Week end

Redonner à la maison un semblant de visage « humain »

Ranger ce qui trainait depuis des semaines

Remettre de l’ordre dans l’administratif

Jeter aussi

Faire des cartes de voeux, courtes cette année, le coeur n’y est pas

Faire le point sur les cadeaux de Noël, les derniers. Rien de superflu. De l’utile et du symbolique.

Prendre le temps de se reconnecter à la nature et au silence. Le silence dont j’ai eu tant besoin ces dernières semaines et que je n’arrivais pas à faire en moi.

Il m’est apparu, en écoutant l’oraison funèbre de mon beau père, que la vie n’est qu’un fil ténu. Qu’il est important de se dire lorsqu’il est encore temps. A la différence de mon beau-père qui a eu deux fils aimants, présents pour l’accompagner jusqu’à son dernier souffle, je n’aurais personne. Cette réalité déchirante, rend cette fin d’année douloureuse et lourde.

Je compose mon gloubiboulga spirituel, fait de lectures, de méditation et d’EFT pour faire entrer un peu de sérénité.

Je m’apprête aussi à solder 2015. Une année fabuleuse et terrible à la fois. Fabuleuse, car je me suis mariée et que cette journée fut une des plus belles, sinon la plus belle de ma vie et terrible au plan national et personnel aussi avec la mort subite de mon beau-père.

Il me faut du temps, pour digérer, réfléchir, tourner les pages, me projeter…

 

Winter is coming

La neige est tombée, accompagnée d’un froid saisissant. Comme pour dire qu’il faut tourner la page. Passer à autre chose.

Passer à autre chose, je ne rêve que de ça.

Un chalet en montagne, une vue baignée de neige. Un feu qui crépite, du chocolat chaud (du Angelina, ma gourmandise n’est jamais loin), un bon bouquin, un pyjama et des chaussettes pilou et un lit king size.

Ce serait ça le bonheur.

Le silence, la nature et moi.

Car tout le reste devient trop, tous les autres sont de trop.

La reconnexion, le silence, la mise à distance me sont indispensables et pourtant impossible à mettre en œuvre. Impossible d’échapper aux contingences du quotidien, même lorsque le bruit intérieur devient assourdissant.

Prendre le temps

De s’étirer avant de sauter du lit (oui je saute hors du lit …)

De prendre le petit déjeuner sans avoir l’œil rivé sur la pendule

De filer à la salle de bain

De flâner dans ma campagne, écouter les silences, les oiseaux, les feuilles qui tombent, fermer les yeux, respirer à plein poumons et savourer la chance d’être là

Trainer à la maison, laisser chaque chose vivre sa vie. Les pantalons entassés sur la chaise de bureau, le courrier dans la cuisine, les chaussures dans l’entrée. Personne ne les verra.

Ronfler sur la chaise longue, cachée par les arbres, un livre à la main.

Respirer, encore et encore, évacuer le trop plein de tout, l’indicible qui pèse sur l’estomac, les nuits sans sommeil qui alourdissent les paupières.

Prendre le temps de ne rien faire et aimer profondément cela.

Petits pas

2 semaines

Encore, avant d’être en vacances, avant de m’extraire du quotidien.

L’été est passé si vite, aucun temps mort professionnel, des nuits agitées, un temps harassant qui n’a pas permis le repos, le sport mis entre parenthèse, les émotions parfois trop fortes qui m’ont fait replonger tête la première dans la nourriture.

J’ai besoin de dormir, besoin de ralentir le pas, besoin de prendre le temps, besoin de ne plus voir toutes les personnes qui gravitent autour de moi, besoin de grand air, d’espace, de silence, de paix.

Me reconnecter à moi, retrouver une énergie amoindrie, prendre du recul pour aborder une fin d’année chargée avec sérénité.

Mon obsession du moment, c’est la bienveillance (à mon égard), c’est d’être en cohérence, dans mes paroles et dans mes actes.

