L’instant à soi

Depuis que j’ai repris à plein temps et bien que je sois « relativement » disponible (lire sans enfant, sans animal de compagnie et avec un Népou à mi-temps), je ne trouve plus de temps pour moi.

Ou plutôt, les rares instants à moi sont pollués par mes addictions aux réseaux sociaux types FB, IG, LdIn, Pint. Je n’en suis pas très fière et je le suis d’autant moins que cette nouvelle pratique (limite acharnée) me coupe de tout ce que j’ai toujours aimé faire profondément et qui me fait du bien : écrire, lire, méditer, faire mes petites cartes, mes exercices d’étirement, mes rêveries, mes trucs de fille.

Je me sens totalement envahie (mais par quoi à part le vide des réseaux sociaux ????), un peu coupée de moi aussi… Démunie pour me déconnecter, pour revenir à moi.

Alors j’ai décidé de fonctionner « kaizen », par petites touches, pour refaire le chemin vers moi.

 

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Jeudi 20

Je suis allée m’acheter une collection de légumes verts pour ma soupe du soir.

Je me suis offert des roses, de toutes les couleurs pour égayer mon salon. 9 roses éclatantes.

J’ai pris RDV avec une psy « fouillie », qui m’a paru très jeune (non je n’ai rien contre les jeunes), à suivre…

J’ai regardé de plus près ce qu’est le yoga kundalini (si vous pratiquez, je suis preneuse d’infos).

J’ai fait ma méditation de l’amour bienveillant.

Je suis allée balader ma truffe dans ma campagne teintée de couleurs chatoyantes.

J’ai récupéré des assiettes de ma grand-mère, entrée en maison de retraite et avec  laquelle je ne suis plus en contact depuis plus de 10 ans… Je me demande pourquoi je les ai prises et surtout si je pourrais manger dedans.

J’ai réfléchi au goûter que je lui préparerai demain, lui qui fait l’effort de venir jusqu’à moi. Ce que nous pourrons bien nous dire…

J’ai accueilli toutes les émotions et manifestations physiques qui me traversent, les larmes, les crises de panique. J’ai respiré fort, regardé, laissé filer.

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Faire un peu, faire vraiment

Il y a cette liste de choses que j’aimerais faire et que je ne fais jamais. Ou alors si, quelques jours, quelques semaines et puis je m’arrête. Je n’ai plus le temps, plus l’envie, je n’en vois plus l’intérêt.

Pourtant, je sais que toutes ces actions mises bout à bout me seraient bénéfiques.

Lire plus, regarder moins (de tv poubelle) ;

Méditer plus, plus exactement, méditer à nouveau ;

Consommer moins et mieux ;

Ranger tous les jours (plutôt que d’y passer des heures le we) ;

Cuisiner avec de vrais et bons produits ;

Faire du sport.

J’ai décidé de ne plus me fixer d’objectifs, lesquels, puisqu’ils ne sont jamais atteints me font  tomber dans des abîmes d’auto flagellation (comment ça, je suis excessive ?!!!). Je fais un peu tous les jours, j’essaye de ne rien m’imposer, de cesser de m’enfermer avec des « il faut que, tu devrais », qui sont mes poisons.

Je commence à faire un acte de la liste par jour. Pour restaurer de l’envie, de la confiance, de la bienveillance (mon désormais maitre mot).

On s’en reparle dans quelques mois pour savoir si j’ai progressé sur la voie 😉

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En tous sens

Mes cours de méditation se sont arrêtés. Avec cette fin annoncée, un pincement au cœur. Celui que ça se termine et d’être lâchée seule dans la « nature », celui de ne plus être entourée et accueillie par le groupe.

Le groupe, celui qui tend vers un même objectif même lorsqu’il ne s’est pas choisi, celui qui est porté par les mêmes valeurs possède des ressorts de puissance. J’ai aimé ça.

Comme j’aime la méditation bien que sa pratique au quotidien soit bien plus difficile que je ne l’ai imaginé. Il faut se consacrer du temps, se consacrer à son esprit, son corps aussi, se traiter avec bienveillance, laisser passer les ombres, nombreuses qui me traversent tous les jours.

J’attends ces RDV avec moi, je les aime. Ils sont difficiles mais ils me font du bien. Je ne sais pas s’ils nettoient en profondeur, si je tiendrais sur la distance mais pour l’instant ils sont mon indispensable sas en rentrant du travail.

Après plusieurs années de lectures sur le sujet, de recherches infructueuses pour intégrer un cours abordable, j’ai enfin trouvé et je me souhaite de continuer sur ce chemin intérieur.

