Écrire…

J’ai ouvert mon premier blog un jour d’octobre.

Il pleuvait dehors, je m’en souviens très bien.

Les mots me démangeaient. J’avais besoin de m’exposer, me confronter. J’avais envie d’écrire pour me soulager, pour rire, poser mes déceptions et ma rage.

Enfant, je rêvais d’être « écrivain », je me voyais passer mon temps à écrire. Avoir mon blog, c’était contacter (modestement) mon rêve, faire progresser mon écriture à travers cet exercice quotidien.

Le quotidien, le mien, j’avais envie de l’explorer sous toutes ses formes, à travers l’écriture. Mon moyen de communication le plus aisé, ma plus précieuse amie.

L’écriture a été cette béquille, cette bulle d’oxygène, qui m’a permis souvent de transcender certains épisodes difficiles. J’ai posé mes maux à travers les mots, j’ai fait mon auto-analyse sur mes blogs successifs.

Sans vouloir être « très lue », mon égo a toujours été flatté par les statistiques de fréquentations et surtout les retours des bloggeurs et bloggeuses. Mon blog m’a soignée, m’a permis de reprendre confiance, de m’aimer peut être.

J’ai apprécié fréquenter cette communauté d’âmes, évolutive, changeante. Avec le sentiment parfois de partager plus en ligne que dans la vraie vie. Pour certain-es nous nous sommes beaucoup visité, appelé parfois puis « quitté » aussi rapidement que nous avions fait connaissance.

Je me demande encore s’il est courageux de venir se montrer ici ou juste égocentrique.

Aujourd’hui, il me semble avoir fait le tour du blog… et être prête pour le quitter définitivement peut être.

😉

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2014 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 29 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 11 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

The Liebster Award

Liebster Award !

Miss Infertility, la coquine, m’a taguée 😉

Je me prête donc au jeu (un brin difficile quand même) des questions.

Je laisse prendre la relève à qui veut bien jouer !

 

Petit rappel pour celles/ceux qui découvriraient le concept :

1. Révéler 11 anecdotes sur soi

2. Répondre aux 11 questions posées par la personne qui t’a taguée. (ou plus si tu as été taguée plusieurs fois)

3. Créer 11 questions destinées aux 11 personnes que tu vas taguer à ton tour en mettant le lien de leur blog dans ton article 

4. Et prévenir les nominés, sans taguer la personne qui vient de te désigner !

 

Les anecdotes sur moi :

Je suis une immense consommatrice de chocolat

J’ai tout raté deux fois : Bac, permis….

Je change d’avis comme de chemise (ou presque) mais ne fait pas exprès

J’ai un faible pour les hommes à barbe

Je pleure devant les dessins animés

J’aime la confiture de fraises

Je suis dingue des voitures

Je vais me marier en longue robe couleur lin

J’aime les gros, voire très gros bijoux

Je suis de gauche (oui ça existe encore) même si cela ne veut plus rien dire

Je rêve de me rendre au Japon

 

Les questions de la Miss :

1- Qu’aimerais-tu faire de plus fou si tout était possible ? La paix dans le Monde, la fin du cancer et du SIDA, sauver les espèces en voie de disparition dans le monde, stopper la déforestation, libérer les jeunes nigérianes enlevées et mariées de force, ne plus avoir à travailler…. 😉

2- Quel est ton dessert préféré ? Il y en a tellement, auxquels je n’ai plus le droit aujourd’hui. En ce moment, j’ai très envie d’éclair au chocolat

3- Où aimerais-tu vivre ? Je suis très bien là où je suis actuellement. Mais dans l’idéal, une petite maison à la campagne avec jardin et vue sur les montagnes me parait parfait. Le Canada pourrait être cet endroit idéal je pense.

4- Es-tu plutôt fêtarde ou casanière ? Casanière ascendante modeste fêtarde 😉

5- Que préfères-tu chez toi ? Physiquement mes yeux bleus. Pour le reste, ma fidélité.

