J’attends l’automne

 

Je suis partie avec la canicule (et vais devoir revenir avec elle).

Je suis partie au moment où tout le monde revenait, bronzé-e, où d’autres préparaient leurs cartons pour partir définitivement.

Je suis partie au moment des annonces, ministérielles (qui m’ont fait tomber de ma chaises) et aussi internes (qui m’ont fait retomber de ma chaise, ouille !).

Je suis partie en ayant bouclé de justesse un projet, remis 15 jours avant tandis que j’étais seule au bureau. Un projet exaltant, dans lequel j’ai mis toutes mes tripes, sans savoir s’il va obtenir toutes les validations attendues.

Je suis partie lessivée, sur les genoux, portant les questions lancinantes qui sont toujours les miennes : suis je à ma place ? suis je capable de relever les défis qui me tentent tant et que l’on me confie enfin ?! Puis, il y a eu cette phrase, lancée par ma DRH, avant mon départ, lorsque je lui remettais tremblante comme une petite fille « ma copie ». « Cloudy, vous êtes enfin là où on vous attendait ». Je l’ai décortiquée cette phrase. Le « enfin », le « on », le « où on vous attendait ». Ça m’a fait les vacances, évidemment.

Mes vacances ont été à l’image de ces derniers mois. Fatigantes, peu satisfaisantes, chargées d’émotions, chargées de questions demeurées sans réponses. Il y a eu trop de soleil, trop de bruit, trop de nuit sans sommeil. J’attends donc les prochaines avec une infinie impatience, quelques petits jours en octobre.

A la rentrée, dès lundi pour moi donc, il y aura ce fameux projet, à mettre en œuvre (ou pas), une nouvelle responsable de service, des collègues qui partent, d’autres qui sont propulsés responsables de service… Parmi tout cela, toutes ces petites choses qui vont habiter mon quotidien, je DOIS me faire de la place afin de ne pas m’oublier comme précédemment… Prendre du temps pour moi, essayer de méditer tous les jours, faire de l’exercice, prendre le temps de lire tous les jolis livre commandés dernièrement. Bref, comme je le dis toujours, me mettre au centre…

Un air d’Anny Duperey

La première fois que nous nous sommes vus, il m’a dit j’avais un petit air d’Anny Duperey. Il m’a demandé si je connaissais. Oui, « Un éléphant ça trompe énormément ». Il a eu l’air rassuré. Il était passionné de cinéma, passionné aussi par les actrices. « Les grândes actrices ».

A l’issue de cette première rencontre, il a décrété que j’étais une fille bien. Une fille sérieuse et solide (rapport à mon poids sans doute…). Plus tard, dans une tirade émouvante et amusante, il m’a assurée que je pourrais toujours compter sur lui, quoi qu’il se passe avec son fils.

Au bout de quelques années, lorsqu’il serait suffisamment en confiance, il balancerait sur sa belle-fille, mère de ses deux seuls et uniques petits enfants. Un peu plus tard encore, il irait raconter à la famille que je suis stérile (mais pas son fils). Il m’engueulerait au téléphone « tu n’appelles pas assez ! » . Il viendrait nous rendre visite pour un petit séjour, nous trouvant « vraiment fatigants ». Le jour de notre mariage, il nous ferait cadeau d’un petit quart d’heure de honte, lorsqu’il balancerait en plein repas, devant mes parents consternés et nos témoins médusés, que le mariage est inutile, couteux, hypocrite.

Un personnage mon beau-père. Colérique, théâtral, soupe au lait, tendre.

Il est décédé l’année de notre mariage et contrairement à ses habitudes, il est parti sur la pointe des pieds. Nous réunissant autour de lui, pour l’accompagner.

Curieusement, je pense souvent à lui.

J’honore son anniversaire en allumant une bougie et aussi à d’autres moments, lorsque j’ai besoin de me reconnecter. J’ai le sentiment, indicible, qu’il veille sur moi, qu’il n’est pas très loin.

