R-entrée

Re-préparer le repas la veille pour le lendemain

Re-penser aux vêtements à mettre la veille pour le lendemain

Re-prendre le chemin des bouchons

Re-chercher une activité physique

Re-trouver les collègues

Re-plonger dans le bain du stress

Re-prendre la formation, les réunions, les projets à mener

Re-nouer avec l’harassante actualité

Se re-réveiller à 6 h 30 le matin

Re-plonger dans la routine

Re-vivre en solo

Vivement les prochaines vacances…

 

Trip Blues

Rentrée hier.

Heureuse de retrouver ma maison, calme, rangée, embellie par mon papa qui a peint en mon absence.

Heureuse de trouver mes parents. Je leur ai manqué et j’avoue j’aime bien ça. Qu’on se dise l’amour et le manque.

J’ai toujours du mal avec le décalage horaire. Impossible de trouver le sommeil à 2h du matin. C’est la seconde fois en 40 ans que je pars aussi longtemps et je goûte cela. Il me semble que quelque chose est resté au Québec. Je ne sais pas quoi exactement, le sentiment est diffus mais rarement j’ai eu autant de plaisir à me retrouver là, simplement, dans le silence de la maison.

Pourtant, ce voyage, dont je reparlerai ici a été fort et magnifique.

J’ai réalisé un de mes rêves, me rendre sur ce continent, au Québec, me perdre dans les grands espaces. Quelle chance, quel bonheur que de vivre ces 3 semaines avec mon Népoux.

Rentrer, c’est reprendre pied dans une actualité dont j’avais presque tout oublié. C’est renouer avec un quotidien parfois oppressant, c’est aussi faire face à des difficultés professionnelles, encore et dont je ne parviens pas à m’extraire. Des soucis donc et pourtant, la certitude qu’un ailleurs est possible…

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Departure

J’ai nettoyé la maison du sol au plafond. Je lui ai consacré plus de 4 heures. Il faut dire, qu’elle a passé 3 longs mois sans grand soin, plongée dans la pénombre, accueillant cependant un nombre non négligeable d’araignées, que j’ai congédié sans préavis.

J’ai récuré Blanchette (ma voiture), je lui ai acheté de nouveaux tapis flambants neufs, j’ai shampouiné les sièges avant et pour finir, j’ai mis une jolie couverture sur le siège arrière (je suis dingue de ma voiture, comme tu le sais).

J’ai appelé des cops, la famille pour un dernier au revoir.

J’ai remis la fiche spéciale « arrosage de plantes » à mon auguste mère (même si je sais qu’elle n’en fera qu’à sa tête).

J’ai jeté mon milliardième coup d’œil à ma grande valise, puis à un sac de voyage, puis un autre (ma vitale trousse de toilette en fait).

Demain, pour finir, je saluerai mon nid.

Cette fois c’est sûr c’est le D day…

Souvenirs d’été

Je suis restée retirée dans ma grotte. C’est à dire dans ma maison, volets fermés, à attendre que la chaleur se retire.

J’ai travaillé, beaucoup. Reçu des candidats, beaucoup. Certains qui me donnent envie de me battre, encore et toujours. D’autres qui me font baisser les bras et d’autres encore pour lesquels je n’entrevois aucune solution durable. Dur…

Je suis très peu sortie, je n’ai invité personne, je n’ai pas été invitée non plus. Il aura manqué à cet été des barbecues avec du vin rouge pétillant autour.

J’ai lu, un peu et j’ai aimé renouer avec ma passion que j’avais abandonné depuis quelques années.

J’ai tenu tête à Super Directrice, devant toute l’équipe et pour la première fois en 12 ans, je lui ai cloué le bec, puissamment (en transpirant grave et en devenant toute rouge). J’en ai retiré une certaine fierté.

J’ai stoppé la méditation et le pilates. Je n’en retire aucune fierté 😦

J’ai eu un besoin réel de me couper du monde, de mettre loin les informations en tout genre plus déprimantes qu’autre chose.

Nous avons décidé d’acheter une maison, puis avons changé d’avis dès la semaine suivante. Le changement de nid n’est pas pour tout de suite. Nous sommes d’éternels grands enfants.

J’ai compris mon besoin de nature, de vrai, de pur.

Demain et pour trois semaines, ce sont les vacances.

Avant ma rentrée en octobre, dores et déjà très chargée.