Rétro # 2

La Manif pour tous qui donne des envies de devenir Belge

Sochi, Poutine et le bling bling à la russe boycottés allègrement

Me suis remise à la bière, me demande si c’est une bonne nouvelle…

La votation des Suisses qui laisse perplexe

Des échanges de mails entre potes à propos des municipales qui virent à l’aigre : bête et triste

La lecture difficile et néanmoins totalement prenante du « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan

Le regard empli de pitié de ma mère

Des cartes anniversaire confectionnées de mes blanches mains, des collages de manière frénétique

La maison qui prend de nouvelles couleurs, qui se réchauffe, je me la réapproprie tranquillement, elle me redevient supportable et douce

La littérature pour enfants qu’on piétine et dénigre

Les coups de scalpel au droit à l’IVG

La découverte de l’EFT (Emotional Freedom Technic) qui me fait lâcher et sortir des torrents de larmes

La séance de réflexologie plantaire de la mort : J’AIME QU’ON S’OCCUPE DE MES PIEEEEEEDS !

Les 70 ans de ma maman, fêtés comme elle est, modestement et sans bruit

Une Saint Valentin toute douce : nous nous retrouvons

La bouleversante révolution ukrainienne

La lecture revigorante de « 3 kifs par jour » de Fabienne Servan-Schreiber

Une jolie surprise postale : merci Céciiiiile !

Un éclat en réunion d’équipe, des pleurs, des incompréhensions ou comment être mal managés dans le social

Mon téléphone portable est mort, j’ai ressenti la même chose que lorsque ma voiture a été emmenée à la fourrière : du désarroi et une immense solitude. Putaing, suis accro…

Julie qui annonce qu’elle n’ira pas aux Césars. Le cloudy message sera celui ci : Toujours rester digne Julie (peut importe avec qui tu couches…)

Un voyage express en Allemagne

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Revue de semaine

Lundi

Sitôt arrivée, je vais voir Vénérable Directrice pour l’informer que le salaire, négocié au moment de ma nouvelle prise de fonction, m’a finalement été refusé. En conséquence et comme j’en ai informé la RH, je quitte le poste que j’occupe depuis moins de 3 mois. Douche froide pour elle qui n’en savait rien (!), situation kafkaïenne pour moi.

Mardi

1er jour de congé de l’année.

Je virevolte dans la maison, je prends le temps, je savoure le soleil, la nature, j’écris, je médite. Tout ça dans le désordre. Pas très évident de me reconnecter à moi, après cette nouvelle épreuve. Mais au moins, je me repose.

Je reçois une jolie lettre d’une belle amie. Que j’aime recevoir des lettres ! A l’intérieur, ça sautille comme lorsque j’étais enfant. J’aime le beau papier, les mots choisis, la douceur, les nouvelles qu’on me donne. J’aime cette relation, aujourd’hui un peu désuète, un peu old school, à l’heure où on tweete et facebook plus vite que son ombre. Ça me fait du bien, ça me réchauffe le cœur, car à y regarder de plus près mon cercle amical est rachitique et ce constat n’est pas des plus agréable pour moi.

Mercredi

Nouvel entretien avec Vénérable Directrice qui a fait le point avec « plus haut ». Je suis, elle est estomaquée par les arguments qui sont avancés, malgré les promesses antérieures, c’est le statu quo. C’est donc le début d’un nouveau rapport de force qui s’engage pour faire valoir mes droits. Ce dont je me serai clairement passée.

Jeudi

Commencer la lecture de « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan. Ah l’écriture de Delphine de Vigan, la figure de la mère, de la grand mère. Son écriture est toujours aussi bouleversante, belle. Une histoire de famille captivante et pourtant douloureuse.

Vendredi

J’enchaine les RDV. Janvier est là et une fois les fêtes passées les personnes renouent avec une recherche d’emploi plus active, avec des attentes fortes pour « trouver vite ». Ce qui en l’état actuel du marché est compliqué…

Samedi

Nouvelle lettre envoyée par cousine préférée. Je suis doublement émue car elle n’écrit jamais. C’est drôle une relation qui change…

Dimanche

Elle est la matriarche discrète de notre drôle de famille. Chaque année, nous nous retrouvons autour d’elle pour son anniversaire. Les petits (devenus les plus grands) ont fait un effort pour se lever à des heures raisonnables. Les plus anciens se racontent les histoires d’un autre temps. C’est un moment suspendu. On se voit peu en dehors de ce moment, on se croise les uns les autres mais sans plus. Elle est heureuse. Elle aime avoir son monde autour d’elle, juste pour elle et on aime la voir rayonner. On sait bien, chacun dans le secret de notre cœur, que lorsqu’elle ne sera plus là, le plus tard possible, notre « famille » ne sera plus tout à fait la même…