Joyeux !

Je suis totalement passée à côté mais cela ne m’empêche pas de vous le souhaiter…

Des pensées à toutes et tous qui passez ici.

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Décembre

Quelle drôle d’année, quelle éreintante fin d’année.

Tout est réuni pour que cette année soit triste, vide de sens et pourtant, j’ai envie d’inviter l’esprit de Noël.

J’ai envie, un cours instant, d’oublier.

Les affligeants résultats politiques et les petites phrases qui les ont suivis,

Les fantômes qui planent,

Les personnes trop vite parties.

J’ai envie d’unité, de douceur, de bienveillance et d’amour.

Chiche !

Dans ta face

Je n’aime pas Noël, je n’ai jamais aimé d’ailleurs.

J’ai fait avec et même enfant, cet instant ne m’a jamais fait rêvé.

J’attends que ça passe, comme une bourrasque.

Pour la troisième année consécutive, l’approche de Noël me fait sentir à quel point je suis infertile.

Je déteste ce mot, cette étiquette, cette case. Mais j’y suis, c’est ce que je suis.

Je n’ai pas d’enfant, nous n’en aurons pas.

Peut être que c’est à ce titre que ma belle-mère a oublié de nous associer aux préparatifs de la fête de Noël avec mon beau-frère et ma belle-sœur qui eux ont des enfants.

Noël, c’est pour les enfants nous a-t-elle dit.

Bien sûr.

Je sais que je vais devoir composer avec, notre couple doit faire avec. Les remarques, les conversations qui tournent autour des enfants, le regard sinon chargé de pitié au moins interrogateur.

Notre infertilité renvoie tant de choses à ceux qui « ont, peuvent », au premier rang desquels ma belle-mère qui ne sait trop comment faire et composer avec moi.

Paradoxalement, je suis peinée et incroyablement droite dans mes bottes. Tellement droite que cette année, nous fêtons Noël seuls, en amoureux.

Ici et maintenant

Tous les jours, recommencer l’aventure du repas : cuisiner, choisir des couleurs différentes, mâcher longuement, poser les couverts le plus souvent possible, prendre les repas dans un cadre paisible, se rendre chez le primeur plutôt qu’en grande surface pour choisir des produits plus gouteux (et donc onéreux). Respirer longuement dès que le besoin de manger se fait sentir en dehors des repas. Lutter mais paisiblement (l’hyperphagie n’est pas une fatalité m’a t on répété !)

Un signe d’amitié, d’une personne inattendue. Je prends ce cadeau et savoure.

Une visite chez l’acupresseuse et tout de suite après mes oreilles qui se bouchent, comme si certaines vérités ne pouvaient plus être entendues.

Les balades matutinales, devenues indispensables. J’aime cette connexion à ma nature (à mes montagnes Pierre ;). Mes racines, ce qui reste tangible quand tout tangue à l’intérieur. Je ressens un vrai bien être après ma marche rapide du matin, après avoir contemplé les couleurs, écouté les oiseaux, avoir ressenti ce que j’appellerai pompeusement une communion. Comment ferai-je lorsque j’aurais repris le travail….?

Un RDV avec le médecin du travail. Une femme merveilleuse, non pas parce qu’elle conforte mon ressenti mais parce qu’elle prend le temps, écoute, argumente, rassure, donne des pistes. Conflit éthique. C’est ainsi qu’elle qualifie ce que je ressens aujourd’hui par rapport à mon travail. Et elle a raison.

Nos faire parts sont commandés. Fidèles à ce que nous voulions : de l’onirisme, de l’enfance, de la douceur. Restent les vins, la décoration et last but not least, la cérémonie laïque.

Noël approche et avec cette fête ses traditionnelles irritations. Une fête que je n’aimais pas à la base et qui aujourd’hui me revient comme un boomerang dans la face…

Prendre chaque journée séparément et avancer. Un peu…

Spirit

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Les fêtes sont passées, la famille repartie.

Je crois pouvoir dire que pour la première fois depuis très longtemps, j’ai apprécié cette fin d’année, j’en ai savouré chaque instant.

Cette année, nous étions de mon côté, mes cousins séparés en cours d’année nous ont rejoint. L’une avec ses deux filles, l’autre sans ses 4 enfants. Un moment difficile pour eux mais que nous avons néanmoins traversé dans la joie et le partage.  Nous avions aussi invité un voisin, seul et sans son fils lui aussi.

