La bouffe émotionnelle

La bouffe émotionnelle, c’est lorsque tu rentres du boulot, éreintée, et que tu te jettes

1/ sur tes amandes préférées

2/ sur tes galettes de riz préférées de chez Gerblé (tu sais les fines un peu salées)

Pour un ensemble de raisons :

tu n’es pas contente de ta journée parce qu’il te semble de n’avoir fait que du superficiel,

tu as eu le sentiment de devoir chercher les infos, à tort et à travers parce que rien n’est organisé, classé, mis en ordre

tu ne te sens pas en maitrise totale des choses, tu hésites, tu pinailles

cette putain de confiance qui te lâche, invariablement, lorsque tu en as le plus besoin (off course)

la fatigue, à tous les étages…

De l’émotion donc…

 

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La culpabilité

Nous cheminons depuis de nombreuses années.

Avec la culpabilité.

L’émotion préférée de notre société judéo-chrétienne, l’émotion phare dans ma famille. Un truc qu’on se traine comme un immense boulet et dont j’ai hérité, non sans enthousiasme (quitte à se transmettre des trucs, autant que ce soit bien lourd).

Ma culpabilité a un nom et un visage : burn-in doublé d’un herpès géant. Je recommande.

En allant voir le médecin avec ma gueule d’éléphant man, j’ai espéré secrètement qu’il m’arrête. Un arrêt de quelques jours pour reposer mon corps en pilotage automatique depuis quelques mois, fatigué, tendu, allez je vais le dire, à bout. Lorsqu’il a pris ma tension, vérifié mon état psychique (pas topissime) il a convenu que la meilleure chose à faire en la circonstance, c’était l’arrêt.

Et là patatras. La dame n’assume plus. Le démon posé sur mon épaule droite (le démon est toujours à droite chez moi….) a sorti sa fourche et ses vociférations. Du genre : « tu devrais avoir honte, tu ne bosses pas à la chaine non plus, pense à tes parents (qui ne se sont jamais arrêtés), pense à tes collègues, et le trou de la sécu ?!!! »

Pas hyper constructif.

La culpabilité sert à masquer la réalité.

La réalité de la dépression ancrée, qui fait son retour quelques mois seulement après l’arrêt des médicaments, une dépression tue pour ne pas alerter le Népou, ne pas soucier mes parents. Une dépression dont je ne sors pas, dont je n’arrive pas à parler, que je ne peux pas partager. Je tourne en rond, merveilleusement, avec brio. Je suis dans le mur, j’en ai la certitude mais je suis incapable de sortir du cercle infernal. Faire des choix, prendre des décisions assumées…. je n’y suis pas.

Invariablement, je reviens à mon point de départ. Pourquoi ? Je me sens prête à comprendre.

2016-07-13-19-04-19

Toucher du doigt le bonheur

Tous les invités sont définitivement partis. La maison est rangée (ou presque). La déco a retrouvé ses cartons. Les cartes de vœux ont pris place non loin de cartons de remerciements que nous devons envoyer.

Nous sommes mariés.

Une semaine déjà. Qu’il est cruel de passer une année à préparer un moment qui file si vite !

Pour autant, j’ai le sentiment d’avoir savouré chaque seconde de cette journée.

La préparation avec ma maman, la présence de mes filleules attendant derrière la porte de la chambre, mes témoins un brin tendues, mon filleul qui nous attendait sagement dans la voiture.

Et puis la surprise réservée par le Namoureux : son arrivée en cape et chapeau de cavalier.

L’arrivée à la Mairie, baignés par un joli soleil. Voir la famille et les amis qui se sont faits beaux et ont respectés le thème.

Et l’émotion…

C’est un ami qui s’est occupé de notre cérémonie laïque, d’une main de maître, avec le juste équilibre entre humour et anecdotes. Un joli moment.

Je me suis transformée en rivière au moment de la lecture de mes vœux.

Je crois pouvoir dire (sans prétention aucune) avoir vécu là un moment magique. Tout simplement. J’ai touché du doigt le bonheur parfait, un bonheur que je n’avais pas connu jusqu’alors.

Avoir la chance de se marier avec l’homme que l’on aime, entourés de tous les êtres qui nous sont chers, réaliser notre mariage dans un cadre et avec les prestataires que nous étions en mesure de nous offrir, c’est un vrai cadeau.

Si j’ai toujours souhaité (secrètement) me marier, je n’avais pas de rêves particuliers en la matière. Mon envie était que notre mariage nous ressemble. Qu’il soit simple, doux, sincère. Je crois que nous avons réussi cela.

Ce que cela va changer ? Rien et tout à la fois.

Mon Namoureux est devenu mon Népou, notre couple s’inscrit dans le temps, dans une famille, une nouvelle réalité.

Pendant une semaine, j’ai flotté. Je me suis repassé le film de cette journée, de cette soirée où je n’ai cessé de danser, m’amuser, apprécier.

Je garde les sourires, les mots, les étreintes, le moment partagé. Qu’importe ce qu’il se passe à partir d’aujourd’hui, nous avons vécu ce moment ensemble.

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Rencontres

Je me prête souvent à l’exercice : relire ma semaine, n’en garder que les meilleurs moments, les faits les plus marquants.

Cette semaine et contre toute attente, je retiens les rencontres.  Non pas avec de nouvelles personnes. Plutot avec des femmes qui gravitent autour de mon monde depuis plusieurs années mais que j’ai découvertes cette semaine.

Autrement, différemment, dans la joie, parfois la douleur mais en vérité et à cœur ouvert.

Des instants lumineux, de partage et d’émotion, qui me font dire et espérer que c’est encore possible…

Un  grand merci à elles.