Refuge

Je reviens toujours ici.

Après des périodes de sécheresse en écriture, après les vides intérieurs, les humeurs en montagnes russes, les périodes de vacances, les doutes, les questionnements innombrables… J’ai toujours besoin de cet endroit.

Je pourrais me contenter de mes cahiers, je pourrais me satisfaire de mon seul regard sur mes mots. Mais ça n’est pas suffisant.

J’aime voir mon post finalisé, j’aime le risque de la critique (bon vous n’êtes pas des centaines ici, ça limite du coup… faut pas déconner non plus), j’aime les retours, les échanges.

Je n’appartiens ni ne fréquente plus aucune « communauté », aussi me manque des figures, des modèles en écriture , comme pêle-mêle  Sarah, Kloelle, Gicerilla, Rouge et la dernière disparue Coumarine. Les échanges ne sont plus aussi riches, intenses… Qu’importe, j’ai toujours ce besoin de venir me cacher derrière cet avatar, de faire perdurer l’aventure 9 ans après l’ouverture de mon 1er blog.

Je me rappelle de ce jour d’octobre où j’ai construit mon premier blog, la boule au ventre, excitée à l’idée d’oser m’exposer. Je me suis pliée à l’exercice quotidien du billet avec bonheur, en traversant tous les états possibles, en les partageant, en les transcendant.

Je n’ai que de bons souvenirs. L’écriture que j’appelle « exposée » m’a permis de prendre du recul, d’affronter mes réalités, de les transformer. Je me suis fait des amis, amis qui sont toujours dans ma vie aujourd’hui. Sans doute parce qu’ici et curieusement plus qu’ailleurs, je suis moi à 100 %, sans triche, sans complaisance.

L’écriture, depuis toujours est mon refuge, mon alliée. Il me semble d’ailleurs, qu’elle a changé, justement parce que je m’y adonnais de manière quasi frénétique au début. Je suis heureuse de constater que ce plaisir intense ne change pas, il m’apporte toujours autant, même si je lui consacre moins de temps, même si mes billets sont moins longs, souvent moins fouillés et travaillés. Pour autant, ce temps passé dans cet endroit est un temps pour moi, exclusivement à moi.

Précieux.

 

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Parolé, parolé, parolé…

Il y a quelque chose de curieux à venir ici.

Poser les mots (maux pour ce qui me concerne en ce moment). A s’exposer aux regards et aux critiques ou appréciations de personnes que l’on ne connait pas.

J’ai renoué avec le blog, tandis que mon aventure FB m’apportait questionnements et insatisfactions.

Je renoue avec l’habitude des mots du soir sur ce blog. Mais plus encore qu’avant, je guette les messages, les passages et les statistiques…. Parce que je me sens fragile peut être, parce que j’aime ce fil ténu qui me relie à d’autres que moi, à ma communauté d’âmes qui m’a souvent apporté plus que mes proches dans la « vraie vie ». Qu’adviendrait-il si nous nous rencontrions, serions nous ami-es, aurions nous les uns envers les autres la même attention….?

Ce sont des questions que me taraudent tant toutes mes relations amicales ont fini dans le mur. Il n’y a guère que dans le champ professionnel que j’ai tissé des liens solides mais qui ne se sont jamais transformés.

L’amitié est une géométrie variable.

Que peut il y avoir chez moi ? Est ce moi d’ailleurs ou bien les relations aujourd’hui qui s’effilochent à mesure que passe le temps. On zappe les personnes, comme on zappe à la TV, comme on clique à toute vitesse sur internet ?

Une profonde griffure.

2 h 34

Se lever parce que le sommeil est impossible à trouver.

Se faire un café. Le prendre devant la fenêtre grande ouverte. Goûter la nuit enveloppante, le silence. Déplorer déjà la trop grande chaleur.

Se laisser envahir par un certain nombre de pensées.

Compter le nombre de mails en souffrance auxquels il faut répondre, les coups de téléphone à passer.

Se dire que le courage manquera tout à l’heure pour donner à la maison un semblant d’apparence normale (on dirait qu’on a campé ici !).

