Spirit

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Les fêtes sont passées, la famille repartie.

Je crois pouvoir dire que pour la première fois depuis très longtemps, j’ai apprécié cette fin d’année, j’en ai savouré chaque instant.

Cette année, nous étions de mon côté, mes cousins séparés en cours d’année nous ont rejoint. L’une avec ses deux filles, l’autre sans ses 4 enfants. Un moment difficile pour eux mais que nous avons néanmoins traversé dans la joie et le partage.  Nous avions aussi invité un voisin, seul et sans son fils lui aussi.

J’ai aimé cette fin d’année car l’esprit était là. Cet esprit que j’ai tant et tant de fois recherché dans ma famille et que jusque là je ne trouvais pas. Plus jeune, je me suis souvent dit que mes fêtes de fin d’année à moi ne ressembleraient en rien à ce que je vivais chez moi et qui me paraissait faux et surfait. Nous étions ensemble, sans le vouloir vraiment, le tout noyé sous les cadeaux et des débordements de bouffe, le tout d’une manière empruntée.

Depuis que la configuration de notre famille a changé, depuis que nous nous choisissons, tout est très différent.

Des cadeaux choisis finement (et non pas offrir pour offrir) , un repas léger et gouteux, une belle table, des instants de partage et de rire, où l’on se parle  avec le cœur, la présence des enfants et la place qui est faite à leurs émerveillements, qui rejailli sur les grands.

Pour ce Noël et ensemble nous avons touché à ce but. Mes cousins n’étaient pas seuls, apaisés, en mesure de festoyer, tout en mettant de côté leurs préoccupations et difficultés. Pour ce qui nous concerne, nous avons réussi à rendre ces instants légers et doux pour tous et enfin, nous avons laissé une place à table à une personne seule, qui je crois a apprécié être en notre compagnie.

C’est à cela, je pense, que doivent ressembler les fins d’année.

Avec Namoureux, nous nous sommes réservés une petite soirée rien que pour nous, pour nous créer un moment « bulle », pour nous retrouver et enjamber l’année en tranquillité et en sérénité. Ce dont nous aurons plus que besoin pour ce mois de janvier.

J’espère que le reste de mon année sera à cette image : le partage, la douceur et la joie.

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Cher Père Noël

Je t’écris un peu tôt cette année et ce pour deux raisons.

D’abord à cause de cette stupide prophétie Maya. Je ne sais pas si tu es au courant, ce serait pour avant Noël. Ce n’est pas que je crois à ce genre de balivernes, mais je suis un brin superstitieuse quand même (je sais que tu ne te moqueras pas de cette énième contradiction). Est ce que tu peux te rencarder sur la question, prendre de l’info, histoire de me rassurer ?

Ensuite parce-que pour la première fois de ma vie, je ne fêterai pas Noël en famille. Comme c’est drôle ce sentiment… Celui d’avoir toujours voulu me soustraire à ce moment pénible et lorsqu’il se profile enfin, le regretter un peu. C’est comme une étape, une page qui se tourne. Non sans craintes, je vais partager ce moment avec Belle Famille (une étape te dis je !).

Ne t’offusques pas mais je dois t’avouer que j’ai Noël et toutes ces fêtes de fin d’année en horreur. D’ailleurs et idéalement j’aimerais être comme ces animaux qui hibernent et ne sortir le bout de mon nez que le 2 janvier.

Noël n’a jamais été synonyme de féérie pour moi, n’a jamais été mon moment d’enfant.  Il y avait les cadeaux bien sûr (et je ne peux pas nier avoir toujours été très gâtée), mais il manquait l’essentiel. J’ai subi cette période et  ce que je considérais être une mascarade. Un moment forcé une obligation de circonstance.

Côté matériel, je ne te demanderais pas grand chose, on va pas abuser. Mais accessoirement s’il te reste  une table basse ainsi qu’un grand tapis pour mon salon ça pourrait me réjouir, cela peut attendre néanmoins, ne t’en fais pas.

Je fais ma bavarde mais j’en viens au cœur de mon sujet.

Je ne sais pas si tu fais dans le développement personnel, au cas où, j’apprécierais tes lumières. Ce que je vais te demander n’est pas aisé, j’en ai conscience, mais j’ai besoin que tu me montres la voie. Oui rien que ça…

Celle du renouveau, de l’élévation, de la marche en avant. Parce que cette année, je l’ai vécue comme une épreuve et que chaque jour, un grain de sable est venu enrayer la machine.  Je vais être cash, on a rien à se cacher, j’ai eu le sentiment de morfler grave et d’avancer dans un perpétuel brouillard épais. Je ne suis pas malheureuse, ce n’est pas mon propos, soyons clairs. Cependant, il me semble que 2012, a été une année de trop : de doutes, de douleurs, de remises en questions, de pertes.

Mon corps a pris un sacré coup (dis, si tu pouvais aussi faire en sorte que mes cheveux blancs qui sortent par paquets puissent ralentir un peu, je t’en serais reconnaissante éternellement), pas un mois sans un bobo, sans une alerte. Quant au « reste », j’ai conscience de m’être éloignée de mon chemin, de mes fondamentaux. Professionnellement et surtout personnellement. Mon cœur s’est rempli de rancœur, de tristesse, je n’ai pas atteint les objectifs que je m’étais fixé : plus d’ouverture, d’humanité, de pardon aussi.

Si tu ne pouvais pas m’aider, je le comprendrais, toi tu fais dans l’enfant. Mais justement, c’est bien l’enfant qui sommeille et se réveille parfois en sursaut, qui s’adresse à toi aujourd’hui.

Des baisers tendres

Ta Cloudy