La preuve par le vide

Il pleut, il y avait si longtemps !

Cela me donne envie de me consacrer à ma maison et à tout ce qui déborde : placard, grenier….

Depuis hier soir, je trie,  je jette, éclairci. Cet exercice est hautement cathartique. A mesure que les sacs poubelle et les sacs « à donner » se remplissent, je m’allège.

J’aime cette sensation qui remplit tout mon être, le sentiment de passer à autre chose, d’avoir suffisamment d’espace physique et spirituel peut être pour construire du nouveau.

C’est bon aussi de renouer avec les anciens mécanismes de la documentaliste que j’ai été et que je suis encore en pointillés.

Enfin et à nouveau, du dépouillement, des espaces libres pour laisser circuler mes idées et mes envies.

 

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Paranoiatitude ?

J’ai découvert la blogosphère et son univers en 2005. A ce moment là, mon désir d’écriture et de partage était très présent mais je n’osais pas encore franchir le pas. M’exposer, me montrer, même derrière un avatar me semblait prématuré et je n’étais pas prête. J’ai visité de nombreux blogs, je suis devenue une fidèle pour certains d’entre eux, avec plaisir et gourmandise : ils m’ont donné envie !

C’est un ami qui m’a conseillé d’aller sur canalblog, lassé que je lui envoie mes scribullations et que je lui demande sans cesse son avis. Ce que j’ai fait, un jour d’octobre 2006. D’ailleurs, je ne me résous toujours pas à supprimer ce blog, encore lisible aujourd’hui et auquel je suis extrêmement attachée. J’ai pour lui de la tendresse, une véritable affection. Il a été mon compagnon, mon ami, mon projet créatif, mon merveilleux double.

J’ai écrit frénétiquement de 2006 à 2011, dans l’absolu bonheur, comme dans la souffrance. « Le blog, ma catharsis ».

Une belle aventure, faite de partages, de rencontres en écriture, d’affinités bloggesques, une entrée dans des univers différents et pourtant si proches. J’ai rencontré certains de ces bloggeurs dans la « vraie vie ». L’un d’entre eux est d’ailleurs devenu mon Namoureux…

Je n’ai jamais éprouvé de difficultés particulières sur ce blog, à une exception près. Une personne un peu trop présente en off, qui pensait me connaitre dans la vraie vie. J’ai recadré durement l’insistant énergumène et lui ai demandé de ne plus fréquenter mon blog. Ce qu’elle a fait.

J’ai quitté ce premier blog pour en créer un autre. J’avais envie d’un autre cadre, pour héberger les mots de ma nouvelle vie. La femme floue a duré un an. Une année de douleur, que j’ai fait disparaitre, sans regret.

Ne pas écrire, ne pas m’exposer, ne pas échanger, me parait inenvisageable à ce jour. L’écriture est une respiration pour moi, un second souffle, mon habitude du soir. Sans ce rituel, il me manque quelque chose. Et puis ce blog, j’en suis fière. C’est ma création en perpétuelle mutation, un outil vivant, évolutif, un générateur de liens.

Je suis une visiteuse fidèle, j’ai un réel attachement pour des bloggeur-ses. J’apprécie leur univers, je suis admirative de leur écriture, de leur style, de ce qu’ils me donnent à lire et à partager. Ils m’inspirent, m’apprennent, me font me questionner, réfléchir. J’ai pour eux et leurs écrits un grand intérêt, voire de l’amitié.

Et voilà que j’atterris la semaine dernière sur une « vieille connaissance ». Je découvre que certains posts ressemblent étrangement aux miens, mêmes titres, même « esprit », même lignes d’écriture.  C’est un brin prétentieux de ma part de le penser, de l’écrire. Après tout, je n’ai l’exclusivité de rien et je ne suis pas Duras. Mais quand même… ça m’interpelle. Est ce que je ne suis pas en train de virer un brin parano ?

Je lis et relis et ai la certitude de ne pas me tromper.  Ces billets, sont étrangement  proches des miens. Je me sens un peu pillée, c’est limite si on ne glisse pas dans « Jeune fille partagerait appartement » (tu me connais, je n’exagère jamais…).

Ça me met en colère, autant que les quelques petits  trolls qui sont déjà venus trainer leur fiel chez moi. C’est comme si un ami me faisait une crasse. Avant d’emprunter un titre, une phrase, il me semble qu’on demande l’autorisation ou bien on laisse le nom du bloggeur en question, ce n’est pas décalé. A quoi peut servir un blog si on va pêcher ailleurs pour le nourrir. Comment peut on l’envisager et s’envisager si on est incapable de créer par soi même ?

Voilà qui me questionne et me rend triste.