Une discipline en somme, pas toujours aisée…

Trainer

Il fait froid.

Dehors et surtout dedans.

Je me suis levée, puis recouchée.

Je me suis habillée des vêtements du Namoureux. Larges, doux, chauds, empreints de son odeur.

Je traine sur le canapé, tentant, avant les jours fous qui approchent, de me vider.

Je regarde des reportages sur le Japon, sur Delphine Horvilleur que je découvre et que je trouve d’une inspiration joyeuse.

J’ai besoin de nature, de silence et d’écriture. Mais à mon grand désespoir, rien ne sort…

Trainer pour tenter de se recomposer un peu.

Commencer vraiment l’année

La maison s’est vidée.

De la famille puis des amis.

Et pour terminer, de la présence de Namoureux et de toutes les petites affaires qu’il laisse trainer dans la maison…

J’aime savoir que la maison va résonner de rires, de bruit, de vie, au fur et à mesure qu’elle se remplit.

J’aime aussi retrouver le silence, renouer avec mes petits rituels, mes nombreuses habitudes.

Investir à nouveau mon antre, en prendre soin, tranquillement.

J’ai besoin du silence pour faire le vide et appréhender ma « rentrée », car mon année professionnelle s’est terminée avec un moment dur, un haussement de voix, des menaces feutrées. Le tout m’ayant laissée quelque peu amère.

C’est comme si le calme, la paix ne pouvaient jamais exister vraiment (ou si brièvement) et qu’il fallait toujours mener des luttes : pour faire valoir ses droits, être reconnue, entendue, légitimée (entre autre chose…).

Je dois puiser dans mes forces pour commencer cette année sur de nouvelles bases, reprendre confiance, trouver une nouvelle énergie. Je pensais avoir franchis des caps mais il y a visiblement toujours quelque chose qui me fais faire un pas en arrière. Douloureusement.

Que le monde de l’emploi est étrange et déroutant, violent dans les rapports que les êtres instaurent entre eux. Des luttes pouvoir pour prendre le dessus sur l’autre, des luttes dont personne ne sort jamais grandi.

Savoureux week-end

Dans le tourbillon qui est le mien en cette fin d’année, j’ai le sentiment de ne plus m’appartenir.

Tout va vite tout le temps, je n’ai plus, malgré un temps de travail de 30 heures / semaine, un espace suffisant pour moi. Me poser, lire, écrire… toutes ces choses qui me nourrissent. Notre société, je crois, génère trop de bruit. Un bruit superficiel et nocif, un bruit dans lequel je ne me reconnais pas et qui me perd.

Aussi, me retrouver dans une relative solitude et dans le silence ce week end m’a procuré du bonheur et une certaine paix intérieure.

Je me suis d’abord occupée de ma maison laissée en friche depuis plus d’un mois. Tout s’est accumulé, poussière, fringues, documents administratifs. J’aime infiniment prendre soin de mon nid. J’aime quand tout est propre, bien rangé, quand ça brille et sent le propre. C’est drôle, parce qu’enfant, j’étais désespérée de voir ma mère briquer, d’être si attentive à notre intérieur, ce qui pour moi était une perte de temps. Je me disais que plus tard, lorsque je serais grande, j’aurais les moyens d’avoir quelqu’un pour le faire à ma place. J’en rêve encore parfois, il est vrai, mais j’aime m’investir pour mon intérieur. Je me sens bien lorsque je sais mes placards rangés, les choses à leur juste place. J’en tire un vrai plaisir, certes temporaire mais réel.

J’ai réceptionné dans la matinée un nouveau canapé. Un vrai canapé d’adulte, qui donne à notre salon une physionomie nouvelle et douce. Je dis adulte car jusque là, je ne possédais que des meubles achetés lorsque j’étais étudiante, certains d’occasion. Ce qui donnait un intérieur disparate, sans trop de caractère ni d’harmonie. Ainsi, après le lit nous voilà les heureux proprios d’un canapé MAGNIFIQUE. C’est con et drôle à la fois ce sentiment de s’acheminer vers autre chose, un tournant dans mes goûts et aussi, d’une certaine manière dans ma vie. Cette nouveauté me met en joie, comme une enfant avec un nouveau jouet.

