Pourquoi je me lève

Pour  aller bosser. Retrouver mes collègues, accompagner, avancer sur des projets, faire des bilans d’accompagnement, essayer de me faire entendre, aller me confronter, apprendre, me dépasser parfois.

En ce moment, je suis réveillée entre 4 h 43 pour être précise et 5 h 15. Invariablement, à quelques minutes près. J’ai des valoches sous les yeux, une tête de déterrée. L’insomnie devient année après année une vieille compagne.

Je me lève pour contribuer mais parfois je ne sais plus, parfois je ne comprends plus et je désespère.

Publicités

L’auto stoppeur

J’ai pris un auto-stoppeur.

Un jeune car les autres auto-stoppeurs me font un peu peur… et comme mon carrosse est aussi mon sas de décompression, je ne prends les personnes que lorsque je me sens dans le partage et la discussion. Sinon, cela n’a pas de sens.

Ainsi donc, J et moi avons partagé près de 50 kilomètres.

Quelle rencontre !

J. élève ingénieur, qui pendant son temps libre part en stop aider des personnes dans le besoin : ici refaire un escalier, là retaper une grange. Pour rien, sinon contre le gîte et le couvert pour la durée des travaux,. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il avait aidé un jeune couple à refaire son fameux escalier. Il y est resté 3 jours, il est venu avec du thé à partager, quelques noisettes dans sa besace « au cas où aucun conducteur ne te prend et que t’as un petit creux ». Juste pour la rencontre, pour la solidarité, pour proposer sa compétence !

J. rêve de travail solidaire, de voyages à travers le monde, s’inquiète de la société de consommation qui abîme tout, du monde du travail qui lui semble bien difficile et enfermant.

Quelle énergie, quel souffle J. !

J’admire cette jeunesse qui n’a pas peur, qui vit ses rêves, réalise ses désirs. J’aime ces jeunes qui ne cherchent pas à avoir à tout prix mais qui cherchent à partager, à devenir, dans l’aide à l’autre, dans le partage. J’ai reconnu, dans sa naïveté, dans son enthousiasme filleul préféré. Lequel ne voit pas la vie sans rendre service,  sans s’inquiéter de l’autre, quel que soit cet autre.

Ils me rendent infiniment fière. Ils me redonnent de l’espoir.

Je ne doute pas de leur contribution à ce monde, dans leur manière d’être, de consommer, d’envisager les relations.

Nous avons à aider, aimer, encourager, écouter, considérer, valoriser ces jeunes et ne surtout pas les retenir avec nos craintes, nos défiances, nos jugements.

Ils nous donnent de magnifiques leçons de vie !

Contribution

Je reçois avec grand plaisir toutes vos idées culinaires (et simples, svp, parce-que la cuisine et moi, c’est juste… bah deux mondes qui s’opposent) pour la Saint Valentin.

Surtout ne vous censurez pas 😉

Merci par avance ♥