La mort du printemps…

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News from the World : february

J’ai cessé de regarder Alessandra Sublet (elle est un peu saoulante avec son salaire à 12000 euros, ses imitations douteuses de Babeth de Rozières et sa manière toujours légère de traiter les évènements, non ?)

La guerre au Mali s’est « terminée » : wait and see

Me suis remise à la bière et n’ai toujours pas lâché le chocolat.

Je me suis fait « atomiser » par une chercheuse d’emploi qui trouvait que je faisais mal mon travail, en présence de Vénérable Directrice, qui m’a défendue avec aplomb. Rarement la violence verbale ne m’aura autant ébranlée.

Je me suis rendue avec Namoureux au Bon marché : douloureux atterrissage en bobolandy pour la provinciale que je suis.

Relation difficile avec nouvelle collègue, bébé conseillère, dotée de peu d’humilité et qui donne des leçons à tout va : c’est un peu dur.

Le sol a tremblé entre auguste mère et moi. Cris, pleurs…Remise au point quelque peu dévastatrice.

Benoit XVI rend son tablier, voilà un acte des plus courageux, qui l’honore.

« On » a offert de me titulariser. J’ai beaucoup réfléchi, hésité et dit oui. Une fois que j’ai dit oui, cette décision doit être mise en délibération, puis actée, ou pas. Bref, j’attends toujours la réponse.

Je me suis mise à re-regarder Top Chef (no comment)

J’ai rencontré Delphine pour de vrai et Delphine est définitivement une de mes fées.

J’ai vu Bérangère Krief en spectacle, une jeune femme très drôle et pleine de peps, ce fut vraiment un super moment.

Je me suis rendue chez une notaire, très très jeune (c’est pas un vieux Monsieur avec un pantalon en velours le notaire ?!!) pour rédiger mon testament (yep, suis du genre TRÈS prévoyante)

J’ai la même coupe que Marion Cotillard (heu avec un peu d’imagination!)

J’ai appris que les animaux que je mange ne sont pas ceux que je crois. Sais pas pourquoi, ça ne m’a pas surprise… C’est peut être le moment de me mettre sérieusement à cuisiner.

J’ai découvert la verve de Christiane Taubira : chapeau !

Retard : enceinte, pas enceinte ? Pas enceinte. Voilà qui risque d’être la running phrase de l’année…

Au Cameroun, des terroristes, des barbares, enlèvent des enfants, les séparent de leurs parents… Cet acte est bien sûr des plus révoltant et me fait m’interroger sur l’âme humaine. Mais ce qui m’interroge plus encore, c’est qu’un ministre, sans vérifier aucune source, au détriment de leur sécurité et pour faire un coup médiatique puisse annoncer qu’ils sont en voie d’être libérés alors que c’est loin d’être le cas. Une fois de plus, ce gouvernement me fait nourrir regrets et amertumes quant à mon vote.

Ode à Koquette

J’ai rendu Koquette, le coeur gros (j’ai limite versé ma larme, c’est dire…).

Je l’ai vidée au fur et à mesure de mes petits objets et gri-gris, avec la peur depuis une semaine de l’accrocher avant de la rendre, j’en ai même rêvé…

J’ai acheté Koquette sur un coup de tête, sans réfléchir et par nécessité. Je n’arrivais plus à rembourser les mensualités sur mon autre voiture, une plus grosse voiture (achetée aussi sur un coup de tête ou plutôt de blues).

J’aime les voitures et si je pouvais, j’en changerais tous les ans je crois. C’est ma part masculine, une certaine assurance qui s’exprime lorsque je suis dans mon carrosse, je me transmute, je deviens autre, je me sens invincible. Attention, cela ne signifie pas que je tords le cou à toutes les règles de conduite et que je suis un danger public, c’est juste une situation de la vie de tous les jours qui me fait me sentir bien.

Ça m’arrange assez qu’il n’y ait dans ma campagne que le bus scolaire, aux horaires incompatibles avec mes horaires de travail. Ma voiture est mon sas de décompression en sortant du travail et le temps nécessaire pour entrer dans mon habit de conseillère emploi le matin.

Je chante à tue tête, j’écoute de la musique ou France Inter, je hurle au moment des infos, je ris aussi…

Pendant plus de deux ans, nous avons tout vécu avec ma petite voiture. Le dédain des gros 4*4, les queues de poisson (incalculables) des personnes faisant fi de ma présence sur la route, le regard insistant ou amusé des enfants, des papies et mamies. De plus, elle a suscité de nombreuses controverses quant à sa couleur : vert ou jaune ?

Koquette

Namoureux, lorsqu’il l’a vue la première fois a préféré me laisser le volant : « c’est une voiture de fille ça nan ? »

Ben voui !!! Koquette a été ma compagne, nous avons fait de la montagne, de la campagne, de la grande route, toute fenêtres ouvertes ou affrontant bravement la neige. Bref, elle m’a emmenée partout sans jamais rechigner, certes en ne dépassant jamais le 110…

Et puis la Koquette, ce n’est pas une voiture comme les autres, tu la remarques (je ne l’ai JAMAIS perdue sur un parking), on ne l’oublie pas. Et je crois que j’aime bien ça, frimer avec ma voiturette.

