Cher Père Noël

Moins d’un mois à l’avance, je le reconnais c’est un peu court, j’espère néanmoins que ce sera suffisant pour que tu puisses m’apporter tous les cadeaux qui me font rêver.

Tu vas penser que je suis une ingrate car je n’aime pas Noël MAIS que je veux des cadeaux. C’est vrai, tu me connais, je ne suis pas à une contradiction près…

A être francs et directs, on gagne du temps, aussi, tu trouveras ci après ma petite liste. Elle n’est pas classée, si tu as quelques petites difficultés à honorer l’ensemble de mes désirs, je ne t’en voudrais pas trop.

– je n’ai pas renouvelé mon abonnement à Marie Claire auquel je suis abonnée depuis plus de 15 ans… Si tu pouvais prendre cela en charge, ce serait top.

– Namoureux souhaiterait que je quitte mes pilous pour un pyj’ sexy, si tu vois ce que je veux dire 😉

– j’ai besoin de soins pour moi : esthéticienne, réflexologue, j’irais jusqu’à demander un massage…

– je n’ai pas les dernières BD de Voutch et Pénélope Bagieu… cela me ferait TRÈS plaisir de les lire.

– comme tu le sais, en 2013 ma famille proche a été mise à rude épreuve. Si pour 2014 tu pouvais nous apporter un peu de paix et de joie, évidemment, je prends.

– en 2013, j’ai avancé professionnellement… permets moi de prendre du recul, de continuer à apprendre pour que tout se passe au mieux.

– un bébé… fille, garçon, comme tu veux. On s’en fout. Il/Elle sera beau/belle, on l’aimera que ce soit une crevette ou un schtroumpf.

– avec Namoureux, on aimerait partir en longs week ends, Amsterdam, Florence… là aussi, n’hésites pas pour le coup de pouce

– pour 2014, j’ai besoin de pouvoir compter sur mon corps

Pour tout ça, merci

Ta Cloudy qui croit encore un peu en toi

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Cher Père Noël

Je t’écris un peu tôt cette année et ce pour deux raisons.

D’abord à cause de cette stupide prophétie Maya. Je ne sais pas si tu es au courant, ce serait pour avant Noël. Ce n’est pas que je crois à ce genre de balivernes, mais je suis un brin superstitieuse quand même (je sais que tu ne te moqueras pas de cette énième contradiction). Est ce que tu peux te rencarder sur la question, prendre de l’info, histoire de me rassurer ?

Ensuite parce-que pour la première fois de ma vie, je ne fêterai pas Noël en famille. Comme c’est drôle ce sentiment… Celui d’avoir toujours voulu me soustraire à ce moment pénible et lorsqu’il se profile enfin, le regretter un peu. C’est comme une étape, une page qui se tourne. Non sans craintes, je vais partager ce moment avec Belle Famille (une étape te dis je !).

Ne t’offusques pas mais je dois t’avouer que j’ai Noël et toutes ces fêtes de fin d’année en horreur. D’ailleurs et idéalement j’aimerais être comme ces animaux qui hibernent et ne sortir le bout de mon nez que le 2 janvier.

Noël n’a jamais été synonyme de féérie pour moi, n’a jamais été mon moment d’enfant.  Il y avait les cadeaux bien sûr (et je ne peux pas nier avoir toujours été très gâtée), mais il manquait l’essentiel. J’ai subi cette période et  ce que je considérais être une mascarade. Un moment forcé une obligation de circonstance.

Côté matériel, je ne te demanderais pas grand chose, on va pas abuser. Mais accessoirement s’il te reste  une table basse ainsi qu’un grand tapis pour mon salon ça pourrait me réjouir, cela peut attendre néanmoins, ne t’en fais pas.

Je fais ma bavarde mais j’en viens au cœur de mon sujet.

Je ne sais pas si tu fais dans le développement personnel, au cas où, j’apprécierais tes lumières. Ce que je vais te demander n’est pas aisé, j’en ai conscience, mais j’ai besoin que tu me montres la voie. Oui rien que ça…

Celle du renouveau, de l’élévation, de la marche en avant. Parce que cette année, je l’ai vécue comme une épreuve et que chaque jour, un grain de sable est venu enrayer la machine.  Je vais être cash, on a rien à se cacher, j’ai eu le sentiment de morfler grave et d’avancer dans un perpétuel brouillard épais. Je ne suis pas malheureuse, ce n’est pas mon propos, soyons clairs. Cependant, il me semble que 2012, a été une année de trop : de doutes, de douleurs, de remises en questions, de pertes.

Mon corps a pris un sacré coup (dis, si tu pouvais aussi faire en sorte que mes cheveux blancs qui sortent par paquets puissent ralentir un peu, je t’en serais reconnaissante éternellement), pas un mois sans un bobo, sans une alerte. Quant au « reste », j’ai conscience de m’être éloignée de mon chemin, de mes fondamentaux. Professionnellement et surtout personnellement. Mon cœur s’est rempli de rancœur, de tristesse, je n’ai pas atteint les objectifs que je m’étais fixé : plus d’ouverture, d’humanité, de pardon aussi.

Si tu ne pouvais pas m’aider, je le comprendrais, toi tu fais dans l’enfant. Mais justement, c’est bien l’enfant qui sommeille et se réveille parfois en sursaut, qui s’adresse à toi aujourd’hui.

Des baisers tendres

Ta Cloudy