Poser le diagnostic

Le besoin de silence, de plus en plus prégnant

La gêne causée par le bruit, la lumière

La difficulté à me trouver dans des endroits qui regorgent de monde

Les pleurs, à tout bout de champ

La difficulté à choisir, à trancher, à me déterminer

La peur de ne pas réussir, de décevoir

Les émotions fortes qui m’arrivent, suscitées par des œuvres littéraires, musicales, photographiques

Les changements impromptus qui me mettent dans tous mes états

Le sentiment de stress intense dans certaines situations

L’impatience qui vient me bousculer tous les jours

La ligne toujours ténue qui me sépare de la dépression

C’est ça, juste ça….

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Farniente

Il y a bien longtemps que je n’avais rien fait.

Je veux dire rien de rien.

La canicule qui s’abat sur ma région m’y a clairement obligée mais je me rends compte à quel point je me laisse grignoter par le quotidien et les injonctions de la société qui obligent à toujours être dans le faire. Faire pour dire, partager, se vanter, montrer tout ce que l’on possède sans doute. Faire pour ne pas culpabiliser.

Je ne me moque pas, ni ne critique, j’ai longtemps (et je le suis encore parfois)  été dans ce schéma.

Pourtant, je ressors toujours plus forte de ces journées où règne le silence, où je respecte mon biorythme, la seule musique de mes envies et besoins.

Et puis j’ai la chance de partager une terrasse. Ça aide lorsqu’il fait beau à se connecter à la nature. La nature qui de plus en plus fait partie de mon équilibre. Le vent, le soleil, le chant des oiseaux, les courses des insectes (et aussi les odeurs de barbecues), sont autant d’éléments qui me font du bien et me permettent de me ressourcer.

Je considère que le silence et le temps aujourd’hui sont des luxes, des luxes que je savoure, dès que je le peux.

Tendances

Il y a chez moi cette tendance naturelle à être rattrapée par mes démons.

Ils courent toujours plus vite que moi.

Je vais bien, plutôt très bien, si ce n’est toujours ce besoin de manger-manger-manger… qui bien sûr est le signe.

Le signe que la secousse n’est pas loin. Tout à coup, tout s’écroule à l’intérieur, dans un grand fracas.

Je ne me sens pas à ma place, la mélancolie fait des ravages, j’ai envie de pleurer, crier et m’enfuir, loin.

J’ai besoin de soleil, de nature, de silence, de ne rien faire. J’ai besoin de me retrouver.

Car, je le sens, chaque jour m’éloigne un peu plus de moi. De mes envies (bien minces à l’heure qu’il est), de mes besoins.

Par ce travail, un immense désenchantement, dans lequel je ne me sens pas utile, pas à ma place.

Ma vie qui ressemble à de « l’obligé », à de la contrainte. Contrainte d’aller travailler pour gagner sa vie, pour avoir un statut social, pour rassurer l’entourage. Contrainte de faire comme si.

Rien dans ma vie aujourd’hui ne me ressemble. Je me demande ce qui m’a conduit là et comment j’y suis arrivée. Il y a bien sûr les croyances familiales dont je suis chargée, que dis-je lestée. Mais il n’y a pas que cela.

Mes choix, ces drôles de choix qui m’ont conduite là où je suis aujourd’hui. Le choix d’un travail, le choix d’amitiés des plus éphémères.

Je sens bien que c’est la fin de quelque chose mais je ne sais pas de quoi.

Je sens bien que ce travail n’est qu’une étape mais vers quoi….?

Cette semaine, je vais annoncer que je souhaite quitter ce poste.

Avant de sombrer totalement et pour arrêter de faire semblant.

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Multitude

J’ai besoin :

d’air

de grands espaces

de sommeil

de me désintoxiquer à la bouffe

d’écrire

de faire du sport

de réponses

de lectures

d’amitiés

de rencontres

de légereté

de silence

de paix

de rire

d’évasion

de nouveautés

de motivation

d’un chemin à suivre

de nouveaux projets

et sans doute d’amour…

Anduze 2013