Souvent, je me demande ce qu’il dirait, ce qu’il penserait de la situation. Ses fils qui n’ont quasiment plus de liens, sa belle-fille qui a coupé tout contact avec nous, les petits grandissants loin de nous, son fils, incapable de prendre des décisions.

Je crois que je sais. Il râlerait, il pesterait, il serait profondément désolé.

Je le sais parce que les étoiles me l’ont chuchoté…

 

 

 

Asking Universe (le post du samedi qui ne sert à rien…)

Tous ces cheveux tombés en masse, vont -ils être remplacés par des cheveux blancs et me donner enfin le style tant attendu ? (Genre comme ça ?)

*** A silver/grey color is fantastic! and certainly in combination with a short hairstyle! Agree?!! #shorthairstyles

Que veut me dire ce ventre qui devient de plus en plus proéminent ? Oui parce que je suis ronde (en vrai je suis grosse mais je n’ai pas envie de l’écrire ce soir) d’à peu près partout sauf du ventre. J’ai des joues, des bras, des hanches, des cuisses grosses mais pas trop de ventre… jusque là. Ça devient gênant. A regarder d’abord, quand je porte des vêtements près du corps ensuite et enfin pour lacer mes chaussures. Je jure que j’ai arrêté la bière. Alors, c’est quoi le message ?

Et ces secousses relationnelles, que viennent elles dire ? Je crois que je sais. Mon besoin de ne plus faire plaisir à tout prix, celui de me faire de la place, la lassitude de toujours me rendre disponible, au moindre claquement de doigt, de peur de ne plus être « aimée ». Je ré-interroge d’antiques amitiés, qui furent belles mais ne sont plus…

Je brûle de vous mettre en lien cette vidéo https://dms.licdn.com/playback/C4D05AQGjuOUYN5a52Q/c6acdc0e96a74692b581bde21a9475e0/feedshare-mp4_3300-captions-thumbnails/1507940147251-drlcss?e=1535310000&v=beta&t=hdssk_VQ9gDZtX2urIr2IvJNRZ8he5BCKyHCwHm-tUM

Qui me rappelle pourquoi j’ai quitté FB, dommage que cela se transforme de la même manière sur IG… Pourquoi les gens ont-ils besoin de bâcher des personnes qu’ils ne connaissent même pas ? Énigme ou privilège de la bêtise humaine…

Et pour finir, ma question existentielle du week end, un brin décalée, voire choquante dans ma bouche si si : on s’en cogne du mariage de Vincent Cassel, nan ?

 

 

Un chapitre

Dans mes ateliers, je demande aux personnes que j’accompagne de construire leur ligne de vie professionnelle et de la découper en chapitres.

C’est un outil que je trouve puissant et qui permet de visualiser beaucoup de choses et donc de conscientiser le chemin parcouru.

Ce soir, je me suis retrouvée en présence d’un acteur de l’un des chapitres de mon parcours professionnel. Peut être pas le plus important mais indéniablement le plus affectif.

Le 1er chapitre de ma vie professionnelle, concerne mon expérience en emploi jeune en quartier prioritaire. Cela correspond à une deuxième naissance pour moi. Une entrée dans la « vraie vie », une confrontation avec un univers, des codes, des cultures éloignés, voire inconnus pour moi. C’est la période dont je garde le plus de souvenirs, doux, malgré les difficultés.

J’ai noué au cours de ces années une relation « privilégiée » avec un loulou de quartier. Un meneur, dur mais au grand cœur. Ponctuellement, depuis ces 10 dernières années, nous nous sommes recroisés. Et toujours pour moi avec émotion.

La première, celle de le voir devenir un homme, un professionnel, aujourd’hui un père. La seconde est de constater que la chaleur qu’il me témoigne est intacte, malgré la pudeur. Enfin, il y a toujours entre nous ce je ne sais quoi… je me hasarderai à évoquer de l’affection.

