Si seulement

J’aimerais que Paris soit toujours aussi doux que ce week end.

J’aimerais que nos dimanches ressemblent toujours à celui ci : du soleil, de la douceur, des amis , du rire, un bon repas. Une évidence.

J’aimerais que nous arrivions toujours à rire comme ça. Pour tout, pour rien, comme des enfants.

J’aimerais que nous nous aimions toujours comme ça. Doucement, sincèrement, fortement.

J’aimerais qu’il y ait toujours au fond de mon être cette paix qui me fait me sentir dans le monde, légère, heureuse.

J’aimerais que certains week ends ne se terminent jamais.

Des week ends comme celui ci où tout semble simple, fluide, follement printanier.

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Décembre

Quelle drôle d’année, quelle éreintante fin d’année.

Tout est réuni pour que cette année soit triste, vide de sens et pourtant, j’ai envie d’inviter l’esprit de Noël.

J’ai envie, un cours instant, d’oublier.

Les affligeants résultats politiques et les petites phrases qui les ont suivis,

Les fantômes qui planent,

Les personnes trop vite parties.

J’ai envie d’unité, de douceur, de bienveillance et d’amour.

Chiche !

Spirit

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Les fêtes sont passées, la famille repartie.

Je crois pouvoir dire que pour la première fois depuis très longtemps, j’ai apprécié cette fin d’année, j’en ai savouré chaque instant.

Cette année, nous étions de mon côté, mes cousins séparés en cours d’année nous ont rejoint. L’une avec ses deux filles, l’autre sans ses 4 enfants. Un moment difficile pour eux mais que nous avons néanmoins traversé dans la joie et le partage.  Nous avions aussi invité un voisin, seul et sans son fils lui aussi.

J’ai aimé cette fin d’année car l’esprit était là. Cet esprit que j’ai tant et tant de fois recherché dans ma famille et que jusque là je ne trouvais pas. Plus jeune, je me suis souvent dit que mes fêtes de fin d’année à moi ne ressembleraient en rien à ce que je vivais chez moi et qui me paraissait faux et surfait. Nous étions ensemble, sans le vouloir vraiment, le tout noyé sous les cadeaux et des débordements de bouffe, le tout d’une manière empruntée.

Depuis que la configuration de notre famille a changé, depuis que nous nous choisissons, tout est très différent.

Des cadeaux choisis finement (et non pas offrir pour offrir) , un repas léger et gouteux, une belle table, des instants de partage et de rire, où l’on se parle  avec le cœur, la présence des enfants et la place qui est faite à leurs émerveillements, qui rejailli sur les grands.

Pour ce Noël et ensemble nous avons touché à ce but. Mes cousins n’étaient pas seuls, apaisés, en mesure de festoyer, tout en mettant de côté leurs préoccupations et difficultés. Pour ce qui nous concerne, nous avons réussi à rendre ces instants légers et doux pour tous et enfin, nous avons laissé une place à table à une personne seule, qui je crois a apprécié être en notre compagnie.

C’est à cela, je pense, que doivent ressembler les fins d’année.

Avec Namoureux, nous nous sommes réservés une petite soirée rien que pour nous, pour nous créer un moment « bulle », pour nous retrouver et enjamber l’année en tranquillité et en sérénité. Ce dont nous aurons plus que besoin pour ce mois de janvier.

J’espère que le reste de mon année sera à cette image : le partage, la douceur et la joie.

Revue de semaine

Lundi, il y a eu un clash.

Comme il y en a de nombreux en ce moment. On aimerait ne pas s’y arrêter mais malgré tout, ça griffe un peu. La fin d’année approche, les nerfs sont en pelote, nous sommes tout-es à bout. Aussi, la moindre petite chose prend d’énormes proportions, qui n’ont pas à être selon moi. Est-ce l’atmosphère ambiante, cette violence qui nous arrive de toute part, qui même si nous nous en protégeons, vient nous heurter ?

Mardi, il y a eu une interminable réunion.

La réunion qui commence avec 15 min de retard, à l’autre bout de la grande ville que tu mets 15 plombes à la traverser, 1 h pour rentrer chez toi, avec un ordre du jour pas respecté ou ça piaille…. Ce temps, que j’estime perdu, m’irrite. Je ne supporte plus cette tendance à la réunionite aiguë où le message fondamental est dilué dans le « bruit ».

et  un MEGA problème avec les impôts. Sauvée dans mon désespoir par une blogueuse (sois en ici vivement remerciée !) et rassurée par une adorable contrôleuse qui a su calmer la dyscalculique je suis. Grosse angoisse finalement vite résorbée. J’en témoigne ici, il y a des personnes très sympas et compréhensives dans les centres d’impôts !

Mercredi, il y eu une conversation émotion avec une lointaine amie

Parler de mon projet de parentalité ne me met plus dans le même état d’émotion qu’il y a quelques semaines. C’est un signe pour moi, sinon de guérison, au moins d’avancée. Pour autant, il y encore des choses vives, qui font mal, sur lesquelles je dois encore travailler. Nous avons décidé, en accord avec notre gynéco et notre biologiste de décaler la date de notre seconde FIV et nous n’en avons parlé à personne.  Cela renvoie trop de choses à la fois à nos parents et aux parents qui nous entourent. Cette deuxième aventure ne sera que la nôtre. Alors, j’élude, voire je mens. Ce qui n’est pas des plus agréable, mais qui me protège un peu.

et un RDV révélation. Depuis des semaines, je fais passer de nombreux messages à une personne : travailler sur sa présentation, son agressivité qui fait qu’elle ne passe pas en entretien. Jusque là, elle ne m’a jamais entendue, pétrie qu’elle est par sa douleur et sa déception légitime. Et puis mercredi, après les larmes, l’acceptation. Quel chemin que celui ci. Accepter la souffrance, laisser tomber le masque, prendre enfin la main tendue. Nous nous sommes rencontrées.

Jeudi, il y a eu de la tension familiale

A l’approche de Noël, c’est une tradition avec mon auguste mère, on se frite. C’est fou comme cette « fête » cristallise des choses chez nous. Je constate aussi, avec une pointe d’amertume, que nous ne serons jamais d’accord sur ce point : non Noël n’est pas le jour  où l’on DOIT tous se retrouver pour MANGER.

et les annonces de Najat Vallaud Belkacem, pour protéger les femmes victimes de violences conjugales. ENFIN ! Une nouvelle rassurante pour les femmes qui osent se déclarer et pour celles qui grâce à cela oseront peut être.

Vendredi, il y a eu de la douceur

Dans l’air, entre collègues, dans mes rendez-vous. Rien de mieux pour clôturer cette semaine chargée.