Persister

J’ai fait du tennis, de la natation, du taï chi, suivi des ateliers d’écriture, des ateliers mandalas, des cours de théâtre,… J’ai tout arrêté. Je suis incapable de tenir la distance. Je me lasse, j’aspire à ma liberté, je m’épuise, le collectif m’étouffe. Je me suis tournée cette année vers la méditation pleine conscience. 8 cours seulement. Mais c’est dur ! Dur de ressentir, dur de faire le vide, dur de ne pas être assaillie par tout ce qui fait mon quotidien, tout ce qui me submerge.

Je ne sais pas si je pratique bien, je tâtonne encore entre les cours mais je me sens bien après chaque méditation. Décider de prendre du temps pour soi, de se l’accorder vraiment, de se traiter avec bienveillance n’est pas une mince affaire pour moi. C’est même un challenge.

Longtemps, j’ai souhaité être une experte dans mon domaine (celui de l’accompagnement vers l’emploi), une « référence », une personne reconnue. Ce que je n’ai jamais été. Ce qui m’a le plus intéressé c’est la relation humaine, l’échange avec l’autre, la transmission. J’ai été je crois, une piètre technicienne. L’administratif sous toutes ces formes (aliénantes) m’a gonflée. Je me suis contentée pendant 13 ans d’être une accompagnante « moyenne ». Comme j’ai été une élève, puis une étudiante, « moyenne ». Aujourd’hui, dans mon nouveau poste, je suis revenue à la case départ. Je ne suis pas moyenne, je suis bien en dessous de cela. Insupportable. Mais je persiste et je signe. Sans doute parce que si le destin m’a conduite jusque là, c’est parce que je devais : me retrouver face à mes manques, mes doutes, cette question de la place et de l’appréciation de soi.

Voilà un message bien décousu… Un peu comme moi.

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