Chuchotements intérieurs

Combien de fois j’ai eu cette sensation d’étouffer dans mon quotidien, de ne plus le supporter. Combien de fois j’ai rêvé de tout plaquer ? 10, 20 fois, à moins que cela soit 100. J’ai rêvé d’un quotidien moins aliénant, de simplicité, de facilité peut être. Je ne sais pas. J’ai besoin de sens. Sens professionnel, personnel, familial. Mais je n’en trouve pas.

Il m’a fallu 3 ans pour quitter un emploi aliénant, sans compter les années de réflexion qui ont précédé. De quoi je rêve ? D’épanouissement. Force est de constater que cet épanouissement, encore une fois, ne sera que très partiellement présent dans cet emploi. Je réfléchis à la VAE, à des formations. J’ai quitté un accompagnement trop prenant dans mon précédent poste et dans celui ci, je me rends compte que c’est dans l’accompagnement que je retrouve mon énergie, que je me sens utile. Vraiment utile.

Mon mari trouve que je me plains trop, que j’ai trop d’exigences. Envers la vie, envers moi, envers les gens. C’est ainsi en effet que j’ai été élevée. C’est ainsi ensuite que j’ai été accompagnée professionnellement. Dans l’exigence de la qualité du service rendu. Je garde en mémoire aussi, ces paroles de mon ancienne directrice : ne rien exiger que l’on n’est pas en mesure de donner soi même et néanmoins exiger le meilleur de l’autre en l’accompagnant. Je mets la barre un peu haut sans doute. Mais c’est de cela dont j’ai besoin. Le sentiment d’avancer, de faire mieux, de sortir de ma « condition », si cela veut vraiment dire quelque chose. J’ai envie de mieux, c’est vrai. J’ai besoin de le dire, de le partager pour poser des jalons. Pour autant, il me semble être en mesure de savourer ce que le quotidien m’offre, à travers tous ses petits bonheurs .

J’aimerais cesser les « Je dois », par des « Je choisis de ».

Je choisis de m’accorder du temps,

Je choisis de me traiter avec bienveillance,

Je choisis de tout faire pour m’apaiser,

Je choisis de me remettre au sport,

Je choisis de construire ma vie sociale.

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R-entrée

Re-préparer le repas la veille pour le lendemain

Re-penser aux vêtements à mettre la veille pour le lendemain

Re-prendre le chemin des bouchons

Re-chercher une activité physique

Re-trouver les collègues

Re-plonger dans le bain du stress

Re-prendre la formation, les réunions, les projets à mener

Re-nouer avec l’harassante actualité

Se re-réveiller à 6 h 30 le matin

Re-plonger dans la routine

Re-vivre en solo

Vivement les prochaines vacances…

 

La salle de sport

J’ai attendu d’avoir 39 ans pour sauter le pas. A savoir, payer un rein pour aller transpirer dans un lieu rempli d’objets de torture, qui sent la testostérone et où la musique vient percer mes deux tympans.

Mais c’est pour mon bien.

Si si.

Ainsi donc le jeudi, je vais transpirer avec ma copine de la clinique qui fait perdre des kilos. On pédale, on rame, on soulève de la fonte, on pilates et on rit beaucoup. Et puis toutes les deux on est très partner look : longs tee shirts difformes, pantalons de jogging hypra larges.

On fait un peu tâches dans le décor.

Dans la salle de sport,  les gens ne se disent pas bonjour, mettent leurs écouteurs sur les oreilles et ne se parlent pas, certaines nanas (qui font du 36 les gueuses !) sont maquillées comme pour aller en boite, quant aux hommes, certains sont là pour faire de la gonflette, certes, mais aussi pour « pêcho », on le sent bien aux regards très appuyés sur les cuisses galbées de certaines belles jeunes femmes. J’allais oublier les tatouages qui s’exposent et s’affichent ici sur une épaule, là sur des jambes.

Contre toute attente, j’aime bien la salle de sport. Je vais faire mes petits programmes, je transpire (grave) et j’ai l’impression d’avoir sauvé ma semaine sportivement parlant. Qui l’eut cru ?!!!

