Souvenirs d’été

Je suis restée retirée dans ma grotte. C’est à dire dans ma maison, volets fermés, à attendre que la chaleur se retire.

J’ai travaillé, beaucoup. Reçu des candidats, beaucoup. Certains qui me donnent envie de me battre, encore et toujours. D’autres qui me font baisser les bras et d’autres encore pour lesquels je n’entrevois aucune solution durable. Dur…

Je suis très peu sortie, je n’ai invité personne, je n’ai pas été invitée non plus. Il aura manqué à cet été des barbecues avec du vin rouge pétillant autour.

J’ai lu, un peu et j’ai aimé renouer avec ma passion que j’avais abandonné depuis quelques années.

J’ai tenu tête à Super Directrice, devant toute l’équipe et pour la première fois en 12 ans, je lui ai cloué le bec, puissamment (en transpirant grave et en devenant toute rouge). J’en ai retiré une certaine fierté.

J’ai stoppé la méditation et le pilates. Je n’en retire aucune fierté 😦

J’ai eu un besoin réel de me couper du monde, de mettre loin les informations en tout genre plus déprimantes qu’autre chose.

Nous avons décidé d’acheter une maison, puis avons changé d’avis dès la semaine suivante. Le changement de nid n’est pas pour tout de suite. Nous sommes d’éternels grands enfants.

J’ai compris mon besoin de nature, de vrai, de pur.

Demain et pour trois semaines, ce sont les vacances.

Avant ma rentrée en octobre, dores et déjà très chargée.

 

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Zéro constance

Je prends des décisions, j’en suis fière, je les affiche, les claironne, m’en vanterai presque… et puis je les abandonne lâchement.

Ainsi, j’avais décidé de me désintoxiquer de la télévision, quitter mon canapé pour mon confortable fauteuil de lecture. J’ai commencé un livre, que je n’ai pas terminé, puis un second. Dans l’intervalle mon Népou a acheté un écran XXL et la Une (ces fucking traitres) ont remis Grey’s Anatomy (no comment).

A ma sortie de la clinique qui fait perdre des kilos, je me suis inscrite dans une salle de gym. J’ai commencé à y aller tous les jeudis puis un sur deux, puis ça me devient de plus en plus difficile. A ma décharge il commence à faire beau et je préfère les ballades dans ma nature avoisinante que l’odeur testostéronée de la salle de gym. Excuse bidon, je te l’accorde.

Lorsque j’ai repris le travail j’ai pratiqué assidument méditation et pilates. Ça m’a fait un bien fou, je dois bien le dire. Je me sentais bien, j’étais contente de tenir… Et je commence doucement à lâcher à mon grand désespoir.

Chaque soir, en rentrant du travail, je me dis que je dois me poser pour écrire. Faire mes lignes, pour évacuer la journée et aussi construire mon écriture. Là encore zéro constance.

Ça me désole et me fais rire…

La salle de sport

J’ai attendu d’avoir 39 ans pour sauter le pas. A savoir, payer un rein pour aller transpirer dans un lieu rempli d’objets de torture, qui sent la testostérone et où la musique vient percer mes deux tympans.

Mais c’est pour mon bien.

Si si.

Ainsi donc le jeudi, je vais transpirer avec ma copine de la clinique qui fait perdre des kilos. On pédale, on rame, on soulève de la fonte, on pilates et on rit beaucoup. Et puis toutes les deux on est très partner look : longs tee shirts difformes, pantalons de jogging hypra larges.

On fait un peu tâches dans le décor.

Dans la salle de sport,  les gens ne se disent pas bonjour, mettent leurs écouteurs sur les oreilles et ne se parlent pas, certaines nanas (qui font du 36 les gueuses !) sont maquillées comme pour aller en boite, quant aux hommes, certains sont là pour faire de la gonflette, certes, mais aussi pour « pêcho », on le sent bien aux regards très appuyés sur les cuisses galbées de certaines belles jeunes femmes. J’allais oublier les tatouages qui s’exposent et s’affichent ici sur une épaule, là sur des jambes.

Contre toute attente, j’aime bien la salle de sport. Je vais faire mes petits programmes, je transpire (grave) et j’ai l’impression d’avoir sauvé ma semaine sportivement parlant. Qui l’eut cru ?!!!