Il fallait me voir avec mes croyances, mes certitudes, mes peurs et mes maladresses face à ces adolescents, évoluant pour la plupart dans des univers de précarité. Nous parlions deux langues différentes. Ce qui pour moi était parfois difficile, notamment dans les processus de groupes. Lui sans jamais prendre franchement fait et cause pour moi, cela l’aurait décrédibiliser, ne s’opposait jamais frontalement et souvent lorsque les orages étaient passés, venait me voir en solo. J’ai appris d’eux, j’ai appris infiniment de lui.

Ce grand gaillard respecté, craint par certains adultes et pourtant si attachant. J’ai gardé, précieusement ses cadeaux ramenés de Tunisie, témoignages de cet ineffable, de ce qui se crée mais ne se dit pas.

Ce soir et grâce à lui, j’ai replongé dans certains souvenirs et dans ce qui pour moi a été déterminant dans mes choix professionnels : « travailler avec l’autre », dans la relation.

Chiller en travaillant (ou presque)

Ma boite (entendez mon employeur) n’est pas très innovante. Elle n’en n’a pas franchement les moyens… sauf en matière de télétravail.

Nous sommes une petite poignée à avoir commencé au début de l’été.

J’adore cette expérience !

J’avais des craintes au départ, celle notamment de me laisser distraire à la maison, celle de les espaces, que j’ai à cœur de laisser éloignés l’un de l’autre. Finalement, il n’en n’est rien. Jusque là, je ne me suis pas du tout laisser distraire et une fois l’ordi fermé, je passe allègrement à autre chose.

C’est une vraie chance pour moi de ne pas avoir à me déplacer une journée par semaine. Parce que les transports sont de plus en plus oppressants pour moi, ils sont coûteux et surtout fatigants. Et puis, travaillant en open space, c’est aussi l’occasion de prendre du champ lorsque l’on est à ce point les uns sur les autres.

Je suis studieuse et néanmoins beaucoup moins stressée à la maison, je m’organise comme je le souhaite, en toute liberté. Je trouve que c’est un luxe, ou tout du moins une réelle chance que je savoure.

Seul petit accro, ma pièce de travail : le bureau, qui aujourd’hui accueille outre le vélo d’appartement, la grande bibliothèque un ensemble d’objets qui ne peuvent pas être rangés ailleurs (lire débarras). Aussi, je ne m’y sens que moyennement bien. Il me faudrait ranger (de fond en comble) et surtout organiser la pièce autrement. Ce que je compte bien faire prochainement pour rendre le lieu plus doux, plus apaisant, plus cocoonant.

Toi + moi

On s’est connu dans nos anciennes vies bloggesques, on s’est plu, parfois on s’est rencontrés, on a eu un vrai feeling. On s’est suivi de blog en blog, on est devenu ami-es.

Parfois cette rencontre a fait pschitt et ce n’est pas grave, parfois cette rencontre a fait pschitt et j’en ai été peinée.

J’aime tellement cette « relation » que nous avons noué de loin en loin. Nous ne nous connaissons pas mais il y a quelque chose de l’ordre de la sororité, quelque chose de fort qui nous unit par delà les mots, par delà la rencontre.

Ce qui est magique dans cette aventure du blog, c’est la découverte, le soutien, l’amitié, l’humanité qui se tisse, fleurit et rend plus forte, nous fait nous sentir un peu moins seule. C’est magique et c’est infiniment beau.

Lorsque j’ai commencé à écrire mon premier blog j’avais un objectif, celui d’écrire pour « monter en compétences », pour me tester auprès d’autres, car je souhaitais publier. Mon rêve secret. En parallèle, j’avais un journal intime tenu depuis mes 12 ans, auquel j’étais d’une fidélité sans faille, thérapeute à peu de prix et facile d’accès. Puis mes velléités d’être publiée se sont éloignées (alléluia) et le blog a supplanté le journal intime.

