’autres solutions d’ailleurs. Je laisse passer la tornade, je repose mon corps. Je dors, je lis sous la couette avec mon thé fumant, je médite, j’écris, je remplis mes carnets, je vais me recueillir dans les écrits inspirants de mes « maîtres » (dont il faudrait que je parle un jour ici). C’est sans doute de cela dont j’avais besoin depuis tant et tant de semaines. Le silence, le repos total.

Voilà plusieurs semaines que je me dis que j’ai besoin de temps pour moi et exclusivement pour moi, pour m’adonner à ce qui me ressource et me fait du bien. Sans cet arrêt forcé, je n’aurais pas pris le temps. de me poser, de me reposer, de me remettre au centre, le mien, tout simplement…

 

Lister pour ne pas oublier mes envies

Me former : à l’EFT, à la pratique narrative ;

Manger mieux, cuisiner plus souvent et prendre de l’info à propos de l’alimentation intégrative ;

Consommer moins de choses inutiles ;

Multiplier les RDV culturels ;

Voyager ;

Prendre soin de moi ;

Méditer, plutôt que de m’avachir devant la tv lorsque je rentre le soir ;

Me fixer des RDV avec moi (méthode Chine Lanzmann)

Prendre le temps ;

Prendre le temps ;

Prendre le temps ;

Tenter de faire 15 min de vélo d’appart le soir ;

Aux beaux jours, reprendre la marche rapide ;

Renouer avec moi, tout doucement…

Chercher la procrastination

Les articles sur la procrastination fleurissent, de même que les billets de personnes qui mettent en place des « trucs » pour cesser de procrastiner.

Ce qui, je dois le dire, me laisse songeuse, sans pour autant le critiquer.

En effet, je n’ai qu’une envie : PROCRASTINER !!!

Prendre le temps, voire même le perdre, à se poser, à ne rien faire est devenu un réel besoin pour moi. J’ai besoin de vide, de moments de contemplation et bien sûr de méditation. Dans ma tête, il m’est nécessaire de laisser de la place pour me retrouver un peu, pour m’ennuyer si nécessaire, pour contempler la nature, pour faire une pause tout simplement dans un quotidien qui me dévore parfois.

Ce besoin de me retrouver avec moi est assez récent. J’ai vécu, en effet, des moments très anxiogènes de solitude, tandis que je les recherche fortement aujourd’hui. Rien n’est plus ressourçant pour moi que ces moments de silence, mes moments d’écriture, de lecture…. de paix intérieure.

Aujourd’hui, en recup’, je savoure chaque instant, qui me remplit littéralement et me rend heureuse (rassurez-vous, il ne fait pas le temps de la photo ;)).

Soi contre soi

Je l’ai ignoré longtemps, puis combattu. Je lui ai infligé des vexations et des blessures. Je l’ai laissé de côté, mis au rebut.

J’ai compris trop tard, que je devais en prendre soin, l’aborder avec douceur, bienveillance, tolérance.

Avec mon corps, nous ne nous sommes pas rencontrés… J’ai fait avec cette enveloppe contre mon gré, je l’ai trainée sans l’assumer.

L’hyperphagie m’a dévorée littéralement, m’a pourri la vie.

Il m’a semblé, ces derniers mois que la vie nous réconciliait un peu.

Et puis voilà que la pré ménopause a fait son entrée. Ma peau change, elle est hyper asséchée, mes traits se creusent, je dors mal, je pleure beaucoup et à tout bout de champ, j’ai envie de dégommer beaucoup de monde, la moindre contrariété me fait monter dans les tours, mon odeur a changé (truc de dingue !!!). L’ascenseur émotionnel est  déroutant et particulièrement éreintant.

Tandis que je commençais à m’accepter (un peu), à me considérer (plus), voilà que mes hormones viennent, encore une fois, foutre le bordel.

La pré ménopause, c’est aussi le moment, où tu prends (violemment) conscience que tu avances vers quelque chose et que tu ne pourras plus jamais revenir en arrière. Parce que voilà, à partir de maintenant c’est définitivement trop tard. C’est mort. Et ce deuil, c’est un putain de deuil.