Pour passer le temps…

Pompé ici, lui même pompé sur Causette

  • Les livres marquants de la bibliothèque de vos parents

Sincèrement aucun. Nos goûts sont aux antipodes les uns des autres.

  • Les lieux de votre enfance

La maison où j’ai été élevée. Grande, bien exposée, lumineuse, accueillante, aux pieds de la montagne. Mon cocon, mon refuge, ma douce madeleine.

  • Avec qui aimeriez-vous entretenir une longue correspondance et pourquoi ?

Nelson Mandela ayant quitté ce monde, il me reste François (Le Pape) ou alors le Dalaï Lama. Parce que ces 2 là me plaisent, sont intelligents, humains, spirituels, m’inspirent.

  • Une grande histoire d’amour avec une personne du même sexe ce serait qui ?

Je me vois très bien tenir la main dans la rue d’Angelina Jolie (ben si) et même Monica Bellucci et si je rêve un peu, Adèle.

  • Que faites-vous dans vos périodes de dépression ?

Je mange, malheureusement, trop. Je me replie, je pleure, j’écris, je lis, je me blottis contre mon Népoux.

  • Que faites-vous dans vos périodes d’excitation ?

Je mange (encore), je ris, je saute (pas très haut mais quand même), je fais des plans sur la comète, j’aime tout le monde (truc de ouf, venant de moi quand même !!!), j’ai envie de tout faire, tout voir, courir le monde.

  • Votre remède contre la folie ?

Me replier dans mon cocon, prendre un anti-dépresseur.

  • Vous créez votre maison d’édition. Qui publiez-vous ?

Des copines blogueuses, photographes et illustratrices.

  • Vous tenez salon, qui invitez-vous ?

Eric Cantona, Thierry Marx, Christiane Taubira, Bartabas, Simone Veil, mon Népoux, Valérie Lemercier et cerise sur le gâteau ma mère…

  • Le secret d’un couple qui fonctionne ?

Écoute, bienveillance, respect, amour, liberté, sexe (dans le désordre). Enfin je crois.

  • La chose indispensable à votre liberté ?

Pouvoir dire, faire, être et avoir.

  • Le deuil dont vous ne vous remettrez jamais ?

Celui de mon enfance

  • Votre phare dans la nuit ?

Moi

  • Que trouve-t-on de particulier dans votre chambre à vous ?

Des posts it pour marquer les pages des livres que je lis, des huiles essentielles, des kleenex, des livres.

  • A quoi reconnait-on un ami ?

Il ne juge pas, se montre présent et bienveillant, il sait parler vrai, il connait toutes les lumières et toutes les ombres.

  • Quel est le comble du snobisme ?

Une Rolex à 30 ans  ?

  • Qu’est ce pour vous que le Féminisme ?

Une théorie nébuleuse, en fonction de qui la défend. Je me sens femme et donc féministe, sans hystérie néanmoins.

  • La plus belle façon de se donner la mort ?

Franchement, je vois pas…

  • Qui occupe vos pensées « nuit et jour » ?

Mon Népoux

  • Vous démarrez un journal intime, quelle en est la première phrase ?

Me plonger dans le Petit Prince et dormir…

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Tout est dans le style

Pendant mes trop courtes vacances, j’ai décidé de changer de style.

Cette décision ne m’est pas tombée dessus, je la muris depuis plusieurs mois, sans doute parce-que je me sens étriquée dans mon costume, plus à l’aise, plus en adéquation avec moi.

Je dis costume, car il me semble en effet que dans mon domaine, le social, nous portons un peu toutes le même uniforme, ou tout du moins, nous nous en éloignons peu. Pour faire simple (et caricaturer à peine), il est constitué de chaussures plates, jeans le plus souvent, des vêtements qui varient entre le noir, le gris foncé et le taupe, de grandes chemises et de larges pulls. Bijoux, écharpes et coiffures sont plus recherchés, plus marqués.  Camarades du social qui venez par ici ne soyez pas offusqué-es…. J’ai le sentiment que nous nous conformons. Sans doute pour ne pas marquer une trop grande distance vestimentaire avec les publics que nous accueillons. Faire trop « classe », trop femme peut être mal vu, mal interprété.

Je ne me retrouve plus dans cet uniforme, qui ne m’a jamais vraiment correspondu au fond. Et puis le temps aidant, j’ai bravement pris 15 kg en 4 ans, donc forcément la garde robe ne suivait plus. Ces 4 dernières années, j’ai accumulé des pièces par nécessité, par dépit et ma ligne conductrice était le noir. Déprimant au possible.

Ainsi donc, j’ai décidé de me prendre en main.  J’ai même acheté un livre pour me coacher « Ma To-Do list dressing », de Jeanne-Aurore Colleuille et Laure Gontier. Bon, je n’ai rien appris de fondamental (faut pas déconner) ceci dit, cela m’a aidée justement à sauter le pas : celui du tri, celui aussi de savoir ce vers quoi j’ai envie de tendre. VRAIMENT.

Je me suis plongée avec entrain et détermination dans ma penderie, trop longtemps dédaignée.

Rends toi compte, je n’avais pas moins de 3 impers, dont 2 dans lesquels je n’entrais plus. Je gardais amoureusement le blouson en jean de mes 25 ans, qui ne faisait pas de moi un sac et avait un méga tombé. Je ne te parle pas des tee shirts adulescents, trop moulants, ni des pantalons bouffants, idem pour la chemise cintrée déclinée en 3 couleurs, décidément trop cintrée.

Trier, ranger, c’est faire face à un léger sentiment de honte. Pourquoi et à quelles fins ai-je accumulé tant de choses ? Je n’en porte pas la moitié, me trouve toujours mal sapée et me dirige presque toujours vers les mêmes vêtements. J’ai acheté comme je mange : hyperphagiquement.

J’ai allègrement rempli plusieurs sacs, des sacs « à donner », car je ne peux pas me résoudre à vendre mes vêtements. Lorsque la penderie s’est trouvée considérablement allégée, j’ai éprouvé un sentiment de soulagement et de bien être . Celui qui fait dire qu’on fait bien, que c’est juste, bon pour soi.

Combien de temps cela va durer, je ne sais pas. Est ce que je vais trouver des vêtements qui me correspondent vraiment, est ce que je vais enfin oser (être féminine !) ? Je ne sais pas non plus. Ressembler à Carole Bouquet, Inès de la Fressange, Tilda Swinton voire Angelina Jolie lorsque l’on a une carrure comme la mienne et un portefeuille aussi peu fourni, c’est mission impossible.

Pourtant, je sens que c’est le bon moment pour commencer à changer.