Le blog permet de poser rapidement ses idées, de les partager en ayant un feed back. J’ai aimé cela. Sur mes deux premiers blogs, j’avais une plus forte « audience » qu’ici et cela m’a permis de prendre confiance en moi, de m’envisager autrement. Au fil du temps ma pratique a évolué. Ce qui n’a jamais changé par contre, c’est mon intention. Celle de continuer à écrire pour mon plaisir, à n’écrire pour moi, rien que pour moi. Si cela vient toucher des sensibilités, j’en suis sincèrement heureuse, si nous tissons au fil du temps une jolie relation bloggesque, alors c’est mon cœur qui s’emplit de joie. Mais je n’ai jamais cherché à être très lue, approuvée par tous les moyens, voire même aimée. Ce blog c’est une histoire entre moi et moi, c’est une prise de risque, celle de m’exposer, de me mettre à nu même si j’ai choisi un avatar.

Pour autant, un lien fort s’est construit, je suis entrée dans un univers de douceur, une fidélité s’est crée…. qui m’a permis de rencontrer mon mari, de traverser les épreuves liées à ma fausse couche d’abord puis aux FIV et aussi les moments plus joyeux comme mon mariage notamment.

Cloudy est follement moi et je vous remercie de l’accepter, de l’enrichir, de la rendre forte, de l’envelopper aussi. Cette relation est un cadeau.

 

La liste des émotions

# La colère

Elle me pousse à revenir écrire ici. Je la connais bien, c’est, je crois l’émotion qui m’habite le plus et depuis toujours. J’y travaille bien sûr mais elle est aussi pour moi un indicateur, une alerte, que j’écoute en certaines circonstances. Elle vient me dire l’insupportable, le trop, le non gérable.

Actuellement, mes sources de colère sont nombreuses. Parmi celles ci, il y a l’inflation immobilière dans la grande ville dans laquelle je travaille. La surenchère bétonnière me rend folle. Chaque espace de la ville, jadis si belle, à taille humaine, offrant de jolies vues sur le paysage alentour est vérolé par les immeubles de plus en plus nombreux. Il faut chercher les espaces de verdure, lesquels ne sont d’ailleurs pas entretenus.

Je me demande comment on peut ainsi penser la ville et je déplore les projets qui sont portés par la municipalité qui ne correspondent en rien à ce que je me représente de la ville de demain, agréable à vivre, écologique, facilitant le vivre ensemble et les déplacements. Le visage qu’elle offre aujourd’hui est déformé, saturé, je le regrette. Je ne m’y que très rarement pour mes loisirs,  car tout est compliqué, du parkage jusqu’à la circulation piétonnière en passant par des lieux de vie « calmes », propices à la détente, à l’échange.

Mon autre sujet de colère est la violence. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours travaillé dans des quartiers nommés « Z » (zup, zep…) en 20 ans, j’ai travaillé dans 3 villes dans le top ten des villes et quartiers les plus violentes et précaires de France. Pour autant, je me suis toujours trouvée relativement protégée et j’ai évolué dans ces espaces sans peur. Mais voilà qu’en l’espace de quinze jours, 2 de mes collègues et 2 usagères des services dans lesquels je travaille ont été agressées, avec violence. Malgré moi, la méfiance et une forme de peur s’installent. Je fais attention lors de mes arrivées et départs, je ne me gare plus n’importe où et je regarde beaucoup l’environnement pour savoir qui est dans les parages. On nous a « conseillé » de retirer nos bijoux et de ne pas être dans de l’ostentatoire. L’ostentatoire en ces périodes de chaleur signifiant la manière dont nous les femmes nous nous habillons.

Ceci me met profondément en colère. Car je le pose ici et sans entrer dans le détail, la population féminine ces 10 dernières années a énormément changé dans ces quartiers. Alors quoi ? Faut il que je gomme qui je suis, que je me méfie au motif que je suis une femme ???? La question est posée et elle est effrayante et alarmante.

