Le dimanche

Le matin, elle regarde les émissions religieuses. Elle écoute, se remémore, se connecte à son Dieu, désormais figure lointaine, auquel elle n’est plus très sûre de croire.

A 10 h, c’est l’heure de la pause, l’heure du thé ou du café brûlant, selon l’humeur.

Après seulement, elle concède à ce que je lui masse pieds et jambes, en l’absence du passage de l’infirmière.

C’est le moment où elle me répète que mes mains sont vraiment douces et que j’aurais dû en faire mon métier.

Et puis, l’air de rien, enfoncée dans son grand fauteuil, elle lance les hostilités  « papotage ». Le boulot, le mari, la famille… Elle radote un peu mais je la laisse faire.

Parce qu’elle aime bien et moi aussi. J’aime ses petits conseils, ses vieux adages, ce doux moment rien que pour nous 2. Un moment de présence l’une à l’autre, précieux.

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