Moi et quelques autres…

Je leur demande d’apprendre à se connaître, de poser leurs compétences, leurs points forts. Je les entraîne à parler d’eux, en des mots précis et concis, pour attirer l’attention d’un employeur mais surtout pour eux. Pour apprendre à gagner en confiance, pour être convaincant.

Suis je seulement capable de faire cet exercice ? De dire qui je suis. Qui je suis vraiment.

Je peux dire que je suis une professionnelle de l’accompagnement. Une bonne professionnelle. Il m’aura fallu plusieurs années pour être en mesure d’écrire et penser vraiment cela. Plusieurs années de divan aussi pour comprendre quelles étaient mes motivations réelles, pour avoir plaisir  à exercer mon métier.  Je suis une conseillère emploi méthodique et à l’écoute. Les personnes que j’accompagne savent qu’elles peuvent compter sur mon écoute et ma bienveillance.  Je n’ai plus besoin de signes de reconnaissance, je ne fais plus ce métier pour me réparer, pour travailler dans le social comme ma mère avant moi. Je fais ce métier pour l’autre. Pour lui apporter mon expertise, ma technicité, mon humanité aussi mais sans complaisance ni misérabilisme.

Je suis une femme amoureuse de son mari. De son rire, de ses mots et de ses silences, de ses hésitations et de ses prises de décisions, de ses passions, de qui il est tout simplement. Il y a des choses dans ses manies qui m’énervent. Il est vrai mais ce n’est rien à côté du bonheur que j’ai de l’avoir près de moi (même lorsqu’il ronfle). Nous ne sommes pas un couple tout à fait comme les autres, si l’on se compare à notre entourage. Nous composons plus avec l’absence qu’avec la présence l’un à l’autre.  Mais c’est ainsi que nous nous sommes construits. Est-ce que j’ai peur  ? Oui, tous les jours. Est ce qu’il me manque ? A tous les instants. Est-ce que nous allons surmonter tout cela, tenir la distance sans nous lasser, sans nous trahir. C’est en cela que réside notre défi, celui que nous avons formulé dans nos vœux de mariage.

Je suis un être solitaire, avec peu d’amis. Cette réalité m’a longtemps laissée indifférente, tant j’avais besoin de solitude, de silence pour me retrouver. En réalité, je me suis cachée et me suis menti. Aujourd’hui, cette solitude me pèse. Comment fait-on pour se faire des amis à 40 ans ? Je ne sais pas. Je dois ajouter que mes plus grandes histoires d’amitié se sont toutes terminées dans des circonstances douloureuses. Me faisant douter de moi et par ricochet des autres. Mon besoin d’amour et de reconnaissance m’a longtemps poussée à entretenir des relations fusionnelles dans lesquelles je n’étais pas moi. Je me sens réparée, plus solide mais pas suffisamment armée pour faire le premier pas, dans une société de l’instantané.

Je suis une femme qui ne peux pas avoir d’enfant. Qu’est ce qu’apporte cette information ? Rien. C’est juste que je peux l’écrire et depuis peu le dire. Sans honte, sans avoir le ventre qui se serre, sans avoir envie de prendre la main de mon mari, sans éviter le regard de ma mère. Je suis une femme qui n’aura jamais d’enfant.

Je suis une contemplative de peu de passion. L’écriture, la nature, les voyages (forcés). Des tas d’envies et peu de réalisations, incapable que je suis de m’engager sur le long terme. Est-ce que c’est un problème ? Parfois oui…

Je suis la fille de mes parents. Ce serait la partie la plus complexe à expliquer. La plus douloureuse aussi. Cette histoire de famille chaotique, douloureuse et pourtant si riche.

Je suis athée et socialiste (mais plus pour très longtemps), je suis humaniste, républicaine et laïque, française (follement).

Je suis tout et son contraire. Sensible et forte, mélancolique et enjouée, dépressive et furieusement optimiste, drôle et plombante à mort, solide et fuyante, rebelle et soupe au lait, susceptible et capable de tout entendre, curieuse et blasée, réaliste et utopiste…

Pourtant, à l’intérieur, tout cela sonne un peu creux…

Rétro # 8

Une nouvelle teinte de cheveu : rouge

Des mails « régleurs de compte » envoyés et reçus qui ont engendré de part et d’autre une grande tristesse

La question de la famille étirée dans tous les sens, sous tous les angles, pour comprendre

Nasri et Ribéry (as « les bouffons du foot ») qui nous font leur show. Olé

La situation entre Israël et la Palestine qui empire et m’attriste profondément (autant qu’elle me met en colère). Des scènes qui font froid das le dos à Donetsk et qui rappellent les heures sombres du nazisme

Avoir le besoin physique de lâcher ce travail qui m’étouffe. Avoir  envie de le quitter VRAIMENT. La non politique de l’emploi m’afflige et les directions prises dans ma région me laissent dubitative. Je n’ai plus envie de poser ma pierre à un édifice qui se casse la gueule.