J’ai écrit, colorié des mandalas, fait des découpages en vu de mes collages. C’est ça le temps pour moi, pour mes bidouillages, pour mes RDV avec moi (avec l’artiste comme le dit Julia). Un temps qui m’est nécessaire, notamment pour écrire. L’écriture ma meilleure amie, ma béquille de toujours, un besoin physique, de l’ordre du vital. Modestement, tranquillement, juste pour moi.

Trainer. Voilà plusieurs mois que je ne traine plus. Trainer à la table du petit déjeuner, sur le divan avec plusieurs revues de filles, au lit, dans la salle de bain. Trainer et tout laisser derrière soi.

J’aimerais que pour la semaine à venir, tout soit aussi savoureux…

Caniculaire

Il faut aller à plus de 1000 mètres pour espérer avoir un peu d’air frais.

Je bénis le vent qui vient caresser ma peau.

Dans ce décor de rêve tout est sujet à contemplation et à émerveillement.

Je ferme les yeux et je me repais du silence.

Ici il n’y a rien d’autre que le chant des oiseaux et le bruissement du vent dans les feuillages.

Je ferme les yeux pour photographier le décor, respirer à plein poumons, me fondre dans les éléments.

Et toucher du doigt le bonheur.

Oui, le bonheur est ici dans cet instant, avec lui…

En suspension

Partir 4 heures avant l’heure, à cause de la grève, sous le soleil

Arrivée à Paris, dans la grisaille

Rentrer seule à la maison

Savourer le silence

Les 5 jours qui s’annoncent, une parenthèse pour nous retrouver

Tenter de mettre loin nos angoisses, nos questionnements, nos peurs multiples

Décider d’aller se promener sous la pluie, rire comme des baleines, comme des enfants

Aller voir une expo

En ressortir un peu émus, un peu troublés

Puis rentrer

Nous remettre dans le pas de nos habitudes, rassurantes

Dire les mots doux, retrouver le chemin des gestes tendres

Suspendre le temps

 

Cloudy en bobolandy

(La note avec de la mauvaise foi dedans, saupoudrée d’un peu de caricature)

Les bobos, quand ils arrivent à la campagne, ils achètent un 4 × 4, aux vitres fumées. A cause de la neige ( 5 cm sur la route, 4 jours par an, tu vois un peu le truc). Et comme les routes de campagne ne sont pas faites pour une telle pression, des fois, ça creuse des trous. Pour les vitres fumées, je n’ai pas d’explication (l’anonymat ?)

Les bobos, pour aller chercher leur enfant à l’école (500 m à pieds), ils prennent leur 4 × 4. Alors devant l’école communale ça bouchonne et forcément il n’y a pas de place pour tout le monde. Et les bobos, ils râlent parce que les « infrastructures ne suivent pas ».

Toi, quand tu te balades en montagne, tu prends ton sac à dos, ta gourde et ton appareil photo. Tu as envie de profiter du silence, du chant des oiseaux et du bruit de l’eau qui s’écoule. Les bobos, eux, se baladent avec leur portable. Et si tu es devant ou derrière eux, ben le silence, tu n’en profites plus, parce qu’ils racontent leur vie trépideeeente à tout leur réseau social.

Tandis que tu marches sur les chemins de campagne, les bobos, eux font leur footing (en meute), et ne te saluent même pas. Non, ils piaillent et font comme si  l’autochtone (la vraie fille du cru, c’est à dire moi quoi) n’existait pas.

Des fois, je rêve d’un exil Laponie, les lapons eux ils possèdent des rennes, pas des 4 × 4…