Les copains d’un autre temps

Je me retrouve fortuitement (?) sur le site et découvre que j’ai toujours un compte.

Horreur.

Je déteste la notion de réseau social, de près ou de loin.

Je ne me rappelle plus quand je l’ai ouvert, ni pourquoi mais c’était il y a très looooogtemps.

Bref.

J’y suis, j’ai quelques invitations en attente. Et là contre toute attente et à mon corps défendant, je me retrouve catapultée dans le passé.  Ce passé là, je ne l’aime pas. Tout cela est derrière moi, bien rangé dans des boites avec des noms dessus.

Mais bizarrement, revoir certains visages, lire où ils en sont me fait mal.

C’est peut être de la jalousie, peut être le fait que les choses ne sont pas aussi bien rangées que cela, peut être que je ne m’assume pas.

J’ai clôturé le compte, en espérant mettre définitivement un trait sur ces années pour passer à autre chose et enfin assumer. Les réussites visibles et les autres, les échecs cuisants et relatifs.

Bref, accepter d’être moi.

 

 

Cloudy en bobolandy

(La note avec de la mauvaise foi dedans, saupoudrée d’un peu de caricature)

Les bobos, quand ils arrivent à la campagne, ils achètent un 4 × 4, aux vitres fumées. A cause de la neige ( 5 cm sur la route, 4 jours par an, tu vois un peu le truc). Et comme les routes de campagne ne sont pas faites pour une telle pression, des fois, ça creuse des trous. Pour les vitres fumées, je n’ai pas d’explication (l’anonymat ?)

Les bobos, pour aller chercher leur enfant à l’école (500 m à pieds), ils prennent leur 4 × 4. Alors devant l’école communale ça bouchonne et forcément il n’y a pas de place pour tout le monde. Et les bobos, ils râlent parce que les « infrastructures ne suivent pas ».

Toi, quand tu te balades en montagne, tu prends ton sac à dos, ta gourde et ton appareil photo. Tu as envie de profiter du silence, du chant des oiseaux et du bruit de l’eau qui s’écoule. Les bobos, eux, se baladent avec leur portable. Et si tu es devant ou derrière eux, ben le silence, tu n’en profites plus, parce qu’ils racontent leur vie trépideeeente à tout leur réseau social.

Tandis que tu marches sur les chemins de campagne, les bobos, eux font leur footing (en meute), et ne te saluent même pas. Non, ils piaillent et font comme si  l’autochtone (la vraie fille du cru, c’est à dire moi quoi) n’existait pas.

Des fois, je rêve d’un exil Laponie, les lapons eux ils possèdent des rennes, pas des 4 × 4…