M’interroger sur la fatigue continuelle qui m’habite depuis l’enfance et sur le sentiment de vivre une vie qui n’est pas la mienne…

Une soirée de filles qui fait du bien et dont l’effet dure plusieurs jours

Une amie d’enfance « retrouvée » sur facebook : lui écrire ou pas ?

Collègue de FIV m’annonce qu’elle attend des jumeaux. Avec douceur et retenue, comme pour me protéger, m’épargner. Elle éclipse son bonheur à elle pour laisser place à mon vide à moi

Robin Williams qui nous laisse

Un we de parents pour préparer le mariage et ma mère dans tous ses états encore

Des soirées à pleurer… pour laisser sortir la colère et la douleur

Un mariage fastueux dans un château, qui donne des idées (bon dans la limite de nos moyens quand même…)

L’hyperphagie à son apogée

Coup d’accélérateur pour le mariage  : le Namoureux se charge de la création du blog, le save the date est prêt à être envoyé (finalement), de nouvelles idées pour la déco, la play liste qu’on peaufine, la cérémonie laïque que nous commençons à construire

Les vacances : enfiiiiiin, la terrible décompression qui s’en est suivie et qui a durééééé (comme à chaque fois)

Valls et son gouvernement. Y a t il seulement en France des politiques suffisamment solides pour faire face à la situation ?

Les parisiennes qui remettent bottines et écharpes au sortir de l’été

Des Vacances 2 jours en Belgique, ville dans laquelle IL A FAIT BEAU !!!! et dans laquelle j’aimerais émigrer

Des lectures : Camille Anseaume et son « Un tout petit rien ». Camille dont je suis le blog depuis longtemps et dont les mots viennent toujours me toucher, m’attendrir. Son livre est une suite logique, un magnifique hommage, une merveilleuse déclaration. Camille qui remercie les lecteurs de son blog, dont je suis depuis quelques temps déjà, et qui va savoir pourquoi vient me toucher au coeur.

Il y a eu aussi les « Curieuses rencontres du facteurs de Skogli » de Levi Henriksen. Une plongée dans le quotidien agité d’un facteur qui renoue avec son passé pour mieux construire son avenir. Une belle exploration des relations. De belles rencontres, que je recommande.

Un mois wet wet wet

L’annonce de mon entrée dans la clinique qui fait perdre les kilos pour le 08/09. Enfin une bonne nouvelle.

 Bonne rentrée à vous 🙂

Désamitiés

J’ai expérimenté jusqu’ici l’amitié sous différentes formes :

les amitiés d’enfance qui durent 15 ou 30 ans

les amitiés adolescentes qui se fracassent à l’entrée dans la vie active

les amitiés nouées pendant les études supérieures

les amitiés de travail

celles de vacances

l’amitié « coup de foudre »

entre filles, avec des garçons, en bande

fusionnelle, vampirisante, « juste-distante », déconnante, sérieuse…

Une mutation s’est opérée depuis que j’ai rencontré Namoureux, je crois. La désertion.

Parce que j’ai changé peut être, parce que je suis toujours entre deux trains, moins disponible car éreintée par des missions qui me fatiguent et qui ne me donnent envie qu’une seule chose le soir : rentrer.

Peut être aussi, parce que depuis l’immense déconvenue avec ex-Meilleure Amie, je me confie moins, je suis toujours dans une certaine réserve.

Les copines célibataires se font plus distantes, celles en couple moins présentes.

Il est vrai que je n’ai jamais été capable de nourrir des amitiés « multiples ». Je n’ai jamais eu beaucoup d’amis car je ne sais pas me consacrer complètement à plusieurs personnes. Et puis, en dehors de l’écrit, je ne sais pas partager « sur moi », je ne sais pas me raconter.

Je ne m’explique pas ce vide qui s’est creusé au fil du temps et que j’ai laissé faire sans aucun doute. Je me suis lassée aussi des multiples invitations lancées, soit laissées en suspend soit jamais rendues, des appels pour prendre des nouvelles, peu rendus aussi, de personnes qui ne savent parler que d’elles sans se mettre à l’écoute de l’autre.

Pourtant, je crois que je suis au travail comme dans la vie : présente, à l’écoute, attentive ?