J’ai aimé cette fin d’année car l’esprit était là. Cet esprit que j’ai tant et tant de fois recherché dans ma famille et que jusque là je ne trouvais pas. Plus jeune, je me suis souvent dit que mes fêtes de fin d’année à moi ne ressembleraient en rien à ce que je vivais chez moi et qui me paraissait faux et surfait. Nous étions ensemble, sans le vouloir vraiment, le tout noyé sous les cadeaux et des débordements de bouffe, le tout d’une manière empruntée.

Depuis que la configuration de notre famille a changé, depuis que nous nous choisissons, tout est très différent.

Des cadeaux choisis finement (et non pas offrir pour offrir) , un repas léger et gouteux, une belle table, des instants de partage et de rire, où l’on se parle  avec le cœur, la présence des enfants et la place qui est faite à leurs émerveillements, qui rejailli sur les grands.

Pour ce Noël et ensemble nous avons touché à ce but. Mes cousins n’étaient pas seuls, apaisés, en mesure de festoyer, tout en mettant de côté leurs préoccupations et difficultés. Pour ce qui nous concerne, nous avons réussi à rendre ces instants légers et doux pour tous et enfin, nous avons laissé une place à table à une personne seule, qui je crois a apprécié être en notre compagnie.

C’est à cela, je pense, que doivent ressembler les fins d’année.

Avec Namoureux, nous nous sommes réservés une petite soirée rien que pour nous, pour nous créer un moment « bulle », pour nous retrouver et enjamber l’année en tranquillité et en sérénité. Ce dont nous aurons plus que besoin pour ce mois de janvier.

J’espère que le reste de mon année sera à cette image : le partage, la douceur et la joie.

Des lassitudes

Professionnelles pour commencer.

Nous sommes tous, à des niveaux différents, fatigués, irritables, sur la brèche. La fin d’année est loin d’être notre période préférée. Nous devons préparer nos bilans d’activité, nous projeter sur l’année à venir, accueillir des personnes qui vivent la période des fêtes de fin d’année dans la difficulté, voire un grand dénuement. Avec les années, j’ai le sentiment de ne plus accompagner mais d’être pressée par des impératifs financiers et des contraintes administratives toujours plus lourdes.

Alors que les écarts ne cessent de se creuser, je vis violemment le fait d’accompagner non plus des personnes en tant qu’individualité, en fonction d’un projet, mais en fonction d’un dispositif. Autant de critères ineptes et enfermants, si peu connectés à la notion d’humanité. Nous n’avons pas les moyens suffisants aujourd’hui pour faire face aux multiples crises auxquelles nous sommes confrontées et je m’en désole.

Familiales aussi.

Pour la troisième fois cette année, la mort est venue nous visiter. Nous nous y attendions, nous étions « préparés » (peut on l’être seulement ?), car selon l’expression consacrée, la maladie avait creusé son sillon.

Pour autant et à chaque fois, je suis ébranlée. Questionnée dans mes fondements, dans ma relation à la vie et à la mort, dans ma relation à l’autre. Comment j’investis mes relations, le chemin que je prends est-il le bon, est ce que je profite de chaque instant à sa juste valeur, où est le vrai… ? Des questions finalement très « judéo-chretiennes »… mais ce sont celles qui me taraudent aujourd’hui.

Et puis, tandis que cette épreuve devrait nous réunir, les antagonismes se révèlent, les anciennes querelles se ravivent. Chacun joue sa partition, à sa manière, comme on sait si bien le faire dans ma famille… C’est un spectacle que j’observe de l’extérieur, incrédule et avec une pointe de dégoût.

Individuelles enfin.

Mon corps ne peut plus avancer. Je suis épuisée, tous mes membres sont tendus à l’extrême.

Le nouvel ostéo m’a avertie, « votre corps n’est pas prêt pour une autre FIV »… Je suis prise en tenailles entre ce corps que je me dois d’écouter enfin et de respecter, et le temps qui file et qui de plus en plus nous éloigne de la perspective de pouvoir avoir un enfant. Je ne sais plus. Où j’en suis, ce que je veux. La saturation est partout. Je ne peux plus écouter, entendre, me lever, aller travailler.

Je ne rêve que d’une chose : m’extraire du quotidien, m’exiler pour deux ou trois semaines, ne plus rien entendre, ne plus être sollicitée. Un chalet, de la forêt, de la neige et la nature, quelques bouquins, un peu de ravitaillement (faut pas déconner) et un bon lit, voilà un cadre idéal. Pour me reconnecter, me retrouver, prendre du recul et prendre le temps. Prendre GRAND soin de moi finalement.

