Du sable dans la serviette

Il se trouve que je bourdonne. Sévère.

Rien de grave, sinon que c’est sans doute le signe que l’été et donc les vacances sont terminées pour moi. Des souvenirs à ranger dans de jolies cases.

Déjà sont derrière moi ce temps partagé avec mon filleul, nos vacances « à la mer », le bateau, les apéros en terrasse, les ballades, le petit déjeuner sur le balcon, les soirées lecture, les belles ballades, les bons repas faits de produits frais, le temps qui s’égrène lentement et qui n’égratigne pas.

Avant de partir, nous avons fait un détour par la plage.

Cette petite station du sud m’a accueillie depuis ma plus tendre enfance. J’y suis venue ensuite avec tous mes aimé-es, à des moments clés de ma vie. J’en connais les recoins, les odeurs, les bruissements, les ruelles, certains commerçants. Je n’aime pas particulièrement le sud mais j’aime cette région témoin de mes doux moments. Y aller me fait me sentir invariablement en paix, calme.

Alors avant de partir, une dernière fois, j’ai ancré. L’image de la mer, du bleu du ciel, le chant des mouettes, le son de l’eau, la sensation du sable sur la peau.

Je suis partie avec tout cela car je sais à l’avance ce que ma rentrée ne sera pas.

Elle ne sera pas sportive. Enfin, j’ai lâché cette idée que je dois à tout prix faire du sport « quelque part ». J’accepte le fait de ne pas savoir m’inscrire durablement dans un projet sportif quel qu’il soit.

Elle ne sera pas zen. Mon service, en restructuration depuis près d’un an continue à se « structurer »…. Et nous, petites mains, devons exécuter parfois à l’insu de notre plein gré, parfois à l’encontre du bon sens.

Elle ne sera pas familiale, mon Népou ne s’étant toujours pas rapproché de moi…

Que sera-t-elle ? Je ne sais pas. J’ai peu d’envies, peu de choses ou de projets qui me portent, peu de souhaits vrais.

Bref, ça bourdonne mais rien de grave.