Il y a toujours un monde entre nos attentes et ce que l’autre peut donner. Il y a toujours un monde entre nos histoires d’amitié et celles des autres.

Une foultitude de choses me manquent aujourd’hui, et je trouve cette traversée du désert amical bien cruelle…

Revue de semaine

Lundi

Sitôt arrivée, je vais voir Vénérable Directrice pour l’informer que le salaire, négocié au moment de ma nouvelle prise de fonction, m’a finalement été refusé. En conséquence et comme j’en ai informé la RH, je quitte le poste que j’occupe depuis moins de 3 mois. Douche froide pour elle qui n’en savait rien (!), situation kafkaïenne pour moi.

Mardi

1er jour de congé de l’année.

Je virevolte dans la maison, je prends le temps, je savoure le soleil, la nature, j’écris, je médite. Tout ça dans le désordre. Pas très évident de me reconnecter à moi, après cette nouvelle épreuve. Mais au moins, je me repose.

Je reçois une jolie lettre d’une belle amie. Que j’aime recevoir des lettres ! A l’intérieur, ça sautille comme lorsque j’étais enfant. J’aime le beau papier, les mots choisis, la douceur, les nouvelles qu’on me donne. J’aime cette relation, aujourd’hui un peu désuète, un peu old school, à l’heure où on tweete et facebook plus vite que son ombre. Ça me fait du bien, ça me réchauffe le cœur, car à y regarder de plus près mon cercle amical est rachitique et ce constat n’est pas des plus agréable pour moi.

Mercredi

Nouvel entretien avec Vénérable Directrice qui a fait le point avec « plus haut ». Je suis, elle est estomaquée par les arguments qui sont avancés, malgré les promesses antérieures, c’est le statu quo. C’est donc le début d’un nouveau rapport de force qui s’engage pour faire valoir mes droits. Ce dont je me serai clairement passée.

Jeudi

Commencer la lecture de « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan. Ah l’écriture de Delphine de Vigan, la figure de la mère, de la grand mère. Son écriture est toujours aussi bouleversante, belle. Une histoire de famille captivante et pourtant douloureuse.

Vendredi

J’enchaine les RDV. Janvier est là et une fois les fêtes passées les personnes renouent avec une recherche d’emploi plus active, avec des attentes fortes pour « trouver vite ». Ce qui en l’état actuel du marché est compliqué…

Samedi

Nouvelle lettre envoyée par cousine préférée. Je suis doublement émue car elle n’écrit jamais. C’est drôle une relation qui change…

Dimanche

Elle est la matriarche discrète de notre drôle de famille. Chaque année, nous nous retrouvons autour d’elle pour son anniversaire. Les petits (devenus les plus grands) ont fait un effort pour se lever à des heures raisonnables. Les plus anciens se racontent les histoires d’un autre temps. C’est un moment suspendu. On se voit peu en dehors de ce moment, on se croise les uns les autres mais sans plus. Elle est heureuse. Elle aime avoir son monde autour d’elle, juste pour elle et on aime la voir rayonner. On sait bien, chacun dans le secret de notre cœur, que lorsqu’elle ne sera plus là, le plus tard possible, notre « famille » ne sera plus tout à fait la même…

Confidence chuchotée

Il m’envoit un long mail.

Une confidence chuchotée.

Parce que le mail, c’est plus simple pour dire.

On n’a pas à se montrer, à recevoir la réaction de l’autre, à craindre une éventuelle désapprobation, voire d’être jugé.

On se cache un peu derrière les mots, tout en ayant un besoin impérieux de révéler les tourments et les inquiétudes, de rendre le fardeau moins lourd.

Il faut écrire la vérité pour partager un peu, avec d’autres que les potes, d’autres que la famille, des personnes extérieures et suffisamment proches néanmoins. Une personne capable, éventuellement, de comprendre.

Cette autre qu’il a choisit, c’est moi.

Nous ne sommes pas des amis et savons pourtant beaucoup l’un de l’autre. Il sait mon hyperphagie et mon infertilité, il sait mes relations familiales, il connait les moments de tourments avec Namoureux, il sait mes questionnements professionnels. Son avis m’importe et je le consulte souvent pour avoir son éclairage et bénéficier de ses conseils.

Je sais ses relations familiales, je sais ses douleurs, je soutiens souvent ses colères que je tente de tempérer, je sais son quotidien et désormais aussi je sais « ça ».

Un secret, sa douleur, qui me fait entrer dans une intimité inattendue. Nos regards l’un sur l’autre ont changé. Notre relation prend un tour différent. Plus sérieux, plus profond aussi.

