C’est trop non ?

En une semaine (même) pas terminée, j’apprends que :

– mon service sera absorbé d’ici 9 mois par un autre, genre grosse machine à broyer (j’en frémis d’envie !)

– Ségolène est accueillie au Ministère de l’Environnement telle une star sur le retour. Il est fort ce Hollande quand même…

– j’avais la salle (tu sais du wedding day) mais voilà que je ne suis pas prioritaire parce que je ne suis pas une habitante du cru. C’est du racisme ça non ?

Non franchement c’est trop

Des claques (qui se perdent)

Aux deux François. Du Vatican et Hollande. Le premier oublie que la France est un République laïque. Foulée aux pieds certes, mais quand même. Avant d’aller donner des conseils qu’il commence d’abord par faire le ménage devant sa porte, ce ne sera pas du luxe. Le second, Président de tous les Français qui distille des inepties à chacune de ses apparitions. Faire remonter la courbe du chômage d’ici la fin de l’année ? Il s’agirait alors d’un miracle. D’un pur et simple miracle. Sa formation pour un chômeur sur deux est un mensonge éhonté, impossible à mettre en place, puisqu’il n’y a pas d’argent et que cela ne suit pas sur le terrain, quant aux contrats d’avenir ils sont très loin d’être tous signés à une époque où les entreprises n’ont que quelques mois de lisibilité devant eux.

A ce guichetier de la gare SNCF que je fréquente habituellement. Il y a 3 mois que j’ai pris mes billets à moindre cout (25 euros) pour l’anniversaire de Namoureux. Mon train a été annulé pour cause de grève. Je dois ressortir la modique somme de 100 euros pour m’assurer que mon week end se réalisera vraiment. 100 euros ! Je m’étonne auprès du guichetier qu’aucun geste commercial ne soit fait à mon endroit. Puisque  » j’insiste », il va ME monter MON dossier administratif (il est 18 h 50), afin que mes 25 euros soient remboursés. Il fulmine, grommelle, je reste stoïque. Je m’étonne de nouveau que l’on me rembourse si peu ( j’en déduis, méchante fille que la grève est rentable ?!). Hors de lui, Monsieur me demande si je ne veux pas qu’il m’offre sa carte bleue. Puisque tu en parles, si. Parce que je n’ai rien contre une énième grève qui pénalise encore et toujours le voyageur-contribuable-vache-à-lait mais un peu de respect, un peu de patience, parce que je choisis contre vents et marées à venir à ton guichet pour le faire vivre, ce n’est pas du luxe. Dorénavant j’irai sur internet pour m’éviter les  grommellements d’un guichetier acariâtre.

Aux nuées de touristes asiatiques, à l’instinct grégaire. Ils envahissent littéralement nos édifices, armés jusqu’aux dents d’appareils numériques dernier cri, bousculent, mitraillent, se déplacent en grappe et à toute vitesse, jacassent, touchent  à tout en se souciant rarement de l’autre. L’autre, celui qui a envie de prendre son temps, de contempler tranquillement les œuvres sans risquer de me faire percer le tympan. Cette absurde courses aux temps, à la possession, me rend dingue.

Dans le même registre, je distribuerai quelques claques à des enseignants croisés aujourd’hui au Musée des Arts et Métiers. En préalable et avant de me faire des ennemis je ne milite nullement pour un art élitiste. Bien au contraire. Mais ce qui me rend dingue, ce sont les profs qui CRIENT des chuuuuuts à tirelarigot dans un musée, qui menacent de prendre des carnets, qui rigolent entre profs mais n’interviennent JAMAIS quand les élèves partent dans tous les sens. La visite au musée, vire à la classe de mer. Et moi, pauvre naze qui aie payé mon billet, je ne profite de (presque) rien parce que des gosses en goguette ne savent pas se tenir.

Pour finir, je mettrai des coups de boules à des femmes et hommes, de tous âges confondus, qui ont besoin dans les transports en commun de partager leur intimité dans les menus détails. Tout se partage aujourd’hui sans plus de limite. Du week end en famille, à la soirée entre portes. On parle fort, on rit sans se soucier de l’autre… C’est moi ou bien.