6- Comment as-tu rencontré ton homme ? Grâce à nos blogs respectifs

7- As tu un pire souvenir en PMA ? L’anesthésiste qui ne trouve pas de veine mais ne veut pas changer de bras parce que sinon, cela suppose de changer le matériel de place plus le médecin : trop compliqué.

8- As-tu un bon souvenir en PMA ? La douceur de l’infirmière en salle de réveil

9- Fais-tu du sport ? Marche et depuis peu natation et musculation

10- Quel style de musique écoutes-tu ? Tous les styles de musique avec une prédilection rap / rock

11- As tu aimé répondre à ce questionnaire 😉 ? OUIIIIII

 

2

Ce blog a deux ans.

Merci à toutes et tous, lecteurs et lectrices de France, du Mexique, de Corée et d’ailleurs ; merci à celles et ceux qui laissent des messages, à ceux qui lisent sans oser commenter.

Merci pour votre soutien, votre sens critique, votre bienveillance.

Votre chaleureuse présence.

Merci aux fidèles, aux nouveaux, à ceux de passage.

Que d’étapes en deux ans !

A très vite 🙂

Temps suspendu

Quelques jours de vacances (encore…), et :

Filer rejoindre Cousine préférée dans sa nouvelle maison. Profiter des enfants, du soleil, de la ville. Évoquer les autres membres de la famille (sans trop critiquer hein !), ébaucher des projets de vacances ensemble. La regarder au milieu de ses enfants et mesurer à quel point nous avons des conceptions très différentes en matière d’éducation alors que nous avons été élevées de la même façon (ou presque).

Profiter de la maison-refuge, trier, ranger, jeter, projeter de nouveaux travaux et de nouveaux achats. Je me sens de mieux en mieux dans cet intérieur, qui me correspond de plus en plus.

Écrire, bloguer, pinterester ! Je viens de découvrir pinterest et cet outil m’éclate vraiment.

Profiter de la nature, (malgré les giboulées de mai), respirer à pleins poumons, contempler les couleurs… Rien de mieux pour lutter contre mon appréhensuin du retour au travail…

Enchainer les RDV : visites de salles, RDV traiteurs et commencer à angoisser pour la déco (un peu tôt, donc un peu ridicule, je le sais).

Oublier le quotidien, mettre loin certaines préoccupations et soucis.

Retrouver Louise ma coiffeuse, qui a vaincu le crabe avec force et détermination. Louise est fine psychologue, elle me décrypte à travers mes cheveux. Cette femme est rock’n’roll roll, magnifique, incroyablement terre à terre.

Échanger longuement avec les cousins de Marseille. Comme j’aime mes cousins ! Nous nous voyons peu mais toujours avec énormément de plaisir, toujours dans le partage et surtout le rire.

Savourer ces moments suspendus, de bonheur, de bien être.

Avant de retourner au travail demain (sans plaisir ni envie).

 

So what

J’ai aimé mes trois blogs, comme on aime passionnément un ami.

J’en avais besoin. Le besoin physique d’écrire, de poster ou non mais de poser ici et ailleurs tous mes mots et mes quelques maux.

J’ai tenté d’être la plus honnête et vraie possible.

Écrire m’a permis de prendre du recul, de poser des émotions, de créer des liens bloggesques, amicaux et amoureux puisque c’est via mon blog que j’ai rencontré mon Namoureux.

Que de satisfaction alors, que de joie dans ce partage.

Et puis voilà que depuis quelques temps, je me traine à venir ici.

Je suis déçue à la fois par mes écrits et par ce que je fais de cet outil. Une écriture qui tourne en rond, un propos qui s’aventure rarement hors des sentiers battus.

Je suis triste, aussi, de voir des blogs se fermer, triste de voir des « relations » s’éteindre. Les petits oiseaux et les boucs anéantissent un peu les blogs me semble-t-il. Moins de visites, moins d’échanges, moins de liens.

Et puis, je suis très en colère contre quelques connes « trolettes » qui viennent déposer leur fiel, leur bêtise, leur méchanceté. Il va s’en dire que je ne mets pas en ligne ces quelques remarques insipides mais néanmoins vénéneuses qui finalement atteignent leur objectif : elles me griffent un peu.

