Chiller en travaillant (ou presque)

Ma boite (entendez mon employeur) n’est pas très innovante. Elle n’en n’a pas franchement les moyens… sauf en matière de télétravail.

Nous sommes une petite poignée à avoir commencé au début de l’été.

J’adore cette expérience !

J’avais des craintes au départ, celle notamment de me laisser distraire à la maison, celle de les espaces, que j’ai à cœur de laisser éloignés l’un de l’autre. Finalement, il n’en n’est rien. Jusque là, je ne me suis pas du tout laisser distraire et une fois l’ordi fermé, je passe allègrement à autre chose.

C’est une vraie chance pour moi de ne pas avoir à me déplacer une journée par semaine. Parce que les transports sont de plus en plus oppressants pour moi, ils sont coûteux et surtout fatigants. Et puis, travaillant en open space, c’est aussi l’occasion de prendre du champ lorsque l’on est à ce point les uns sur les autres.

Je suis studieuse et néanmoins beaucoup moins stressée à la maison, je m’organise comme je le souhaite, en toute liberté. Je trouve que c’est un luxe, ou tout du moins une réelle chance que je savoure.

Seul petit accro, ma pièce de travail : le bureau, qui aujourd’hui accueille outre le vélo d’appartement, la grande bibliothèque un ensemble d’objets qui ne peuvent pas être rangés ailleurs (lire débarras). Aussi, je ne m’y sens que moyennement bien. Il me faudrait ranger (de fond en comble) et surtout organiser la pièce autrement. Ce que je compte bien faire prochainement pour rendre le lieu plus doux, plus apaisant, plus cocoonant.

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L’Open space

Depuis un an, j’ai la joie de travailler en open space low cost. Je m’explique : nous sommes trois dans un petit espace, avec un peu de lumière, beaucoup de passage et peu d’intimité (de fait).

Qui a eu cette idée folle ? Je ne sais pas mais si je l’avais en face de moi, je le dézinguerai. De même que si j’avais su, je n’aurais pas signé.

Vraiment.

Alors quand j’entends que certaines entreprises lancent un concept encore plus fou, pour soi disant créer de l’émulation et rapprocher les équipes, à savoir avoir moins de bureaux que de personnels ; je m’étouffe. Tous les matins, c’est la course avec ta pile de dossiers sous le bras, ainsi que ton matériel de bureau (dont pc), les plus malins (lorsqu’ils le peuvent et non pas 45 min minimum de transports aller puis retour), arrivent tôt, les autres font ce qu’ils peuvent… Certains sont partis, les plus jeunes et résistants trouvent ça fun, les autres subissent… Vive les sans bureaux fixes !

Cette manière de toujours vouloir gagner, du temps, de l’espace, de l’argent, au détriment de l’humain me laisse pensive et amère. D’autant plus amère que nous sommes bassinés par le méga concept d’AQVT (amélioration de la qualité de vie au travail).

De quoi mon employeur a-t-il peur ? Que je me relâche, que je ne fasse pas mon travail, que je le vole ????

L’open space me stresse, cela d’autant plus que j’ai des difficultés d’audition, que je crains le bruit mais aussi la chaleur… J’ai développé des qualités de patience, certes, d’écoute aussi et à contrario, je suis plus vite fatiguée, plus vite perturbée par mon environnement.

Que mon employeur ne souhaite pas garantir la confidentialité à laquelle j’ai droit, au moins qu’il la garantisse pour toutes les personnes que j’ai la charge d’accueillir !

Où est la confiance, que fait-on de mon professionnalisme ? Dilués dans un souci de productivité sans doute…

Je ne resterai pas. Pour un certain nombre de raisons, dont celle ci majeure à mon sens.

Le travail, sa valeur sont dévoyés et de fait, mon action avec eux.