Il m’a dit « dans six mois, nous en rirons ensemble, ce sera derrière moi ».

Je l’espère pour lui…

Encore un peu quand même…

Quoi qu’il se passe à partir de ce moment, je retiens :

– la présence sans faille des mamans (et futures potentielles grands-mères). Je leur avais demandé de nous écrire comment s’étaient passées leur grossesse et elles se sont soumises de bonne grâce à l’exercice. Ces écrits nous ont accompagné et réconforté. Les papas et beau- papa se sont montrés plus en retrait mais néanmoins très anxieux.

– la présence discrètes des rares ami-es informé-es, nous avons apprécié les sms et mails tout au long du processus.

– votre présence bloggesque, touchante et rassurante car même si pour la plupart nous ne nous connaissons pas, vous êtes les plus informées. Vous avez su trouver les mots et je vous en suis extrêmement reconnaissante.

– une partie du personnel soignant m’a aussi beaucoup apporté. Les infirmières nous ont traité avec beaucoup de délicatesse l’un et l’autre, sans tomber dans le pathos ni dans la pitié, ce dont nous n’avons pas besoin. J’ai été surprise par cette infirmière qui a plusieurs reprises m’a pris la main et caressé la joue. J’ai aimé cette forme de proximité maternelle dont j’avais exactement besoin à ce moment précis. 

– le cheminement que j’ai pu faire. Par la lecture, l’écriture, par le temps que j’ai pris pour me poser sur mon projet et aussi sur la grossesse de ma mère et des femmes de mon entourage. Cela m’a permis de clarifier des choses pour moi, de savoir très exactement pourquoi je désire un enfant.  Serais- je assez forte pour accepter ce que la vie mettra sur notre chemin si cela ne marche pas ? Je ne sais pas mais je l’envisage. Ce temps de réflexion m’a permis aussi de remettre de la joie dans ma vie, de me projeter positivement. J’ai pratiqué intensément la méditation et la pensée créatrice, supports indispensables dans ce qui malgré tout a été une épreuve.

– enfin et pour terminer, j’ai aussi pu me reconnecter doucement à mon corps. Grâce à la méditation, grâce aux massages. Je me suis sentie bien, malgré les nombreux actes médicaux et étrangement en paix.

 

Le livre coup de coeur de ma rentrée

Mokaa un talent certain pour donner envie de lire des livres. Aussi, je la remercie de m’avoir poussée vers Kéthévane Davrichewy et son livre « Les séparées ».

LES SÉPARÉES - Kéthévane DAVRICHEWY

J’ai découvert l’auteur à travers ses livres jeunesse, lorsque je travaillais en CDI en collège. Une belle découverte, une écriture tout en finesse et en subtilité. Une caresse de mots en somme.  J’avais beaucoup aimé sans jamais y revenir néanmoins.

Et puis le résumé de ce livre m’a donné envie de renouer avec elle.

Alice et Cécile se comprennent sans se parler, sont le miroir l’une de l’autre, elles tissent un lien qui reste inaltérable dans les épreuves, elles ont l’une pour l’autre une présence absolue.

Jusqu’à la douloureuse rupture.

De très bons résumés se trouvent sur le net et sur le livre, aussi je n’en dirai pas plus.

J’ai aimé ce livre parce qu’il évoque une histoire d’amitié universelle, forte, exclusive. Une de ces amitiés d’adolescence, fusionnelle, qui te marque pour de longues années.

Pour avoir vécu ce type d’expérience, je me suis retrouvée à bien des égards dans ce livre que j’ai lu d’une traite, la gorge nouée et souvent la larme à l’œil.

Ce livre dit l’amour dans l’amitié, il dit les premières grandes fois à deux, il dit les émotions fortes des rencontres, des lectures, de la poésie, de la musique. Il montre l’étrange processus de l’adolescence qui permet de se construire en puisant dans l’autre cette amie, sœur, voire même âme sœur.

Les mentor-es

Un post inspiré par Christie

♥ Ma mère… Forte, douce, intransigeante, légère, engagée, fusionnelle, battante, volontaire. Un roc. Une relation sans concession, pleine d’amour, de mots forts et de silences.

♥ Ma nourrice, la seconde mère. Mon tuteur, ma bouée de sauvetage, la femme de ma vie. La compréhension au delà des mots, le regard bienveillant, l’amour inconditionnel. Elle m’a appris à accueillir, à ne pas juger, à cultiver l’amitié et le sens de la famille.