 

News from the world : september

La grille de rentrée de France Inter : bof

Antoine de Caunes sur Canal : bof

Anne-Sophie Lapix sur France 5 : bof

(Je vais finir par être obligée de regarder Hanouna….)

Barack qui tergiverse, qui est chafouin de contredire Michelle, Vladimir qui nous fait du grand spectacle, François qui a envie d’y aller oui mais non, enfin si plus tard. Madonna qui y va de son petit avis (au secours !). Pendant ce temps là, Bachar continue tranquillement sa boucherie, sa femme parade tout aussi sereinement dans les médias et son fils tweete avec la même spiritualité grotesque que son père. Magnifique époque…

J’ai décidé de faire du sport (oui tu as bien lu). Aussi, je suis allée à une séance d’essai et… je me suis trompée de jour. Magnifique acte manqué. J’y ai vu un signe que le sport n’est définitivement pas fait pour moi. Aussi, j’ai repris avec un peu plus d’assiduité ma méditation. Ce qui, s’y on y regarde de plus près, est aussi un sport.

Le Ministre du redressement productif avec ses supers projets de la mort, des impôts, des taxes ENCORE, jusqu’à l’étranglement. Face à ce gouvernement (pour lequel malheureusement j’ai voté), je ne ressens plus que de la rage et du dégoût.

J’ai décidé de faire du djembé… mais n’ai trouvé aucun cours proche de Maville : déception car je me sens prête.

La violence, à Marseille, en France de manière globale. Les médias appuient-ils sciemment pour faire mal ? Toutes ces infos sont anxiogènes et je me demande toujours comment et pourquoi on en est là aujourd’hui dans un pays comme le nôtre…

Une de mes fées me met sur la piste du gluten, lequel pourrait être la source de mes nombreux maux. Et lorsque je regarde de plus près (sur internet), je découvre que j’ai tous les symptômes de l’intolérance.

Une conversation avec Anouchka. Cette année aura été placée sous le signe des rencontres et échanges bloggesques. C’est pour moi la discrète, qui chéris tant son « anonymat », toujours impressionnant de se découvrir, de laisser tomber le masque. Découvrir l’autre par la voix, dans la rencontre, n’est jamais un moment anodin. Il génère à chaque fois chez moi du stress et de la crainte. Celle de ne pas être à la hauteur, de décevoir, d’être déçue aussi. Jusque là et à chaque fois ces rencontres ont toujours été belles.

Mon père qui tombe d’un arbre et se blesse. De gros bobos qui font mal, beaucoup de peurs, nous sommes passés près du grave accident. Comprendre avec cette épreuve, qu’ils deviennent tous deux fragiles, qu’ils vieillissent et qu’ils ont de plus en plus besoin de moi.

Retour au taf, sur les chapeaux de roue. Le plaisir de revoir mon voisin de bureau et apprécier l’accueil qu’il me réserve ;  une plante que l’on m’offre pour fêter un CDI , le petit message de jeune collègue de travail avant son départ en congé maternité laissé sur le bureau ; meilleure copine de travail enfin revenue de son congé formation.  Les nouvelles de rentrée ne sont pas folichonnes, il ne fait pas bon être demandeur d’emploi actuellement… Continuer à faire avec les moyens qui s’amenuisent et les exigences qui vont croissant.

♥ Lecture de septembre : La dernière conquête du Major Pettigrew d’Helen Simonson. Un roman délicieux, qui relate une histoire d’amour entre un gentleman, le Major Pettigrew et une épicière pakistanaise érudite, Mme Ali. Le tout ayant pour décor la campagne anglaise. Un roman de plus de 530 pages qui évoque avec délicatesse et humour la cohabitation entre anglais et pakistanais, les liens familiaux parfois difficiles, le poids des conventions et des préjugés (pour ne pas dire le racisme). Un roman qui prend son temps, qui explore jusqu’au bout les personnages principaux. Une belle écriture, fine et sensible, un auteur qui aime ses personnages jusque dans les recoins les plus sombres de leur âme. A lire absolument (en dégustant du thé chaud pour l’ambiance).