Tromperie

Cher Blog,

Depuis quelques semaines je te trompe.

Tu ne me croiras pas mais je suis allée faire un tour du côté de FB.

Moi qui ai toujours eu une certaine aversion pour cet outil, moi qui faisais de la résistance active, je me suis laissée tentée.

Tu le sais, l’anonymat, a toujours été hyper important pour moi même si depuis cette dernière année je lâche des infos, chose à laquelle je m’étais jurée de ne jamais céder.

Pourquoi j’y suis allée ? Je ne suis pas sûre de le savoir moi-même. Ce que j’aime avec cet outil ? Je dois te l’avouer, par grand chose au final.

J’ai toujours eu du mal avec l’immédiateté et j’y cède, notamment en postant mes photos. L’outil est figé, sans option, pas personnalisable. Synonyme donc de frustration pour moi.

Je crois que si je suis allée voir du côté de FB, c’est parce que l’envie d’écrire m’a désertée et aussi parce que je ne trouve plus beaucoup d’interactions nourrissantes tel que c’était le cas par le passé. Changer d’hébergeur à plusieurs reprises m’a fait perdre des lecteurs et nos échanges sont plus courts et souvent plus superficiels.

Peut être qu’au final, ils m’ont permis de créer des liens alors que mon objectif de départ n’était que l’écriture. Peut être qu’au fond, il y avait cette vraie part narcissique en moi.

Et puis il faut dire que FB a rallié beaucoup de monde et j’y ai retrouvé des copines bloggeuses.

Tu me diras que j’ai cédé un peu facilement c’est vrai, tu as raison.

Je me suis confrontée à quelques réalités.

J’ai cherché frénétiquement d’anciens amis et connaissances et me suis rendue compte que je n’avais aucune envie de renouer. Mon passé et bel et bien derrière moi. Par ailleurs, je suis saisie de voir à quel point les gens partagent sur leur vie privée, certains sans filtre aucun. Il y a dans FB un côté un brin voyeuriste qui me dérange.

Je me rends compte aussi que ma culture familiale puis personnelle sont assez loin des codes d’aujourd’hui. Je n’aime pas beaucoup partager. Je n’aime pas l’idée que mes connaissances sachent où je suis à chaque instant et ce que je fais. Tu objecteras que l’on poste ce que l’on veut sur FB et tu auras raison. Mais je me demande où sont les frontières, comment et où les poser. Tout semble si ténu…

Mes amis m’ont souvent dit que j’avais un culte du secret trop poussé. Il est vrai que je préfère écouter que parler, regarder que montrer. Sans doute est-ce trop… Mais  souvent, dans ma famille, on a piétiné ma vie privée, ne respectant ni mon intimité, ou encore les limites que j’avais pu poser. J’en ai été marquée et j’en ai souffert.

Alors ?

Alors je me laisse un peu de temps, on verra. Pour le moment, je n’arrive pas à me séparer de toi. Te savoir là me rassure. Toujours présent, disponible et si merveilleusement protecteur.

Publicités