# L’amour

L’amour infini que je porte à mes parents, mon mari, ma famille, mes filleuls, mes cousines. Un amour inconditionnel qui porte, fait rayonner, qui étouffe parfois, qui questionne souvent. Mais qui est  essentiel. Chacun des êtres auxquels je pense en écrivant ces lignes a fait de moi la personne que je suis, m’a fait grandir, évoluer, m’a rendue meilleure.

Je crois et je le dis peu finalement, que j’aime la vie. Une vraie chienne parfois, qui m’a égratignée souvent. A plusieurs reprises j’ai voulu la quitter, m’effacer. Mais aujourd’hui et malgré des difficultés tenaces, j’éprouve de la gratitude pour ce qu’elle m’a offert, pour ceux et celles qu’elle a mis sur ma route, pour les étapes heureuses de ma vie que je ne regrette pas.

# L’espoir

J’ai l’espoir d’une vie meilleure pour toutes les personnes dans la souffrance, pour les populations en état de guerre.

J’ai l’espoir d’une société qui change, évolue positivement, laissant plus de place à l’être qu’à l’avoir, plus de place à l’écologie qu’au capitalisme.

J’ai l’espoir de vivre un jour avec mon Népou, à la campagne dans une jolie petite maison (de 90 m2 avec terrasse….)

# La haine

C’est un sentiment qui a été très fort chez moi adolescente. La haine de la famille surtout, la haine envers le système scolaire. Il m’a quittée lorsque j’ai commencé à travailler, à devenir plus indépendante et forte, lorsque j’ai eu la possibilité de choisir.

# La joie

J’éprouve de la joie dans la nature avec laquelle je me sens de plus en plus connectée, que je recherche de plus en plus par ailleurs. J’éprouve de la joie à observer la nature, à la respirer, la humer.

Et puis je ressens beaucoup de joies liées à la culture. La découverte d’un auteur, d’un livre, me retrouver dans une salle de spectacle, face à une scène. Tout cela me fait éprouver de la joie.

J’ai des joies professionnelles. Lorsque la personne accompagnée abouti à son projet.

# La peur

J’ai évoqué certaines peurs plus haut. Celle qui revient de plus en plus en ce moment c’est la peur de la mort, d’une certaine personne, celle de mes parents aussi, celle de ceux que j’aime.

Et ma peur la plus forte (en dehors des araignées et des papillons de nuit géants) c’est la peur de vieillir seule…

# La surprise

Devant la nouveauté, devant ce que l’autre offre intentionnellement ou pas, devant ce que la vie pose de joyeux et d’inattendu sur ma route.

# La tristesse

Mes tristesses sont nombreuses et surtout liées à des relations amicales et familiales qui ne sont plus, sans que je sache exactement pourquoi.

L’été de tous les étés…

Je ne viens plus ici. Ce sentiment, cette habitude, ce rituel ne deviennent plus indispensables.

Ce blog, cet essentiel pendant si longtemps, perd de son importance, de sa vitalité, de son essence.

Je n’ai plus rien à dire, plus de traces à laisser. Cloudy semble s’effacer, non pas pour laisser la place à celle que je suis vraiment, je ne sais pas qui je suis vraiment mais Cloudy est lasse de tourner autour d’elle même.

Venir ici, c’est radoter un peu, c’est s’apitoyer, c’est se laisser ensevelir.

Je laisse les jours s’écouler, je n’ai plus de prise sur eux.

Je suis littéralement absorbée par mon travail, par les personnes que j’accompagne, ogres de mon quotidien, personnels qui s’imposent peu de devoirs mais réclament des droits infinis. Et voilà que me revient en pleine face, le sujet qui m’est si important : le sens du travail. Celui que l’on n’a plus, celui qu’on a perdu, celui que l’on n’ a jamais eu….

