Dimanche

Me réveiller tôt mais pas trop.

Suffisamment en tout cas pour ne pas entendre les rumeurs du jour. Suffisamment pour n’entendre que les oiseaux qui paillent un peu partout, annonceurs d’un printemps qui tarde à poindre le bout de son nez.

Partir au petit matin à l’assaut de ce jour si beau. Le soleil fait son apparition et même si les chemins sont encore gelés, il est là. Il vient éclairer la montagne, éclairer le bleu profond du ciel, déclencher des avalanches tout en haut qui me font lever le bout du nez de temps à autre.

Ces instants me font me sentir incroyablement vivante.

Rentrer, aérer la maison, laisser entrer les bruits mais surtout la chaleur qui monte (avant de retomber subitement).

Cuisiner pour l’heure du café.

Déjeuner en silence et seule.

Ce qui est pesant la semaine l’est infiniment moins le week end, où la pression retombe et où il m’est absolument nécessaire de déconnecter, de retrouver une forme de « respiration » normale.

Et puis l’heure du café avec eux. Il me faudra parler un jour des parents de mon filleul bien-aimé. De lui , dont je chéris la présence à mes côtés aujourd’hui. Nos débuts n’ont pas toujours été simples… mais notre relation a pris un tournant il y a quelques mois. J’ai fait un pas vers lui, je l’accepte comme il est et surtout, je le remercie d’être là pour moi.

Gratitude pour ce dimanche.

 

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S’acheter des fleurs

Je suis allée m’acheter des fleurs. 3 roses blanches. Pour couronner cette journée.

Une journée de vacances, de RTT, une vraie parenthèse, où pour une fois, je ne me suis pas sentie tiraillée, happée.

Je me suis réveillée avec un rêve qui vient me visiter chaque année, où il est question d’un ami aimé et perdu.

J’ai savouré chaque seconde de mon petit déjeuner, pris lentement, avec les mots terrifiants de Patrick Cohen en fond (Patrick si tu me lis, je t’aime d’amour).

Je suis allée me balader, accompagnée par le seul chant des oiseaux.

J’ai déjeuné avec des personnes aimées, qui savent tout de moi, plus que moi (ce qui en soi est très embêtant).

J’ai lu les mots doux d’Agnès Ledig, puis je suis allée visiter une amie.

J’ai mis loin le travail et ses contingences, le prochain entretien que je vais devoir passer à nouveau, la surcharge de travail, la fatigue, la colère sourde.

J’ai mis loin mon couple, moi, nous …

J’ai adoré cette journée.

Il me faut définitivement plus de parenthèses…

Prendre le temps

De s’étirer avant de sauter du lit (oui je saute hors du lit …)

De prendre le petit déjeuner sans avoir l’œil rivé sur la pendule

De filer à la salle de bain

De flâner dans ma campagne, écouter les silences, les oiseaux, les feuilles qui tombent, fermer les yeux, respirer à plein poumons et savourer la chance d’être là

Trainer à la maison, laisser chaque chose vivre sa vie. Les pantalons entassés sur la chaise de bureau, le courrier dans la cuisine, les chaussures dans l’entrée. Personne ne les verra.

Ronfler sur la chaise longue, cachée par les arbres, un livre à la main.

Respirer, encore et encore, évacuer le trop plein de tout, l’indicible qui pèse sur l’estomac, les nuits sans sommeil qui alourdissent les paupières.

Prendre le temps de ne rien faire et aimer profondément cela.