Lister pour ne pas oublier mes envies

Me former : à l’EFT, à la pratique narrative ;

Manger mieux, cuisiner plus souvent et prendre de l’info à propos de l’alimentation intégrative ;

Consommer moins de choses inutiles ;

Multiplier les RDV culturels ;

Voyager ;

Prendre soin de moi ;

Méditer, plutôt que de m’avachir devant la tv lorsque je rentre le soir ;

Me fixer des RDV avec moi (méthode Chine Lanzmann)

Prendre le temps ;

Prendre le temps ;

Prendre le temps ;

Tenter de faire 15 min de vélo d’appart le soir ;

Aux beaux jours, reprendre la marche rapide ;

Renouer avec moi, tout doucement…

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Prendre le temps

De s’étirer avant de sauter du lit (oui je saute hors du lit …)

De prendre le petit déjeuner sans avoir l’œil rivé sur la pendule

De filer à la salle de bain

De flâner dans ma campagne, écouter les silences, les oiseaux, les feuilles qui tombent, fermer les yeux, respirer à plein poumons et savourer la chance d’être là

Trainer à la maison, laisser chaque chose vivre sa vie. Les pantalons entassés sur la chaise de bureau, le courrier dans la cuisine, les chaussures dans l’entrée. Personne ne les verra.

Ronfler sur la chaise longue, cachée par les arbres, un livre à la main.

Respirer, encore et encore, évacuer le trop plein de tout, l’indicible qui pèse sur l’estomac, les nuits sans sommeil qui alourdissent les paupières.

Prendre le temps de ne rien faire et aimer profondément cela.

Savoureux week-end

Dans le tourbillon qui est le mien en cette fin d’année, j’ai le sentiment de ne plus m’appartenir.

Tout va vite tout le temps, je n’ai plus, malgré un temps de travail de 30 heures / semaine, un espace suffisant pour moi. Me poser, lire, écrire… toutes ces choses qui me nourrissent. Notre société, je crois, génère trop de bruit. Un bruit superficiel et nocif, un bruit dans lequel je ne me reconnais pas et qui me perd.

Aussi, me retrouver dans une relative solitude et dans le silence ce week end m’a procuré du bonheur et une certaine paix intérieure.

Je me suis d’abord occupée de ma maison laissée en friche depuis plus d’un mois. Tout s’est accumulé, poussière, fringues, documents administratifs. J’aime infiniment prendre soin de mon nid. J’aime quand tout est propre, bien rangé, quand ça brille et sent le propre. C’est drôle, parce qu’enfant, j’étais désespérée de voir ma mère briquer, d’être si attentive à notre intérieur, ce qui pour moi était une perte de temps. Je me disais que plus tard, lorsque je serais grande, j’aurais les moyens d’avoir quelqu’un pour le faire à ma place. J’en rêve encore parfois, il est vrai, mais j’aime m’investir pour mon intérieur. Je me sens bien lorsque je sais mes placards rangés, les choses à leur juste place. J’en tire un vrai plaisir, certes temporaire mais réel.

J’ai réceptionné dans la matinée un nouveau canapé. Un vrai canapé d’adulte, qui donne à notre salon une physionomie nouvelle et douce. Je dis adulte car jusque là, je ne possédais que des meubles achetés lorsque j’étais étudiante, certains d’occasion. Ce qui donnait un intérieur disparate, sans trop de caractère ni d’harmonie. Ainsi, après le lit nous voilà les heureux proprios d’un canapé MAGNIFIQUE. C’est con et drôle à la fois ce sentiment de s’acheminer vers autre chose, un tournant dans mes goûts et aussi, d’une certaine manière dans ma vie. Cette nouveauté me met en joie, comme une enfant avec un nouveau jouet.

J’ai écrit, colorié des mandalas, fait des découpages en vu de mes collages. C’est ça le temps pour moi, pour mes bidouillages, pour mes RDV avec moi (avec l’artiste comme le dit Julia). Un temps qui m’est nécessaire, notamment pour écrire. L’écriture ma meilleure amie, ma béquille de toujours, un besoin physique, de l’ordre du vital. Modestement, tranquillement, juste pour moi.

Trainer. Voilà plusieurs mois que je ne traine plus. Trainer à la table du petit déjeuner, sur le divan avec plusieurs revues de filles, au lit, dans la salle de bain. Trainer et tout laisser derrière soi.

J’aimerais que pour la semaine à venir, tout soit aussi savoureux…