J’ai rencontré une nouvelle psy. A peu près aussi incompétente que toutes les précédentes. Moins chère certes mais qui a beaucoup de mal à gérer ma personne, son hyperphagie, sa famille dysfonctionnante, son couple « pas classique ». Après elle, je ne vois pas…

Rarement été n’aura été aussi calme, aussi triste aussi…

Enfin et pour clore ce magnifique tableau, je perds mes cheveux. Pas qu’un peu hein, je me alopécite tranquillement mais fermement. Voilà le dernier fait marquant qui a fait plonger mon été (j’omets volontairement la canicule pour ne pas vous plomber).

😉

 

 

20 heures le 10 juillet 2018

C’est le grand soir, celui de l’affrontement footballistique.

Le temps est comme suspendu.

Personne sur la grand route, pas plus que sur les routes de ma bourgade.

Je n’ai pas tôt ouvert la porte de ma voiture et posé le pied par terre que j’entends le cri de mon voisin, un grand « merdeeeeeeuh » tonitruant.

Il est curieux ce pays qui se met entre parenthèse, le temps d’un match de foot, entre deux nations amies. Comme si on cherchait à ressentir un lointain 1998, qui nous avait conduit à la victoire, à la croissance, à une nouvelle forme de vivre ensemble.

Tout cela est si loin aujourd’hui. Notre Monarque Président pose son injonction à gagner, comme si l’essentiel était là (où sont passées les notions de fair play, de plaisir, d’équipe, de construction collective….?). C’est comme si notre seul espoir résidait en cette victoire.

Il devient triste ce pays qui n’a plus de figures en lesquelles se projeter ou croire, qui ne rêve que d’argent, de représentation, d’une forme de facilité.

Bien sûr que je serai heureuse…. si le meilleur gagne.  Mais cette ferveur, pour un sport, me questionne et m’attriste quelque peu.

 

Depuis

Merci pour vos messages et vos attentions, ici et ailleurs.

Je suis toujours bouleversée par cette relation, bien que nous ne nous connaissions pas, par ce qui peut se créer de loin en loin.

Du fond du cœur ❤

Depuis….

Ma filleule a passé son Bac brillamment et bientôt elle prendra son envol. Mon grand filleul va fêter ses 25 ans dans quelques jours. Ces charmantes personnes que j’ai vu naitre , lui le cheveu hirsute et le regard décidé, elle la bouille rose fripé et le poing fermé. Ils grandissent, ils évoluent, ils deviennent des adultes courageux et passionnés. Ils sont la fraicheur et la jeunesse de nos envies.

Je suis partie en vacances, un peu. Jamais je crois ces courtes vacances n’ont été aussi rasserenantes pour moi, pour nous. Dès le lendemain de mon retour, certes, le quotidien s’est abattu sur moi. Mais j’ai aimé chaque seconde de ces moments faits de soleil, de repos, d »amitiés, de balades culturelles…. et de beaucoup de bières. Je déplore que ma vie professionnelle aille de plus en plus vite, avec moins en moins de temps pour l’autre. Celui du bureau d’à côté, celui avec lequel nous passons le plus clair de notre temps.

J’ai assisté à une formation action sur le coaching. Un moment fort riche et intéressant, un moment violent aussi…. où je me suis rendue compte que je n’étais pas forcément faite pour le collectif, pas tout de suite. Nous étions peu nombreuses mais je les ai toutes « reniflé ». La bonne élève, la rebelle, la chercheuse de détails, l’opportuniste. Et je n’ai pas eu envie.

Mon corps a fait des siennes, encore. Beaucoup, me laissant fatiguée, irritable, émotionnée…

J’ai cherché l’énergie d’écrire, de poser pour moi tout ce qui me pèse mais je n’ai pas pu. Pas plus ici qu’ailleurs. Mes démons, les plus anciens ne font que me poursuivre, sans que je ne parvienne à les faire disparaitre, ou les alléger.

Et puis la nature est partout, vivifiante, nourrissante…

Bel été 😉