Alors je ne sais pas.

Si je vais continuer, comment, ici ou pas.

Pour l’heure, je fais une petite pause.

See you soon… or not

 

 

Paranoiatitude ?

J’ai découvert la blogosphère et son univers en 2005. A ce moment là, mon désir d’écriture et de partage était très présent mais je n’osais pas encore franchir le pas. M’exposer, me montrer, même derrière un avatar me semblait prématuré et je n’étais pas prête. J’ai visité de nombreux blogs, je suis devenue une fidèle pour certains d’entre eux, avec plaisir et gourmandise : ils m’ont donné envie !

C’est un ami qui m’a conseillé d’aller sur canalblog, lassé que je lui envoie mes scribullations et que je lui demande sans cesse son avis. Ce que j’ai fait, un jour d’octobre 2006. D’ailleurs, je ne me résous toujours pas à supprimer ce blog, encore lisible aujourd’hui et auquel je suis extrêmement attachée. J’ai pour lui de la tendresse, une véritable affection. Il a été mon compagnon, mon ami, mon projet créatif, mon merveilleux double.

J’ai écrit frénétiquement de 2006 à 2011, dans l’absolu bonheur, comme dans la souffrance. « Le blog, ma catharsis ».

Une belle aventure, faite de partages, de rencontres en écriture, d’affinités bloggesques, une entrée dans des univers différents et pourtant si proches. J’ai rencontré certains de ces bloggeurs dans la « vraie vie ». L’un d’entre eux est d’ailleurs devenu mon Namoureux…

Je n’ai jamais éprouvé de difficultés particulières sur ce blog, à une exception près. Une personne un peu trop présente en off, qui pensait me connaitre dans la vraie vie. J’ai recadré durement l’insistant énergumène et lui ai demandé de ne plus fréquenter mon blog. Ce qu’elle a fait.

J’ai quitté ce premier blog pour en créer un autre. J’avais envie d’un autre cadre, pour héberger les mots de ma nouvelle vie. La femme floue a duré un an. Une année de douleur, que j’ai fait disparaitre, sans regret.

Ne pas écrire, ne pas m’exposer, ne pas échanger, me parait inenvisageable à ce jour. L’écriture est une respiration pour moi, un second souffle, mon habitude du soir. Sans ce rituel, il me manque quelque chose. Et puis ce blog, j’en suis fière. C’est ma création en perpétuelle mutation, un outil vivant, évolutif, un générateur de liens.

Je suis une visiteuse fidèle, j’ai un réel attachement pour des bloggeur-ses. J’apprécie leur univers, je suis admirative de leur écriture, de leur style, de ce qu’ils me donnent à lire et à partager. Ils m’inspirent, m’apprennent, me font me questionner, réfléchir. J’ai pour eux et leurs écrits un grand intérêt, voire de l’amitié.

Et voilà que j’atterris la semaine dernière sur une « vieille connaissance ». Je découvre que certains posts ressemblent étrangement aux miens, mêmes titres, même « esprit », même lignes d’écriture.  C’est un brin prétentieux de ma part de le penser, de l’écrire. Après tout, je n’ai l’exclusivité de rien et je ne suis pas Duras. Mais quand même… ça m’interpelle. Est ce que je ne suis pas en train de virer un brin parano ?

Je lis et relis et ai la certitude de ne pas me tromper.  Ces billets, sont étrangement  proches des miens. Je me sens un peu pillée, c’est limite si on ne glisse pas dans « Jeune fille partagerait appartement » (tu me connais, je n’exagère jamais…).

Ça me met en colère, autant que les quelques petits  trolls qui sont déjà venus trainer leur fiel chez moi. C’est comme si un ami me faisait une crasse. Avant d’emprunter un titre, une phrase, il me semble qu’on demande l’autorisation ou bien on laisse le nom du bloggeur en question, ce n’est pas décalé. A quoi peut servir un blog si on va pêcher ailleurs pour le nourrir. Comment peut on l’envisager et s’envisager si on est incapable de créer par soi même ?

Voilà qui me questionne et me rend triste.