L’énervement du soir

Mon lundi a été peuplé d’énervements, de griffures et même de pleurs.

Alors, pour faire retomber la pression, je partage celui qui est relatif à ce qui se passe ici sur la blogo.

C’est pas déconnant, quand des bloggeurs visitent ton blog et laissent des messages, d’aller voir ces mêmes blogs toi aussi, pour rendre la pareil. Y’ a pas une charte des bonnes pratiques, on est d’accord, mais c’est élégant, courtois, sympa.

C’est pas déconnant, non plus, quand des bloggeurs laissent des petits mots chez toi, de répondre. De prendre le temps de le rendre à celui qui en prend pour laisser un mot chez toi.

Pourquoi j’écris ça ?

Parce que ça me gonfle, peut être parce que moi aussi j’ai besoin de retours, qu’on me dise qu’on « m’aime », parce que certaines bloggeuses ont des chevilles gros comme des paquebots et qu’à un moment donné, faut arrêter de se la raconter. S’il y avait des Duras parmi nous, bah ça se saurait…

Voilà un post méchant et bête et il me fait un bien fou.

 

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Refuge

Je reviens toujours ici.

Après des périodes de sécheresse en écriture, après les vides intérieurs, les humeurs en montagnes russes, les périodes de vacances, les doutes, les questionnements innombrables… J’ai toujours besoin de cet endroit.

Je pourrais me contenter de mes cahiers, je pourrais me satisfaire de mon seul regard sur mes mots. Mais ça n’est pas suffisant.

J’aime voir mon post finalisé, j’aime le risque de la critique (bon vous n’êtes pas des centaines ici, ça limite du coup… faut pas déconner non plus), j’aime les retours, les échanges.

Je n’appartiens ni ne fréquente plus aucune « communauté », aussi me manque des figures, des modèles en écriture , comme pêle-mêle  Sarah, Kloelle, Gicerilla, Rouge et la dernière disparue Coumarine. Les échanges ne sont plus aussi riches, intenses… Qu’importe, j’ai toujours ce besoin de venir me cacher derrière cet avatar, de faire perdurer l’aventure 9 ans après l’ouverture de mon 1er blog.

Je me rappelle de ce jour d’octobre où j’ai construit mon premier blog, la boule au ventre, excitée à l’idée d’oser m’exposer. Je me suis pliée à l’exercice quotidien du billet avec bonheur, en traversant tous les états possibles, en les partageant, en les transcendant.

Je n’ai que de bons souvenirs. L’écriture que j’appelle « exposée » m’a permis de prendre du recul, d’affronter mes réalités, de les transformer. Je me suis fait des amis, amis qui sont toujours dans ma vie aujourd’hui. Sans doute parce qu’ici et curieusement plus qu’ailleurs, je suis moi à 100 %, sans triche, sans complaisance.

L’écriture, depuis toujours est mon refuge, mon alliée. Il me semble d’ailleurs, qu’elle a changé, justement parce que je m’y adonnais de manière quasi frénétique au début. Je suis heureuse de constater que ce plaisir intense ne change pas, il m’apporte toujours autant, même si je lui consacre moins de temps, même si mes billets sont moins longs, souvent moins fouillés et travaillés. Pour autant, ce temps passé dans cet endroit est un temps pour moi, exclusivement à moi.

Précieux.

 

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Ce blog a deux ans.

Merci à toutes et tous, lecteurs et lectrices de France, du Mexique, de Corée et d’ailleurs ; merci à celles et ceux qui laissent des messages, à ceux qui lisent sans oser commenter.

Merci pour votre soutien, votre sens critique, votre bienveillance.

Votre chaleureuse présence.

Merci aux fidèles, aux nouveaux, à ceux de passage.

Que d’étapes en deux ans !

A très vite 🙂