 

Ce que je peux faire pour moi

M’offrir 8 cours pour apprendre à méditer seule

Avoir le plaisir de regarder mon jardin même si rien ne pousse pour le moment

Passer mon après midi de RTT à la maison, toutes fenêtres ouvertes, écouter le chant des oiseaux, le bruit du ruisseau et me détendre

Aller me promener le soir après le travail, dans ma campagne pour décompresser

Faire du vélo d’appart’ après manger pour me reconnecter à moi

Reprendre RDV avec la psy

M’acheter de la peinture pour peindre mes galets, en attente depuis plusieurs mois

Me répéter chaque jour, que j’avance

Me pomponner tous les matins, de la couleur sur les yeux et la bouche pour me faire belle pour moi toute seule

Aimer la vie, envers et contre tout….

 

Souvenirs d’été

Je suis restée retirée dans ma grotte. C’est à dire dans ma maison, volets fermés, à attendre que la chaleur se retire.

J’ai travaillé, beaucoup. Reçu des candidats, beaucoup. Certains qui me donnent envie de me battre, encore et toujours. D’autres qui me font baisser les bras et d’autres encore pour lesquels je n’entrevois aucune solution durable. Dur…

Je suis très peu sortie, je n’ai invité personne, je n’ai pas été invitée non plus. Il aura manqué à cet été des barbecues avec du vin rouge pétillant autour.

J’ai lu, un peu et j’ai aimé renouer avec ma passion que j’avais abandonné depuis quelques années.

J’ai tenu tête à Super Directrice, devant toute l’équipe et pour la première fois en 12 ans, je lui ai cloué le bec, puissamment (en transpirant grave et en devenant toute rouge). J’en ai retiré une certaine fierté.

J’ai stoppé la méditation et le pilates. Je n’en retire aucune fierté 😦

J’ai eu un besoin réel de me couper du monde, de mettre loin les informations en tout genre plus déprimantes qu’autre chose.

Nous avons décidé d’acheter une maison, puis avons changé d’avis dès la semaine suivante. Le changement de nid n’est pas pour tout de suite. Nous sommes d’éternels grands enfants.

J’ai compris mon besoin de nature, de vrai, de pur.

Demain et pour trois semaines, ce sont les vacances.

Avant ma rentrée en octobre, dores et déjà très chargée.

 

Zéro constance

Je prends des décisions, j’en suis fière, je les affiche, les claironne, m’en vanterai presque… et puis je les abandonne lâchement.

Ainsi, j’avais décidé de me désintoxiquer de la télévision, quitter mon canapé pour mon confortable fauteuil de lecture. J’ai commencé un livre, que je n’ai pas terminé, puis un second. Dans l’intervalle mon Népou a acheté un écran XXL et la Une (ces fucking traitres) ont remis Grey’s Anatomy (no comment).

A ma sortie de la clinique qui fait perdre des kilos, je me suis inscrite dans une salle de gym. J’ai commencé à y aller tous les jeudis puis un sur deux, puis ça me devient de plus en plus difficile. A ma décharge il commence à faire beau et je préfère les ballades dans ma nature avoisinante que l’odeur testostéronée de la salle de gym. Excuse bidon, je te l’accorde.

Lorsque j’ai repris le travail j’ai pratiqué assidument méditation et pilates. Ça m’a fait un bien fou, je dois bien le dire. Je me sentais bien, j’étais contente de tenir… Et je commence doucement à lâcher à mon grand désespoir.

Chaque soir, en rentrant du travail, je me dis que je dois me poser pour écrire. Faire mes lignes, pour évacuer la journée et aussi construire mon écriture. Là encore zéro constance.

Ça me désole et me fais rire…

News from the world : september

La grille de rentrée de France Inter : bof

Antoine de Caunes sur Canal : bof

Anne-Sophie Lapix sur France 5 : bof

(Je vais finir par être obligée de regarder Hanouna….)

Barack qui tergiverse, qui est chafouin de contredire Michelle, Vladimir qui nous fait du grand spectacle, François qui a envie d’y aller oui mais non, enfin si plus tard. Madonna qui y va de son petit avis (au secours !). Pendant ce temps là, Bachar continue tranquillement sa boucherie, sa femme parade tout aussi sereinement dans les médias et son fils tweete avec la même spiritualité grotesque que son père. Magnifique époque…

J’ai décidé de faire du sport (oui tu as bien lu). Aussi, je suis allée à une séance d’essai et… je me suis trompée de jour. Magnifique acte manqué. J’y ai vu un signe que le sport n’est définitivement pas fait pour moi. Aussi, j’ai repris avec un peu plus d’assiduité ma méditation. Ce qui, s’y on y regarde de plus près, est aussi un sport.

Le Ministre du redressement productif avec ses supers projets de la mort, des impôts, des taxes ENCORE, jusqu’à l’étranglement. Face à ce gouvernement (pour lequel malheureusement j’ai voté), je ne ressens plus que de la rage et du dégoût.

J’ai décidé de faire du djembé… mais n’ai trouvé aucun cours proche de Maville : déception car je me sens prête.