J’ai troqué Koquette contre une voiture blanche, un peu plus passe partout. Me reste plus qu’à la baptiser celle ci…

J’ai testé pour toi (le billet qui fait de la pub mais qui n’est malheureusement pas sponsorisé)

Je cuisine peu et la plupart du temps mal. Manque de savoir faire, d’inspiration et surtout d’envie.

Aussi et depuis plusieurs années, Picard est mon ami pour la vie  « pour les petits repas et les grands aussi » (oui, je fais aussi dans le slogan). Je suis une adepte de cette cuisine facile, gouteuse et plutôt acceptable d’un point de vue calorique.

Ainsi, je connais, « cuisine » et pratique bien les produits et une fois n’est pas coutume je vais te livrer ici mon coup de cœur (testé lors de la St Valentin) : tintinnnnn

Pour accompagner l’apéro, les  » 8 bisous » :

Les bisous couleur framboise  « Bloc de foie gras et gelée de framboise » et les bisous oranges « fromage frais basilic et gelée de poivron ». 4 bisous chacun, savoureux en bouche, croquants et  fondants. Les petites gelées rehaussent le goût de manière très subtile. Le tout pour 4, 95 euros (peut être un peu cher ?).

Une belle entrée en matière, une agréable surprise !

Au dessert « La fondue au chocolat, accompagnée de ses 12 petits cœurs » : framboise, pistache, citron, noisette, noix de coco, caramel… 6 parfums savoureux, bien relevés au niveau du goût.  Ma préférence, sans aucun doute va vers la pistache. Le chocolat, à faire chauffer est savoureux, pas trop gras, ni pâteux en bouche et suffisant pour plonger tous les petits cœurs. Investissement 5,95 euros

1 Fondue au chocolat, 12 petits coeurs moelleux

  Je vous invite à céder à la tentation….

Ceux qui laissent des traces

Sur l’invitation d’Anne-Sophie (merci à toi pour cette belle idée)

– les livres de l’enfance

  • Fantomette, le Club des 5, Martine, Heidi, Les malheurs de Sophie, Les contes de Grimm

Les histoires racontées avant le dodo, les histoires lues avant de partir à l’école, celles du dimanche soir avant de préparer mon cartable, celles lues sous les couvertures.

  • Plus tard, il aura le Petit Prince, le plus fort d’entre tous.

– les livres de l’adolescence

  • L’Éducation Européenne de Romain Gary
  • Les mots de Sartre
  • L’Amant, Moderato Cantabile de Marguerite Duras
  • L’écume des jours de Boris Vian
  • Le silence de la mer de Vercors
  • et les Maupassant et certains Zola et Verlaine et Rimbaud

les livres les plus offerts

  • « Le métier d’homme » d’Alexandre Jollien.  Ce magnifique philosophe, qui me bouleverse à chaque fois que je l’entends et qui me donne à réfléchir.
  • « La répudiée » d’Eliette Abecassis. Un de ces livres qui vient tordre les tripes et le cœur.
  • « Inconnu à cette adresse » de Kressman Taylor

– les livres à suspens

  • Fred Vargas… car je suis un brin pétocheuse et sujette aux cauchemars et certains de Harlan Coben.

– le livre sur lequel j’ai le plus travaillé

  • « Pour qui sonne le glas » d’Ernest Hemingway. Une découverte. J’ai passé des jours et des nuits sur ce livre, sans regret.

les livres qui me donnent à réfléchir (encore et toujours)

  • « Une vie bouleversée » d’Etty Hillesum
  • « Siddhartha » Hermann Hess
  • « Où cours tu, ne sais tu pas que le ciel est en toi », Ch. Singer

– je les suis de livres en livres

  • Milena Agus, magnifique écrivaine italienne
  • Claudie Gallay
  • Anna Gavalda

– je l’ai rencontré dans la vraie vie

Olivier Adam (lu tous ses livres, périodes avant le melon)

celui qui m’a chamboulée récemment

  • Journal d’un corps, Daniel Pennac

Je t’aime (parce que… dans le désordre)

Tu me prends avec mes lumières et mes multiples ombres

Tu es un ami sur lequel on peut compter

Tu as des passions multiples (BD, photo, cuisine)

Tu es curieux de tout et jamais blasé de rien

Tu me fais hurler de rire avec tes blagues et jeux de mots (parfois à 2 balles 😉

Tu es gourmand des mets que tu dégustes comme de la vie

Tes connaissances sur des sujets divers me laissent toujours béate (d’admiration)

Tu es doux et à l’écoute

Lorsque tu fais ton geek tu me montres quel bel enfant tu as été

Tu sais me surprendre

Tu es soucieux de mon confort et de mon état de santé

Tu ne t’énerves pas quand je passe des minutes interminables devant ma penderie

Tu ne lèves pas les yeux au ciel lorsque je veux m’acheter un énième rouge à lèvres, la quinzième crème de jour miracle, un vernis encore plus magnifique que le précédent

Tu acceptes ma mère et ses bavardages et mon père et ses silences t’attendrissent