Encore quelques jours jusqu’à la fin d’année. J’espère que les mauvaises nouvelles s’arrêtent ici.

Revue de semaine

Lundi, il y a eu un clash.

Comme il y en a de nombreux en ce moment. On aimerait ne pas s’y arrêter mais malgré tout, ça griffe un peu. La fin d’année approche, les nerfs sont en pelote, nous sommes tout-es à bout. Aussi, la moindre petite chose prend d’énormes proportions, qui n’ont pas à être selon moi. Est-ce l’atmosphère ambiante, cette violence qui nous arrive de toute part, qui même si nous nous en protégeons, vient nous heurter ?

Mardi, il y a eu une interminable réunion.

La réunion qui commence avec 15 min de retard, à l’autre bout de la grande ville que tu mets 15 plombes à la traverser, 1 h pour rentrer chez toi, avec un ordre du jour pas respecté ou ça piaille…. Ce temps, que j’estime perdu, m’irrite. Je ne supporte plus cette tendance à la réunionite aiguë où le message fondamental est dilué dans le « bruit ».

et  un MEGA problème avec les impôts. Sauvée dans mon désespoir par une blogueuse (sois en ici vivement remerciée !) et rassurée par une adorable contrôleuse qui a su calmer la dyscalculique je suis. Grosse angoisse finalement vite résorbée. J’en témoigne ici, il y a des personnes très sympas et compréhensives dans les centres d’impôts !

Mercredi, il y eu une conversation émotion avec une lointaine amie

Parler de mon projet de parentalité ne me met plus dans le même état d’émotion qu’il y a quelques semaines. C’est un signe pour moi, sinon de guérison, au moins d’avancée. Pour autant, il y encore des choses vives, qui font mal, sur lesquelles je dois encore travailler. Nous avons décidé, en accord avec notre gynéco et notre biologiste de décaler la date de notre seconde FIV et nous n’en avons parlé à personne.  Cela renvoie trop de choses à la fois à nos parents et aux parents qui nous entourent. Cette deuxième aventure ne sera que la nôtre. Alors, j’élude, voire je mens. Ce qui n’est pas des plus agréable, mais qui me protège un peu.

et un RDV révélation. Depuis des semaines, je fais passer de nombreux messages à une personne : travailler sur sa présentation, son agressivité qui fait qu’elle ne passe pas en entretien. Jusque là, elle ne m’a jamais entendue, pétrie qu’elle est par sa douleur et sa déception légitime. Et puis mercredi, après les larmes, l’acceptation. Quel chemin que celui ci. Accepter la souffrance, laisser tomber le masque, prendre enfin la main tendue. Nous nous sommes rencontrées.

Jeudi, il y a eu de la tension familiale

A l’approche de Noël, c’est une tradition avec mon auguste mère, on se frite. C’est fou comme cette « fête » cristallise des choses chez nous. Je constate aussi, avec une pointe d’amertume, que nous ne serons jamais d’accord sur ce point : non Noël n’est pas le jour  où l’on DOIT tous se retrouver pour MANGER.

et les annonces de Najat Vallaud Belkacem, pour protéger les femmes victimes de violences conjugales. ENFIN ! Une nouvelle rassurante pour les femmes qui osent se déclarer et pour celles qui grâce à cela oseront peut être.

Vendredi, il y a eu de la douceur

Dans l’air, entre collègues, dans mes rendez-vous. Rien de mieux pour clôturer cette semaine chargée.

Juste après

En 2012, j’ai fêté Noël dans une autre famille que la mienne. Une première.

Une famille heureuse de se retrouver, de partager ensemble. Le festin, les cadeaux, la bonne humeur. Quelque chose de très nouveau pour moi. J’ai aimé. Aimé les regarder, les écouter, vivre cela avec eux.  Je suis entrée dans cette famille il y a quelques années déjà, mais là sans doute avons nous marqué une nouvelle étape. Cette fête, c’est avant tout celle des enfants, ce sont eux qui la rendent magique, belle, attachante. Un bon moment, avec de l’émotion dedans.

En 2012, nous nous sommes offert Versailles.

Pour être plus juste, un bel hôtel en face du Château. Visiter les Jardins, en plein hiver, sans la présence des hordes de touristes, à la tombée de la nuit, c’est juste un pur moment, à la lisière de la féerie. Avec Namoureux, nous avons basculé doucement et tendrement vers une nouvelle année, juste lui et moi. Pour continuer l’aventure.

De belles choses à vous, pour tout de suite…