♥ La cousine. 15 ans de différence. Une inspiratrice. Elle aimait les voyages, parlait plusieurs langues, avait un sens de l’humour fou, une plume, elle plaisait aux hommes. J’avais 15 ans et voulais lui ressembler. Je n’ai fait que suivre mon chemin. Il y a 10 ans que nous ne nous parlons plus.

♥La prof de français. Je ne me souviens plus de son nom. C’est drôle… Les portes de la littérature se sont ouvertes grand à moi : Sartre, Duras, Hemingway… Des révélations. Un amour pour la littérature qui ne s’est jamais tari.

♥ La psy. Rencontré sur mon lieu de travail. Brigitte. Magnifique blonde, bretonne comme maman, très fashion. Elle m’a aidée à passer le cap difficile du grand chagrin d’amour et de quelques autres égratignures.

♥ Meilleure amie de lycée. Céline. Dix années d’amitié, puis l’éloignement dans le silence. Une admiration pour sa culture, sa beauté, son esprit et son cynisme aussi. Une femme à la liberté revendiquée. Une force intérieure que je lui ai envié.

♥ Meilleure Amie tout court. Petit oiseau sur la branche. J’ai aimé son écoute, sa bienveillance, son amitié sans faille jusqu’à la « rupture ». Elle n’a jamais voulu entrer dans les cases, toujours en dehors de tout, parfois même  de la vie. Elle m’a appris à m’habiller, me coiffer, prendre soin de moi, devenir femme tout simplement. Elle m’a appris à aimer les belles choses, à être exigeante. Elle m’a donné le gout de la musique, toutes les musiques. Et elle a tenté de me réconcilier avec mon corps. Peine perdue… Mes plus beaux et grands souvenirs sont avec elle. Meilleure Amie, mon âme sœur perdue.

♥ Collègue de travail. Fabienne. Une juste distance, un sens de l’organisation sans faille, une connaissance de tous les dispositifs publics, de tous les partenaires, un art de communiquer avec l’entreprise, tout en délicatesse mais avec fermeté. Une meneuse éclairée, car juste et consciente des valeurs et faiblesses de chacun.

♥ Meilleure Amie de travail. Une femme qui s’est faite seule, qui a traversé des tempêtes et s’est relevée de tout, avec plus de force et de détermination encore. Nous avons la même manière de voir notre métier, d’appréhender l’accompagnement. Nous sommes animées par la même envie de faire « autrement ». Indéniablement des valeurs qui nous lient.

♥ Vénérable Directrice. Une femme à poigne, déterminée. Sans doute pas le manager idéal mais une femme inspirante par la manière de voir l’accompagnement, d’appréhender l’autre, de le reconnaitre dans sa différence. La seule à tenir tête aux institutionnels, à vouloir secouer le cocotier, à imposer ses idées aux élus et à les faire passer. Une écoute sans faille. Des techniques de travail très maitrisées, un charisme indéfinissable.

A bien y réfléchir, il n’y a pas d’hommes dans cette liste…

Perché no ?

C’est une ancienne collègue, devenue amie qui m’a transmis ce lien. Car elle est très free hug tandis que l’abandon de mon corps à un autre m’a longtemps semblé terriblement impudique.

Elle m’a appris l’inverse. En m’ouvrant ses bras, après une journée difficile, pour partager une bonne nouvelle, pour se redonner de l’énergie.

Je trouve cet acte de partage beau, touchant, lorsque tout dans notre société ne fait que nous éloigner les uns les autres.

Se laisser toucher au propre comme au figuré…

Je dis SI !

Semper fi

Je suis fidèle, à un point que tu n’imagines pas…

A mon dentiste depuis 34 ans, même s’il m’a laissée mourir deux mois cet été

A mon médecin traitant depuis 15 ans, même si parfois, elle m’a un peu traitée par dessus la jambe (déshabillez vous, je vais prendre votre tension, vous avez besoin de quoi, au revoir, le tout en 10 min chrono en main…)

A ma coiffeuse, Louise la divine, depuis 5 ans

A mon esthéticienne depuis 15 ans aussi, même si des fois, elle me fait hurler à la mort (la perverse !)

A mon garagiste, depuis ma première Ford, il y a 8 ans. J’aime comme il regarde ma Koquette et lui caresse la croupe (en tout bien tout honneur !)

A ex Meilleure Amie, pendant 30 ans et aux autres amis de moins de 30 ans

A mes parents, mais ils m’ont attachée à eux

A Vénérable Directrice, pourtant j’ai coupé le cordon

A mes valeurs et principes, bien que cela m’ait joué des tours

Et last but not least à mon Charming  Namoureux (évidemment !!!)

Bref, une fois que j’entre dans ta vie, c’est pour la vie…