Tu sais me donner du courage

Tu me donnes des surnoms craquants

Tu t’occupes de mon téléphone portable, de mon ordi, tu me fais la cuisine et changes ma bouteille de gaz (ce que je délaisse volontiers)

Tu râles contre mes trop nombreuses paires de chaussures mais c’est juste pour faire genre

Tu sèches mes larmes quand j’en ai besoin et tu n’as pas peur de me montrer les tiennes

Tu n’es jamais exaspéré par mes tergiversations, mes questionnements, mes emportements et mes renoncements

Tu considères mes amis comme s’ils étaient les tiens

Tu es une personne de mesure qui sait s’emporter quand il le faut

Tu me dis que je suis belle

Tu traverses les épreuves à mes côtés sans jamais te plaindre, en serrant fort ma main

Tu es mon Namoureux, mon amant, mon compagnon

Tu me dis que tu m’aimes et que nous vieillirons ensemble

Et c’est bien là mon vœu le plus cher…

Animale

Il m’oriente vers la clinique de la fertilité, pour nous ôter tous les doutes et pour un suivi encadré et sérieux.

Me voilà donc dans la place. Flambant neuve. Il y là des femmes enceintes, des femmes seules, des femmes avec leur mère, des couples tristes qui ne se parlent pas.

Et moi.

J’attends patiemment mon tour, car je suis en avance. La prochaine fois ne pas oublier d’arriver pile à l’heure… Les regarder tous me tord le ventre, j’ai les larmes au bord des yeux et le cœur au bord des lèvres. Curieuse sensation.

Mon tour arrive. Je dois répondre à une batterie de questions, sur ma vie intime et sexuelle. Une chose dont je ne suis décidément pas habituée. Oui c’est pour la bonne cause, j’ai bien cet élément en tête et je ne le perds pas de vue.

Vient le moment du premier examen. Il faut se déshabiller, s’allonger, mettre les pieds dans les étriers, écarter les jambes. Un peu plus, « détendez-vous, allez, allez ».  Je suis fouillée de l’intérieur, inspectée. Je respire, fort et je me répète qu’il faut que je mette de côté mes réticences. Puis le deuxième, dans une position un peu plus confortable mais c’est tout… Il me reste encore trois examens à faire dans le mois qui vient. J’aurais montré trompes et ovaires à un bon paquet de personnes.

J’ai le sentiment que mon corps est ouvert aux 4 vents, béant. C’est comme si un air glacial venait le balayer, comme si des rapaces venaient se servir dans mes entrailles, je me sens déchiquetée de l’intérieur.

Dans cette posture, avec ce matériel, je me sens traitée comme une animale. Ça résonne dans tout mon corps, comme un écho.  Je sais déjà à partir de maintenant que si je n’arrive plus à avoir d’enfant, je ne me lancerai dans aucune course médicamenteuse. Il me faudra accepter cette drôle d’épreuve imposée par la vie et passer définitivement à autre chose.

L’incendie de la carte bleue

Février, le début de mois de tous les dangers.

– Achat d’une robe. Si j’en ai besoin ? Nan ! Il y en a 3 qui dorment dans ma penderie… Mais, je la mettrai pour la Saint Valentin ( peut être ?).  Ardoise 29,90 (oui mais elle est belle et je l’ai eue en soldes !!!)

– Achat de produits de beauté… dont 2 rouges à lèvres. 2 de plus, qui vont rejoindre les autres, quasi orphelins, car comme je te le disais précédemment, je ne suis pas une pro dans le choix des couleurs de rouges à lèvres. Achat compulsif = no comment = 35 euros (arrondis)

– Achat d’élixirs minéraux pour affronter ce mois qui va être looooong + cure contre les jambes lourdes + cure contre le dessèchement de la peau. Total 40 euros, oui mais je le vaux bien.

– Achat de 2 cadeaux pour la Saint Valentin (que nous ne fêtons pas, parce que « nous on est pas comme les autres », re no comment). Je disais donc, une plaquette de chocolat en forme de cœur pour nous 2 (oui carrément ridicule mon effort pour faire fonctionner l’économie française) + une box d’épicerie fine pour Namoureux. Soit 32 euros.

– Achat d’un cadeau pour les 40 ans de cousine préférée et son homme. F(r)acture 70 euros, olé !

– Passage chez le coiffeur et chez l’esthéticienne (rapport que c’est bientôt  la Saint Valentin) = 54 euros

TOTAL GÉNÉRAL ARRONDI de toutes ces petites folies = 260 euros (à la louche)

Une chance que j’aime les pâtes moi dis donc…

Perché no ?

C’est une ancienne collègue, devenue amie qui m’a transmis ce lien. Car elle est très free hug tandis que l’abandon de mon corps à un autre m’a longtemps semblé terriblement impudique.

Elle m’a appris l’inverse. En m’ouvrant ses bras, après une journée difficile, pour partager une bonne nouvelle, pour se redonner de l’énergie.

Je trouve cet acte de partage beau, touchant, lorsque tout dans notre société ne fait que nous éloigner les uns les autres.

Se laisser toucher au propre comme au figuré…

Je dis SI !