Un parfum de soufre

Il y a deux ans, je change de gynéco et sur les conseils d’une connaissance, m’adresse à une praticienne qui semble avoir pignon sur rue.  Âgée de plus de 50 ans, (et à tort) elle me rassure.

Peu d’échanges sur mes antécédents familiaux, sur mon état de santé actuel. Elle me prescrit néanmoins un bilan sanguin, ce qui tend à me rassurer un peu. Puis, elle prend la décision de me changer de pilule, pour m’en prescrire une nouvelle « générationnelle ».

A l’issue du 1er premier mois, je commence à trouver mes jambes lourdes et à avoir de manière très régulière des maux de tête. Maux auxquels je ne donne pas trop d’importance et sur lesquels je ne m’arrête pas. Je mets cela sur le compte du stress et d’un mauvais flux sanguin.

Au cours du 3ème mois, je n’ai presque plus mes règles. En plus des jambes lourdes, des céphalées, s’ajoutent le souffle court et les seins douloureux.

Confiante, jusque là je n’ai jamais lu le volet « effets indésirables ». Lorsque je m’y résous, je découvre que j’ai à quelque chose près l’ensemble de ces « effets détestables ». Je complète par des infos que je prends sur internet, ce que je ne fais jamais en temps normal.

Le tout cumulé, je suis inquiète.

Je prends dare dare RDV chez la gynéco, laquelle s’offusque de mon « accusation » en direction de la fameuse pilule. En aucun cas il ne pourrait s’agir de la pilule, je dois être trop stressée (!), personne jusque là ne lui a fait de retours quant à ce contraceptif. Ma situation personnelle et professionnelle n’est elle pas tendue ? Aucun examen ne m’est proposé, il faut que je me « détende » et que je laisse les professionnels faire ce qu’ils ont à faire (!!).

Au cours du 4ème mois, je consulte pour tout autre chose mon médecin de famille. Je lui expose la situation globale et partage mon inquiétude quant à cette pilule. Lorsque j’énumère les symptômes, l’informe que j’accuse + de 5 kg et donne le nom du contraceptif, elle me conseille le soir même de la stopper et me prescrit une nouvelle prise de sang et une nouvelle pilule.

So what ?

Je ne suis pas médecin et encore moins spécialiste, je sais qu’il ne faut pas hurler avec les loups, ni céder à la peur. Pourtant,  je me questionne et ne suis pas très étonnée des dernières informations révélées sur les pilules de 3ème et 4ème génération. Le fait qu’elles ne seront bientôt plus remboursées ajoute au malaise.