J’en suis pas fière (mais ça va)

Je chante à tue tête (je hurle plutôt) sur du rap dans ma voiture en secouant la tête d’avant en arrière (comme le chien sur la plage arrière), des fois, je jure aussi, comme une poissonnière (mais en vrai, je suis douce comme une agnelle

Je mets des pyjamas difformes (dixit mon Népou) et soit disant tuent l’amour, alors que je suis HYPER bien dedans

Je pique des stylos partout où je peux, c’est plus fort que moi (et je ne me soigne pas)

Je n’aime pas les yaourts à la cerise et je les refourgue tous à mon Népou (c’est con à écrire ça !)

Je renifle les livres avant de les acheter

J’ai une déficience auditive (je ne suis pas encore appareillée), comme parfois il est chiant de faire répéter les gens, lorsqu’ils me parlent je fais des mmh et je hoche la tête pour montrer que je suis la conversation (alors qu’en vrai, je peux m’en battre l’aile)

Je suis une frapadingue de la propreté, chez moi et chez les autres aussi. Je peux donc me retenir d’aller aux toilettes si je considère qu’elles ne sont pas « conformes »

 

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J’ai quitté l’école il y a bien longtemps…

Néanmoins pour moi, la rentrée a toujours été  synonyme d’achats de livres.Je n’aimais pas l’école mais j’aimais les livres, les recevoir, les couvrir, les étiqueter. Synonymes de savoir et aussi de compagnonnage pour une longue année.

Aujourd’hui encore, bien que pour moi la « rentrée » soit un lointain concept, puisque je prends mes vacances en septembre et surtout que je n’ai pas d’enfant pour donner corps à cette période ; je continue à m’acheter des ouvrages.  Ils  peupleront joyeusement  ma bibliothèque, si nous nous sommes trouvés, et surtout ils marquent pour moi la fin de mon été.

Voici donc mes cadeaux de rentrée :

  • 100 recettes sans gluten (car il semble que je suis devenue intolérante). Petit livre avec de très jolies photos.
  • Ces glucides qui menacent notre cerveau. Dans la même veine et pour comprendre un peu le phénomène.
  • La magie du rangement / Marie Kondo.
  • l’Ho’oponopono. Sur les conseils d’une amie.
  • Les temps sauvages / Ian Manook.
  • La petite boulangerie du bout du monde / Jenny Colgan

Voilà qui va occuper mes soirées d’automne.

Au fait, je ne vous ai pas dit ? J’ai décidé de revenir ici….

 

 

 

Un mois déjà

Un mois d’une nouvelle vie, un mois de changements, d’étonnements, de tempêtes intérieures.

Un mois où il m’était impossible de venir ici, écrire, poser des mots, prendre du recul.

Je suis la spécialiste de la tête dans le guidon. Et quand je relève la tête j’ai un mois dans la vue.

En mars donc,

J’ai eu 41 ans. Un anniversaire fêté en trois fois, comme pour rattraper les  40 oubliés pour cause de mariage.

J’ai hésité. Est-ce que je reprends le blog, j’ai envie / pas envie, est ce que je quitte FB, j’ai envie, pas envie ? Finalement, je suis de retour ici et j’ai quitté FB.

Je n’ai cessé de relancer. D’anciennes amies, de vieilles connaissances pour reprendre un semblant de vie sociale. Mais je ne dois pas être douée, car personne n’a donné suite. Marri, j’ai nourri colère et rancœur…

J’ai oublié mon ancien travail (et mes anciens collègues) avec une facilité déconcertante mais ils se sont rappelés à mon bon souvenir. Comme si ça ne voulait pas. Comme s’il était impossible de couper ce lien. Un lien trop tout : trop serré, trop lourd, trop étouffant. Et c’est à propos de moi, une fois encore que les choses sont parties. Étonnamment.

J’ai calé mes prochaines vacances. En Islande. Je vais faire du mauvais esprit en écrivant qu’il y a peu de chances (peut être) qu’un avion saute, une salle de spectacle, des trains… Il y fait trop froid pour Daesh … Décidément, c’est vraiment du très mauvais esprit.

J’ai pris des décisions : parrainer une vache, me remettre à écrire, respirer par le ventre, vivre pour moi. Dans un mois j’aurais sans doute changé d’avis…

J’ai mangé. Beaucoup. Grossi. Beaucoup. As usual. Quand la peur, le stress et la colère prennent le dessus, c’est la bouffe qui gagne. Malgré la douleur, j’ai décidé (encore !) de faire dans la méthode Coué : assurer à mon corps que je l’aime de manière inconditionnelle.

J’ai renoué avec la culture que j’avais laissé de côté depuis un certain temps. Cinéma, concert, spectacle, achats de livres (trooooop)…

Il y a un fil conducteur à tout cela. Comme toujours. L’accompagnement. Ce besoin professionnel de créer du lien, d’apporter, transmettre à l’autre. C’est là, que je me sens utile. Et puis, dans ma vie personnelle, il y a cette persistante solitude. Elle signifie sans doute quelque chose mais je ne sais pas la lire, je ne sais pas transformer ce manque, cruel, en une force.

Un mois déjà… Et c’est comme si j’étais entrée dans une autre dimension, une autre vie.

Ceux qui laissent des traces

Sur l’invitation d’Anne-Sophie (merci à toi pour cette belle idée)

– les livres de l’enfance

  • Fantomette, le Club des 5, Martine, Heidi, Les malheurs de Sophie, Les contes de Grimm

Les histoires racontées avant le dodo, les histoires lues avant de partir à l’école, celles du dimanche soir avant de préparer mon cartable, celles lues sous les couvertures.

  • Plus tard, il aura le Petit Prince, le plus fort d’entre tous.

– les livres de l’adolescence

  • L’Éducation Européenne de Romain Gary
  • Les mots de Sartre
  • L’Amant, Moderato Cantabile de Marguerite Duras
  • L’écume des jours de Boris Vian
  • Le silence de la mer de Vercors
  • et les Maupassant et certains Zola et Verlaine et Rimbaud

les livres les plus offerts

  • « Le métier d’homme » d’Alexandre Jollien.  Ce magnifique philosophe, qui me bouleverse à chaque fois que je l’entends et qui me donne à réfléchir.
  • « La répudiée » d’Eliette Abecassis. Un de ces livres qui vient tordre les tripes et le cœur.
  • « Inconnu à cette adresse » de Kressman Taylor

– les livres à suspens

  • Fred Vargas… car je suis un brin pétocheuse et sujette aux cauchemars et certains de Harlan Coben.

– le livre sur lequel j’ai le plus travaillé

  • « Pour qui sonne le glas » d’Ernest Hemingway. Une découverte. J’ai passé des jours et des nuits sur ce livre, sans regret.

les livres qui me donnent à réfléchir (encore et toujours)

  • « Une vie bouleversée » d’Etty Hillesum
  • « Siddhartha » Hermann Hess
  • « Où cours tu, ne sais tu pas que le ciel est en toi », Ch. Singer

– je les suis de livres en livres

  • Milena Agus, magnifique écrivaine italienne
  • Claudie Gallay
  • Anna Gavalda

– je l’ai rencontré dans la vraie vie

Olivier Adam (lu tous ses livres, périodes avant le melon)

celui qui m’a chamboulée récemment

  • Journal d’un corps, Daniel Pennac