Ca va toujours mieux en le disant…

News from the World : march

J’ai eu 38 ans, un jour de fête internationale des femmes. J’aurais aimé que cet instant, cette journée ne s’arrête jamais. Non pas parce que je tire une fierté à avoir 38 ans (car au fond cet âge me semble de splus irréels). Mais juste parce que pour la première fois, j’ai touché du doigt un sentiment de paix intérieure. Une plénitude impossible à qualifier. Un repas avec tous les aimés, tout le long de la journée des signes d’affection, d’amitié, d’amour et des cadeaux, comme je n’en n’ai jamais eu. Juste du bonheur.

Voilà que la « colère professionnelle », revient m’habiter avec violence. Notre cadre de travail ne cesse de changer, d’être bousculé au détriment de l’accompagnement des personnes, des contraintes institutionnelles imposées en dépit du bon sens. Je m’oppose et je souffre. Le chiffre au détriment de l’humain, du lien social, de la qualité de l’accompagnement. Les techniciens que nous sommes sont méprisés. Pourtant nous sommes présents tandis que ministres et mesures à la noix se sont succédé jusqu’ici, infatigables pansements sur une jambe de bois tandis que l’autre se gangrène. Plus j’avance et plus ces pratiques me deviennent intolérables. Je trouve les gens gentils. Gentils de ne pas se rebeller, gentils de ne pas tout faire péter, tant ils sont malmenés. Je me contente de petites victoires, il y a bien longtemps que j’ai renoncé à faire des étincelles. Je souhaitais être une professionnelle incontournable, la « meilleure ». Je ne le serai jamais. J’écoute, je considère, je suis un miroir, je tiens la main…

Un nouveau Pape. Le temps m’a rendue agnostique et pourtant ce Pape, dont je ne sais rien au fond, a fait naitre en moi un certain espoir. J’ai aimé les mots simples, les bains de foule, les objectifs sans doute irréalisables mais sincères. J’ai regardé la cérémonie comme plongée dans un autre siècle, mi amusée, mi impressionnée. Francesco, une promesse.

François. Que de déceptions depuis le jour de ton élection. Que de promesses que tu foules un peu plus aux pieds chaque jour. Je suis malade à mon pays, malade de voir ce que tu en fait, aidé par une bande de ministres risibles. Je suis si déçue et tellement en colère que j’en viendrai à rallier le propos de notre Gérard national. Ne vois tu donc rien, n’entends tu pas les difficultés énoncées par les Français ? Il me semble que non. Tant d’amateurisme, de manque de créativité et de bon sens me laissent dubitative et sceptique. Il me semble que ce n’est ici que le début d’une longue dégringolade.

En mars, on a encore bafoué la laïcité. Débattre ici sur la question est impossible et un peu casse gueule, j’ai toujours peur que mes mes propos soient  mal interprétés et sources de confusion. Je vous  renvoie sur « l’affaire » de la crèche Baby-Loup. Il n’est nullement question pour moi de stigmatiser une religion. A mon sens, les signes religieux quels qu’ils soient n’ont pas leur place à l’école et encore moins à la crèche. Je suis et demeurerai une défenseure acharnée du principe de laïcité, pour peu que ceux qui nous gouvernent ne légifèrent pas à tout va, pour créer encore plus de troubles et d’opacité.

Ayrault nous dit qu’il sait où il va. Il est bien le seul à le savoir, d’ailleurs, s’il pouvait nous indiquer une quelconque direction, ça pourrait nous aider à comprendre sa politique…

J’ai renoué avec mes repas de filles. Quand on parle chiffon et pas que, quand on se sent relié par cet indescriptible fil, celui qui fait se sentir dans ce qui me plait d’appeler une communauté d’âmes. J’en avais besoin, ça m’a manqué. J’ai savouré avec plaisir cette douce « fraternité ».