La violence, à Marseille, en France de manière globale. Les médias appuient-ils sciemment pour faire mal ? Toutes ces infos sont anxiogènes et je me demande toujours comment et pourquoi on en est là aujourd’hui dans un pays comme le nôtre…

Une de mes fées me met sur la piste du gluten, lequel pourrait être la source de mes nombreux maux. Et lorsque je regarde de plus près (sur internet), je découvre que j’ai tous les symptômes de l’intolérance.

Une conversation avec Anouchka. Cette année aura été placée sous le signe des rencontres et échanges bloggesques. C’est pour moi la discrète, qui chéris tant son « anonymat », toujours impressionnant de se découvrir, de laisser tomber le masque. Découvrir l’autre par la voix, dans la rencontre, n’est jamais un moment anodin. Il génère à chaque fois chez moi du stress et de la crainte. Celle de ne pas être à la hauteur, de décevoir, d’être déçue aussi. Jusque là et à chaque fois ces rencontres ont toujours été belles.

Mon père qui tombe d’un arbre et se blesse. De gros bobos qui font mal, beaucoup de peurs, nous sommes passés près du grave accident. Comprendre avec cette épreuve, qu’ils deviennent tous deux fragiles, qu’ils vieillissent et qu’ils ont de plus en plus besoin de moi.

Retour au taf, sur les chapeaux de roue. Le plaisir de revoir mon voisin de bureau et apprécier l’accueil qu’il me réserve ;  une plante que l’on m’offre pour fêter un CDI , le petit message de jeune collègue de travail avant son départ en congé maternité laissé sur le bureau ; meilleure copine de travail enfin revenue de son congé formation.  Les nouvelles de rentrée ne sont pas folichonnes, il ne fait pas bon être demandeur d’emploi actuellement… Continuer à faire avec les moyens qui s’amenuisent et les exigences qui vont croissant.

♥ Lecture de septembre : La dernière conquête du Major Pettigrew d’Helen Simonson. Un roman délicieux, qui relate une histoire d’amour entre un gentleman, le Major Pettigrew et une épicière pakistanaise érudite, Mme Ali. Le tout ayant pour décor la campagne anglaise. Un roman de plus de 530 pages qui évoque avec délicatesse et humour la cohabitation entre anglais et pakistanais, les liens familiaux parfois difficiles, le poids des conventions et des préjugés (pour ne pas dire le racisme). Un roman qui prend son temps, qui explore jusqu’au bout les personnages principaux. Une belle écriture, fine et sensible, un auteur qui aime ses personnages jusque dans les recoins les plus sombres de leur âme. A lire absolument (en dégustant du thé chaud pour l’ambiance).

Encore un peu quand même…

Quoi qu’il se passe à partir de ce moment, je retiens :

– la présence sans faille des mamans (et futures potentielles grands-mères). Je leur avais demandé de nous écrire comment s’étaient passées leur grossesse et elles se sont soumises de bonne grâce à l’exercice. Ces écrits nous ont accompagné et réconforté. Les papas et beau- papa se sont montrés plus en retrait mais néanmoins très anxieux.

– la présence discrètes des rares ami-es informé-es, nous avons apprécié les sms et mails tout au long du processus.

– votre présence bloggesque, touchante et rassurante car même si pour la plupart nous ne nous connaissons pas, vous êtes les plus informées. Vous avez su trouver les mots et je vous en suis extrêmement reconnaissante.

– une partie du personnel soignant m’a aussi beaucoup apporté. Les infirmières nous ont traité avec beaucoup de délicatesse l’un et l’autre, sans tomber dans le pathos ni dans la pitié, ce dont nous n’avons pas besoin. J’ai été surprise par cette infirmière qui a plusieurs reprises m’a pris la main et caressé la joue. J’ai aimé cette forme de proximité maternelle dont j’avais exactement besoin à ce moment précis. 

– le cheminement que j’ai pu faire. Par la lecture, l’écriture, par le temps que j’ai pris pour me poser sur mon projet et aussi sur la grossesse de ma mère et des femmes de mon entourage. Cela m’a permis de clarifier des choses pour moi, de savoir très exactement pourquoi je désire un enfant.  Serais- je assez forte pour accepter ce que la vie mettra sur notre chemin si cela ne marche pas ? Je ne sais pas mais je l’envisage. Ce temps de réflexion m’a permis aussi de remettre de la joie dans ma vie, de me projeter positivement. J’ai pratiqué intensément la méditation et la pensée créatrice, supports indispensables dans ce qui malgré tout a été une épreuve.

– enfin et pour terminer, j’ai aussi pu me reconnecter doucement à mon corps. Grâce à la méditation, grâce aux massages. Je me suis sentie bien, malgré les nombreux actes médicaux et étrangement en paix.