Il y aura toujours de la vie

Avec mes 2 dents en moins
Et mes (très nombreux) kilos en trop
Avec mes joies d’enfant
Et la mélancolie qui me colle à la peau
Avec mes emportements
Et mes quotidiennes remises en question
Avec mon besoin de partage
Et mes combats perdus d’avance
Avec mon besoin d’acheter livres et chaussures où que je sois
Avec ce perpétuel besoin d’amour et de liberté
Avec cet indéfectible attachement à mes essentiels et à la nature
Je suis vivante
Follement, incroyablement, indécemment
VIVANTE

 

 

Vivante

Je me sens vivante lorsque mon mari est près de moi. Lorsque nous partageons les mêmes activités, les mêmes envies, les mêmes projets.

Je me sens vivante lorsque je suis dehors. Tout autour de moi les montagnes, la forêt qui se teinte doucement et le chant des oiseaux comme une douce mélodie.

Je me sens vivante lorsque je suis dans le jardin, lorsque je gratte la terre, la prépare et me projette déjà dans le « ce que ça donnera ». Ici des fleurs, là des plantes aromatiques…

Je suis vivante lorsque nous allons ensemble repérer la chouette effraie, un animal que j’affectionne. Que nous restons plantés là, pauvres humains, à la regarder tourner la tête, encore et encore, rentrer dans son nichoir et que nous scrutons sa sortie. Suspendus à ce moment.

Je suis vivante lorsque je vais à un spectacle et qu’unanimement nous rions. Dans une communion que je n’avais pas connu depuis longtemps, rempart contre cet extérieur si triste.

Je suis vivante dans ma maison, mon cocon, que par touches nous rénovons et faisons évoluer avec qui nous sommes aujourd’hui.

Je suis vivante dans cet instant, lorsque j’aligne les mots ici. Des mots pour me mettre en connexion avec moi, des mots pour m’aligner, des mots pour m’aimer.