Grignoter (off course)

Naviguer sur internet pour trouver une hypothétique robe chemise en solde, tout en sachant que la robe chemise ne me va pas. Aller sur facebook (quelle connerie ce facebook quand même) contempler la vie de mes nombreux non-amis

Me dire qu’il faut que je revienne par ici pour écrire. Car il n’y a guère que l’écriture qui remplisse tous mes vides.

 

Zéro constance

Je prends des décisions, j’en suis fière, je les affiche, les claironne, m’en vanterai presque… et puis je les abandonne lâchement.

Ainsi, j’avais décidé de me désintoxiquer de la télévision, quitter mon canapé pour mon confortable fauteuil de lecture. J’ai commencé un livre, que je n’ai pas terminé, puis un second. Dans l’intervalle mon Népou a acheté un écran XXL et la Une (ces fucking traitres) ont remis Grey’s Anatomy (no comment).

A ma sortie de la clinique qui fait perdre des kilos, je me suis inscrite dans une salle de gym. J’ai commencé à y aller tous les jeudis puis un sur deux, puis ça me devient de plus en plus difficile. A ma décharge il commence à faire beau et je préfère les ballades dans ma nature avoisinante que l’odeur testostéronée de la salle de gym. Excuse bidon, je te l’accorde.

Lorsque j’ai repris le travail j’ai pratiqué assidument méditation et pilates. Ça m’a fait un bien fou, je dois bien le dire. Je me sentais bien, j’étais contente de tenir… Et je commence doucement à lâcher à mon grand désespoir.

Chaque soir, en rentrant du travail, je me dis que je dois me poser pour écrire. Faire mes lignes, pour évacuer la journée et aussi construire mon écriture. Là encore zéro constance.

Ça me désole et me fais rire…

Tromperie

Cher Blog,

Depuis quelques semaines je te trompe.

Tu ne me croiras pas mais je suis allée faire un tour du côté de FB.

Moi qui ai toujours eu une certaine aversion pour cet outil, moi qui faisais de la résistance active, je me suis laissée tentée.

Tu le sais, l’anonymat, a toujours été hyper important pour moi même si depuis cette dernière année je lâche des infos, chose à laquelle je m’étais jurée de ne jamais céder.

Pourquoi j’y suis allée ? Je ne suis pas sûre de le savoir moi-même. Ce que j’aime avec cet outil ? Je dois te l’avouer, par grand chose au final.

J’ai toujours eu du mal avec l’immédiateté et j’y cède, notamment en postant mes photos. L’outil est figé, sans option, pas personnalisable. Synonyme donc de frustration pour moi.

Je crois que si je suis allée voir du côté de FB, c’est parce que l’envie d’écrire m’a désertée et aussi parce que je ne trouve plus beaucoup d’interactions nourrissantes tel que c’était le cas par le passé. Changer d’hébergeur à plusieurs reprises m’a fait perdre des lecteurs et nos échanges sont plus courts et souvent plus superficiels.

Peut être qu’au final, ils m’ont permis de créer des liens alors que mon objectif de départ n’était que l’écriture. Peut être qu’au fond, il y avait cette vraie part narcissique en moi.

Et puis il faut dire que FB a rallié beaucoup de monde et j’y ai retrouvé des copines bloggeuses.

Tu me diras que j’ai cédé un peu facilement c’est vrai, tu as raison.

Je me suis confrontée à quelques réalités.

J’ai cherché frénétiquement d’anciens amis et connaissances et me suis rendue compte que je n’avais aucune envie de renouer. Mon passé et bel et bien derrière moi. Par ailleurs, je suis saisie de voir à quel point les gens partagent sur leur vie privée, certains sans filtre aucun. Il y a dans FB un côté un brin voyeuriste qui me dérange.

Je me rends compte aussi que ma culture familiale puis personnelle sont assez loin des codes d’aujourd’hui. Je n’aime pas beaucoup partager. Je n’aime pas l’idée que mes connaissances sachent où je suis à chaque instant et ce que je fais. Tu objecteras que l’on poste ce que l’on veut sur FB et tu auras raison. Mais je me demande où sont les frontières, comment et où les poser. Tout semble si ténu…

Mes amis m’ont souvent dit que j’avais un culte du secret trop poussé. Il est vrai que je préfère écouter que parler, regarder que montrer. Sans doute est-ce trop… Mais  souvent, dans ma famille, on a piétiné ma vie privée, ne respectant ni mon intimité, ou encore les limites que j’avais pu poser. J’en ai été marquée et j’en ai souffert.

Alors ?

Alors je me laisse un peu de temps, on verra. Pour le moment, je n’arrive pas à me séparer de toi. Te savoir là me rassure. Toujours présent, disponible et si merveilleusement protecteur.

Trainer

Il fait froid.

Dehors et surtout dedans.

Je me suis levée, puis recouchée.

Je me suis habillée des vêtements du Namoureux. Larges, doux, chauds, empreints de son odeur.

Je traine sur le canapé, tentant, avant les jours fous qui approchent, de me vider.

Je regarde des reportages sur le Japon, sur Delphine Horvilleur que je découvre et que je trouve d’une inspiration joyeuse.

J’ai besoin de nature, de silence et d’écriture. Mais à mon grand désespoir, rien ne sort…

Trainer pour tenter de se recomposer un peu.

Écrire…

J’ai ouvert mon premier blog un jour d’octobre.

Il pleuvait dehors, je m’en souviens très bien.

Les mots me démangeaient. J’avais besoin de m’exposer, me confronter. J’avais envie d’écrire pour me soulager, pour rire, poser mes déceptions et ma rage.

Enfant, je rêvais d’être « écrivain », je me voyais passer mon temps à écrire. Avoir mon blog, c’était contacter (modestement) mon rêve, faire progresser mon écriture à travers cet exercice quotidien.

Le quotidien, le mien, j’avais envie de l’explorer sous toutes ses formes, à travers l’écriture. Mon moyen de communication le plus aisé, ma plus précieuse amie.

L’écriture a été cette béquille, cette bulle d’oxygène, qui m’a permis souvent de transcender certains épisodes difficiles. J’ai posé mes maux à travers les mots, j’ai fait mon auto-analyse sur mes blogs successifs.

Sans vouloir être « très lue », mon égo a toujours été flatté par les statistiques de fréquentations et surtout les retours des bloggeurs et bloggeuses. Mon blog m’a soignée, m’a permis de reprendre confiance, de m’aimer peut être.

J’ai apprécié fréquenter cette communauté d’âmes, évolutive, changeante. Avec le sentiment parfois de partager plus en ligne que dans la vraie vie. Pour certain-es nous nous sommes beaucoup visité, appelé parfois puis « quitté » aussi rapidement que nous avions fait connaissance.

Je me demande encore s’il est courageux de venir se montrer ici ou juste égocentrique.

Aujourd’hui, il me semble avoir fait le tour du blog… et être prête pour le quitter définitivement peut être.

😉

Temps suspendu

Quelques jours de vacances (encore…), et :

Filer rejoindre Cousine préférée dans sa nouvelle maison. Profiter des enfants, du soleil, de la ville. Évoquer les autres membres de la famille (sans trop critiquer hein !), ébaucher des projets de vacances ensemble. La regarder au milieu de ses enfants et mesurer à quel point nous avons des conceptions très différentes en matière d’éducation alors que nous avons été élevées de la même façon (ou presque).

Profiter de la maison-refuge, trier, ranger, jeter, projeter de nouveaux travaux et de nouveaux achats. Je me sens de mieux en mieux dans cet intérieur, qui me correspond de plus en plus.

Écrire, bloguer, pinterester ! Je viens de découvrir pinterest et cet outil m’éclate vraiment.

Profiter de la nature, (malgré les giboulées de mai), respirer à pleins poumons, contempler les couleurs… Rien de mieux pour lutter contre mon appréhensuin du retour au travail…

Enchainer les RDV : visites de salles, RDV traiteurs et commencer à angoisser pour la déco (un peu tôt, donc un peu ridicule, je le sais).

Oublier le quotidien, mettre loin certaines préoccupations et soucis.

Retrouver Louise ma coiffeuse, qui a vaincu le crabe avec force et détermination. Louise est fine psychologue, elle me décrypte à travers mes cheveux. Cette femme est rock’n’roll roll, magnifique, incroyablement terre à terre.

Échanger longuement avec les cousins de Marseille. Comme j’aime mes cousins ! Nous nous voyons peu mais toujours avec énormément de plaisir, toujours dans le partage et surtout le rire.

Savourer ces moments suspendus, de bonheur, de bien être.

Avant de retourner au travail demain (sans plaisir ni envie).

 

So what

J’ai aimé mes trois blogs, comme on aime passionnément un ami.

J’en avais besoin. Le besoin physique d’écrire, de poster ou non mais de poser ici et ailleurs tous mes mots et mes quelques maux.

J’ai tenté d’être la plus honnête et vraie possible.

Écrire m’a permis de prendre du recul, de poser des émotions, de créer des liens bloggesques, amicaux et amoureux puisque c’est via mon blog que j’ai rencontré mon Namoureux.

Que de satisfaction alors, que de joie dans ce partage.

Et puis voilà que depuis quelques temps, je me traine à venir ici.

Je suis déçue à la fois par mes écrits et par ce que je fais de cet outil. Une écriture qui tourne en rond, un propos qui s’aventure rarement hors des sentiers battus.

Je suis triste, aussi, de voir des blogs se fermer, triste de voir des « relations » s’éteindre. Les petits oiseaux et les boucs anéantissent un peu les blogs me semble-t-il. Moins de visites, moins d’échanges, moins de liens.

Et puis, je suis très en colère contre quelques connes « trolettes » qui viennent déposer leur fiel, leur bêtise, leur méchanceté. Il va s’en dire que je ne mets pas en ligne ces quelques remarques insipides mais néanmoins vénéneuses qui finalement atteignent leur objectif : elles me griffent un peu.

Alors je ne sais pas.

Si je vais continuer, comment, ici ou pas.

Pour l’heure, je fais une petite pause.

See you soon… or not

 

 

Proust

Suis taguée.

Je ne suis pas folle de l’exercice, mais je m’y colle pour l’inventive Cécile 😉

– Raconter 11 choses sur soi.
– Répondre aux 11 questions de la personne qui t’a taguée.
Les 11 choses sur moi :

– J’adore le jeu Carcassonne (et je ne suis pas mauvaise)

– Je kiffe Marc Beaugé (du Supplément de Canal +) et mon Namoureux le vit bien 😉

– J’aime beaucoup les voitures (que jusque là je changeais tous les 2 ans)

– Je suis trop forte pour la soupe de lentilles, seul plat que je réussis sans me tromper

– Je pleure devant les dessins animés (tous sans exception)

– Je prends toujours le même chemin pour aller au travail depuis 10 ans (comment ça j’ai un toc ?!!)

– Je nourris une passion pour les éclairs au beurre salé de ma boulangerie fétiche à Paris

– Je ne décroche plus le téléphone le soir après 21 h

– Je suis addict à mon blog

– Je suis dyscalculique (et ne me soigne pas)

– Je n’aime pas le vin rouge

Les 11 questions de Cécile :

– Une passion ? L’écriture, mon exercice vital, ma respiration

– Le jour de la semaine que tu préfères ? Le samedi matin

– Le projet qui te fait avancer ? Aucun pour le moment…

– La chose qui te met en colère ? L’injustice, la bêtise humaine

– Le détail qui tue ? Le persil entre les dents ?

– Une qualité ? La bienveillance, l’écoute, l’humanité, la sensibilité, l’humour (ça fait 5)

– Ton plus grand rêve ? Avoir un enfant, une maison en bois, épouser Namoureux, voyager en famille (j’ai trop de rêves non ?)

– L’objet qui ne te quitte pas ? Une pierre noire dans mon sac à main

– Un souvenir d’enfance ? Les vacances à la Mer

– Méditerranée ou Atlantique ? Méditerranée

– Et maintenant, que vas-tu faire ? Me démaquiller, me brosser les dents et m’écraser dans mon lit

Je passe le relais à qui veut 😉